Dixième nuit d'échanges de tirs entre les États-Unis et l'Iran : un pétrolier touché dans le détroit d'Ormuz, l'équipage abandonne le navire
Le Commandement central américain affirme avoir visé des centres de commandement et des sites de missiles iraniens, tandis que l'Iran a frappé des bases américaines au Koweït et à Bahreïn. Un pétrolier a été touché par un projectile non identifié au nord-est d'Oman, son équipage prenant place dans un canot de sauvetage.
Dixième nuit de frappes
Pour la dixième nuit consécutive depuis la déclaration de mort du cessez-le-feu, les forces américaines et iraniennes ont échangé des tirs dans la région du golfe Persique. Le Commandement central américain (CENTCOM) a déclaré avoir frappé des centres de commandement iraniens, des sites de lancement de missiles, des systèmes de défense aérienne et des cibles maritimes, visant à dégrader la capacité de l'Iran à attaquer le transport maritime commercial dans le détroit d'Ormuz. Les médias d'État iraniens ont fait état d'explosions près d'Abdanan, dans le sud-ouest de l'Iran, où le gouverneur de la province a indiqué qu'il n'y avait pas de victimes ; l'étendue des dégâts n'a pas été divulguée. Plus à l'intérieur des terres, des médias iraniens ont également signalé des frappes près de Tabriz, site d'une base de missiles souterraine, et de Bouchehr, où se trouve le seul réacteur nucléaire civil en activité de l'Iran.
L'Iran a riposté en ciblant des bases américaines au Koweït et à Bahreïn, selon l'agence de presse d'État IRNA. Au Koweït, des installations radar, des satellites et des systèmes de missiles sur une base militaire américaine auraient été touchés. Les Gardiens de la révolution iraniens ont affirmé avoir arrêté deux autres pétroliers, sans fournir de détails.
Pétrolier touché et équipage évacué
L'agence britannique pour le commerce maritime (UKMTO) a reçu un rapport faisant état d'un pétrolier touché par un projectile non identifié et en feu. Le navire se trouvait à environ 15 kilomètres au nord-est de Limah, à Oman. L'équipage a abandonné le navire et a pris place dans un canot de sauvetage, a indiqué l'UKMTO, ajoutant qu'elle enquêtait sur l'incident. La veille, un autre navire avait pris feu dans la même zone ; l'UKMTO soupçonne une attaque mais n'en a pas déterminé la cause.
Le transit des navires commerciaux à travers ce corridor maritime international vital se poursuit sans relâche. Depuis début mai, les forces du CENTCOM ont facilité le passage d'environ 900 navires marchands et de 450 millions de barils de pétrole brut.
Effondrement du cessez-le-feu
Le mois dernier, l'Iran et les États-Unis ont signé une déclaration d'intention pour un cessez-le-feu immédiat et la restauration de la navigation dans le détroit d'Ormuz, avec des négociations pour un accord de paix devant suivre dans les 60 jours. La trêve n'a jamais pris effet. L'Iran a suspendu la déclaration samedi 18 juillet, tandis que le président Trump l'avait déjà fait plus tôt ce mois-ci lors du sommet de l'OTAN à Ankara. Les États-Unis disent vouloir reprendre les pourparlers, mais pour l'instant, les deux camps répondent aux attaques par d'autres attaques.
Détroit d'Ormuz : ouvert ou fermé ?
Le CENTCOM insiste sur le fait que le détroit reste ouvert, citant les 900 navires et 450 millions de barils qui, selon lui, sont passés depuis début mai. Mais NOS rapporte que l'Iran bloque presque complètement la navigation depuis le début de la guerre en février, et que les États-Unis empêchent les navires d'atteindre les ports iraniens pour empêcher les exportations de pétrole. Normalement, environ un cinquième du commerce pétrolier mondial transite par le détroit.
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- Dixième nuit consécutive de frappes américano-iraniennes ; un pétrolier touché près de Limah, à Oman
Quelle est la suite ?
Les États-Unis ont déclaré vouloir à nouveau négocier, mais aucune nouvelle initiative diplomatique n'a été annoncée. Alors que les deux camps poursuivent les frappes nocturnes et que l'incident du pétrolier souligne les risques pour le transport maritime commercial, la perspective d'un cessez-le-feu à court terme semble faible.


