Des campements de protestation dans plusieurs villes
Des étudiants ont installé des tentes rue piétonne Agias Sofias, à Thessalonique, le mardi 20 octobre, pour protester symboliquement contre le coût du logement et le sous-financement des universités. Selon des médias locaux, une quinzaine de tentes étaient dressées en début de soirée et leur nombre devait augmenter avant la nuit. Des étudiants ont également installé des campements à Ioannina, devant le bâtiment de la région de l'Épire, et à Patras. À Athènes, des étudiants ont planté des tentes sur la place Syntagma, où un concert était prévu dans la soirée.
Les revendications des étudiants
Les syndicats étudiants de Thessalonique réclament le relèvement de l'allocation logement à 500 euros, un plafonnement des loyers, de nouvelles résidences universitaires et la rénovation de celles qui existent. Ils demandent aussi des repas et des manuels gratuits pour tous les étudiants, une inspection immédiate de la sécurité sismique de tous les bâtiments de l'université Aristote de Thessalonique et une hausse du financement public régulier des universités. Un appel distinct à Athènes ajoute un plafonnement des prix de l'électricité et du carburant.
Voix du campus
Tasos Metzanidis, vice-président de l'association étudiante du département de philosophie et de pédagogie de l'université Aristote, a déclaré que les étudiants descendaient à nouveau dans la rue contre des années de sous-financement. Il a indiqué que les bâtiments de l'université n'avaient pas été contrôlés pour la sécurité sismique depuis plus de 25 ans et qu'un étudiant sur deux était contraint d'étudier dans des conditions difficiles ou d'abandonner ses études. Il a lié la protestation aux dépenses de l'État, affirmant que le gouvernement avait de l'argent pour l'équipement militaire et l'OTAN, mais pas pour les besoins des étudiants.
« Nous disons stop. Le gouvernement et les autres partis au pouvoir doivent maintenant répondre aux revendications légitimes des étudiants. »
Une porte-parole d'une association étudiante du département de pédagogie a déclaré que de nombreux étudiants ne peuvent pas s'installer dans la ville où ils étudient. Elle a décrit des étudiants qui font chaque jour la navette depuis Kilkis et Katerini, faute de pouvoir louer un logement à Thessalonique.
Des grèves plus larges dans l'éducation
Les syndicats d'enseignants et de la fonction publique se sont joints au mouvement. Le syndicat enseignant DOE a appelé à une grève nationale de 24 heures, et le syndicat des enseignants du secondaire OLME à des arrêts de travail que les sections locales transforment en grèves de 24 heures. L'ADEDY a appelé à un arrêt de travail de trois heures pour les agents publics. Le maire d'Athènes, Haris Doukas, a visité le campement de Syntagma et déclaré que la ville se tenait aux côtés des élèves et des enseignants pour défendre le droit d'apprendre.
« Nous sommes aux côtés de la communauté étudiante et des enseignants, parce que nous défendons le droit d'apprendre. »
Le rassemblement de mercredi
Le principal rassemblement pour l'éducation est prévu mercredi 21 octobre. Il débute à 11h30 ou 11h00 à la statue de Venizélos, à Thessalonique, selon les sources, et à 12h00 aux Propylées, à Athènes. Les étudiants d'Athènes prévoyaient de passer la nuit sous tente à Syntagma et de rejoindre élèves, enseignants et parents au rassemblement le lendemain.