L'Iran ouvre le deuil national pour l'ayatollah Khamenei, tué il y a quatre mois dans une frappe israélienne
Plus de quatre mois après sa mort dans une frappe aérienne israélienne, l'Iran a entamé les cérémonies funéraires publiques pour le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, avec des millions de personnes attendues.
Les cérémonies débutent à Téhéran
Le deuil public pour l'ayatollah Ali Khamenei a commencé à la grande mosquée Mosalla de Téhéran, où son cercueil a été exposé. La télévision d'État a montré des foules se rassemblant depuis l'aube. Le corps restera dans la capitale pendant trois jours avant d'être transféré dans la ville sainte de Qom, puis en Irak pour d'autres rites. L'enterrement est prévu jeudi dans sa ville natale de Machhad.
- Khamenei tué dans une frappe aérienne israélienne sur son bureau à Téhéran
- Son fils Mojtaba nommé nouveau guide suprême
- Début du cessez-le-feu après cinq semaines de guerre américano-israélienne contre l'Iran
- Début des cérémonies de deuil public à Téhéran
- Enterrement prévu à Machhad
Mesures de sécurité et avertissements
Les autorités se préparent à des millions de personnes en deuil. Plus de 65 000 agents de sécurité seront déployés dans les grandes villes, et 200 000 autres dans les provinces, selon l'agence de presse d'État Irna. L'Iran fermera son espace aérien à partir de lundi pour plusieurs jours. Les Gardiens de la révolution ont lancé un avertissement sévère contre toute escalade militaire.
Toute erreur de calcul se heurtera à une réponse décisive et encore plus dure que jamais, une réponse qui sera à jamais consignée dans leur histoire de honte.
- Grandes villes
- 65000 personnel
- Provinces
- 200000 personnel
Un sentiment public divisé
Alors que l'État se prépare à une participation massive, de nombreux Iraniens considèrent les cérémonies avec indifférence ou rejet. Plus tôt cette année, des milliers de manifestants ont été tués lors de protestations contre la ligne autoritaire du régime et la grave crise économique. Ces manifestations avaient contesté le pouvoir de Khamenei, les foules scandant « Mort au dictateur ».
Le règne impitoyable de Khamenei
En tant que guide suprême, Khamenei détenait l'autorité ultime sur toutes les affaires de l'État, le président et le gouvernement lui étant subordonnés. Il était également la plus haute autorité religieuse de la République islamique. Sous sa direction, les Gardiens de la révolution sont devenus la force militaire dominante et ont étendu l'influence régionale de l'Iran, bien que le pays ait été considérablement affaibli ces dernières années. Il ne tolérait aucune critique et régnait avec une dureté absolue.
Une succession entachée d'incertitude
Le fils de Khamenei, Mojtaba, a été nommé nouveau guide suprême une semaine après la mort de son père début mars, mais il n'est pas réapparu en public depuis. La télévision d'État l'a qualifié d'« invalide de guerre » sans fournir de détails, alimentant les spéculations sur de graves blessures. On ne sait pas encore s'il assistera à l'enterrement à Machhad.


