
Des députés britanniques demandent au ministère de la Défense d'interdire les bonnets en peau d'ours pour la Garde royale
Un groupe transpartisan de 18 députés et d'un membre de la Chambre des lords a demandé au ministre de la Défense, Luke Pollard, de remplacer la fourrure d'ours noir canadien par des matériaux synthétiques dans la coiffure cérémonielle de la Garde du roi.
Pression transpartisane pour des alternatives synthétiques
Un groupe de 18 députés et d'un membre de la Chambre des lords a adressé une lettre officielle au ministre de la Défense, Luke Pollard, demandant la fin de l'utilisation de la vraie fourrure d'ours pour les uniformes cérémoniels de la Garde du roi. Les signataires transpartisans, comprenant des représentants du Parti travailliste, des Libéraux-démocrates et du Parti vert, ont fait valoir que la poursuite de cette tradition séculaire est impossible à justifier au regard des normes contemporaines de bien-être animal. Les hauts bonnets noirs distinctifs sont un symbole internationalement reconnu du palais de Buckingham et sont portés par les soldats des cinq régiments de la Garde à pied : les Grenadier Guards, les Coldstream Guards, les Scots Guards, les Irish Guards et les Welsh Guards. Les parlementaires ont demandé au ministère de la Défense de suspendre toutes les commandes en cours de nouvelles peaux tout en collaborant directement avec les fabricants textiles pour créer des substituts synthétiques.
Pratiques de chasse et chiffres d'approvisionnement
Les peaux utilisées pour produire la coiffure de 45 centimètres de haut sont importées de l'abattage légal d'ours noirs au Canada. L'organisation de défense des animaux PETA UK, qui a fait campagne aux côtés des parlementaires, a diffusé des enquêtes vidéo clandestines documentant les méthodes employées par les chasseurs canadiens. Les images montraient des chasseurs plaçant des appâts sucrés pour attirer les ours avant de les abattre avec des armes à feu et des arbalètes. Les militants ont souligné que la préparation d'un seul bonnet cérémoniel nécessite la peau d'au moins un ours, laissant les oursons dépendants orphelins dans la nature après les expéditions de chasse.
Le ministère de la Défense doit d'urgence consacrer ses ressources à la recherche d'une fausse fourrure et mettre fin au soutien du Royaume-Uni à l'abattage de la faune sauvage à l'étranger.
Dépenses et longévité des uniformes
Les données d'approvisionnement publiées en vertu de la législation sur la liberté d'information montrent que le ministère de la Défense a acheté 526 bonnets en peau d'ours entre 2017 et 2024, entraînant des dépenses de plus de 1,3 million de dollars. Un seul bonnet en peau d'ours a un coût unitaire d'environ 2 460 £ (environ 2 800 €). Les totaux annuels d'approvisionnement ont montré de fortes variations, les registres officiels notant que 22 bonnets ont été achetés en 2024 avant que la demande n'augmente à 96 bonnets commandés en 2025.
- 2024
- 22 bonnets
- 2025
- 96 bonnets
Les coiffures cérémonielles remontent au début du XIXe siècle, lorsque les armées ont introduit de hautes structures en osier recouvertes de fourrure pour donner aux fantassins de première ligne une apparence plus grande et plus imposante pendant la bataille. Dans le service cérémoniel moderne, les soldats entretiennent leurs bonnets attribués par un nettoyage à la vapeur régulier, un brossage vigoureux et des shampooings spécialisés, permettant à un seul bonnet en peau d'ours bien entretenu de rester en rotation continue pendant plus de 40 ans.
Normes de test et essais gouvernementaux
En réponse à la lettre parlementaire, un porte-parole du ministère de la Défense a déclaré que les forces armées soutiennent la transition vers des matériaux synthétiques si une alternative répond aux spécifications militaires strictes. Le département a expliqué que toute fourrure synthétique potentielle doit passer cinq essais rigoureux en laboratoire et sur le terrain, évaluant la pénétration de l'eau, la résistance à l'eau, la qualité esthétique, la vitesse de séchage et la durabilité. Les cycles d'évaluation précédents menés sous l'ancien gouvernement conservateur ont examiné plusieurs tissus artificiels mais ont conclu qu'aucun ne répondait aux normes opérationnelles nécessaires pour résister aux fortes précipitations britanniques lors des missions en extérieur au palais.
- Introduction des bonnets en peau d'ours sur armature en osier pour donner aux fantassins une apparence plus grande sur les champs de bataille
- Le ministère de la Défense achète 526 bonnets en peau d'ours pour plus de 1,3 million de dollars
- L'armée britannique commande 22 bonnets en peau d'ours, selon les données de PETA
- L'armée britannique commande 96 bonnets en peau d'ours
- Des parlementaires transpartisans envoient une lettre au ministre de la Défense, Luke Pollard, demandant des alternatives synthétiques


