
La Belgique rejette la demande d'asile de Fouad Belkacem, fondateur de Sharia4Belgium
Les autorités belges ont rejeté la demande d'asile de l'ancien chef de Sharia4Belgium, Fouad Belkacem, ouvrant la voie à une possible extradition vers le Maroc à la fin de sa peine de prison l'an prochain.
Demande d'asile rejetée par les autorités belges
Le Commissariat général aux réfugiés et aux apatrides (CGRA) a formellement rejeté la demande d'asile déposée par Fouad Belkacem. Belkacem est l'ancien chef et fondateur du groupe terroriste Sharia4Belgium. La ministre belge de l'Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt, a confirmé la décision administrative le vendredi 2 octobre 2026, dans des déclarations à l'agence Belga. Membre de la Nouvelle Alliance flamande (N-VA), elle a indiqué que l'autorité migratoire ne voyait ni objection ni obstacle à son retour au Maroc. La décision établit que Belkacem ne remplit pas les critères nécessaires pour bénéficier d'une protection internationale sur le territoire belge.
Arrestation et condamnation du chef de Sharia4Belgium
Belkacem est né dans la commune de Rumst, en Belgique. Sa détention a commencé après son arrestation par la police judiciaire fédérale d'Anvers, le 16 avril 2013, à son domicile de Boom. En 2015, un tribunal belge l'a condamné à 12 ans de prison pour son rôle dans la création et la direction du groupe terroriste Sharia4Belgium. Dans le cadre de ce jugement, les autorités belges l'ont déchu de sa nationalité belge. En tenant compte de sa détention préventive et de l'ensemble de ses peines, sa durée totale de détention atteint 15 ans. Sa peine de prison doit s'achever l'an prochain, ce qui a déclenché l'examen administratif de son statut juridique.
- La police judiciaire fédérale d'Anvers arrête Belkacem à son domicile de Boom.
- Un tribunal belge condamne Belkacem à 12 ans de prison et le déchoit de sa nationalité belge.
- L'agence belge pour l'asile, le CGRA, rejette la demande d'asile de Belkacem.
- Belkacem doit achever sa peine de 15 ans de détention.
Arguments familiaux et cadre de l'expulsion
Sa nationalité belge ayant été retirée au moment de sa condamnation, Belkacem est passible d'une extradition vers le Maroc, dont il détient la nationalité. Pour tenter d'éviter l'expulsion et de rester en Belgique après sa sortie de prison, Belkacem a déposé une demande d'asile formelle auprès du CGRA. Dans son dossier, il invoque ses liens anciens avec le pays, soulignant qu'il a une épouse belge et trois enfants résidant en Belgique. Le CGRA a examiné les éléments du dossier et conclu que ces circonstances familiales ne lui ouvrent pas droit au statut de réfugié. Les autorités migratoires ont déterminé qu'aucun obstacle juridique ne s'oppose à son retour au Maroc.
Voies de recours et calendrier de libération
Belkacem a été notifié du refus du CGRA alors qu'il se trouvait dans sa cellule. Cette décision administrative ne clôt pas encore la procédure juridique encadrant son éloignement. Belkacem a le droit de contester la décision en introduisant un recours devant le Conseil du contentieux des étrangers (CCE). S'il choisit de contester, la procédure d'expulsion restera suspendue pendant que l'instance judiciaire examine la légalité du refus. Jusqu'à la fin officielle de sa peine l'an prochain, Belkacem restera incarcéré sous la supervision du système pénitentiaire belge.


