
L'adhésion automatique à la retraite complémentaire pour les nouveaux embauchés en Italie démarre le 1er juillet, mais la préparation est en retard
À partir du 1er juillet, tout nouveau salarié du secteur privé en Italie sera automatiquement inscrit dans un fonds de retraite complémentaire, avec une fenêtre de 60 jours pour se désengager. La réforme, approuvée dans le budget 2026, vise à augmenter la couverture retraite au-delà des 39,9 % actuels de la population active.
L'adhésion automatique immédiate remplace l'ancien système du silence-accord
Dans l'ancien système, le silence du nouvel embauché pendant six mois déclenchait l'adhésion au fonds complémentaire. À partir du 1er juillet, l'adhésion est immédiate dès le premier jour d'emploi, avec une fenêtre de 60 jours pour se désengager. Le TFR (indemnité de fin de contrat) et les cotisations employeur et salarié seront versés dans le fonds, sauf refus explicite du travailleur. Si le salaire brut annuel du travailleur est inférieur à l'allocation sociale (546,24 € par mois pendant 13 mois en 2026), la cotisation salariale n'est pas obligatoire. Le choix du fonds est déterminé par la convention collective ; à défaut, le fonds des métallurgistes Cometa devient le fonds par défaut. Les sommes ne seront plus placées dans un compartiment garanti mais dans des parcours d'investissement en fonction de l'âge et de l'horizon de retraite du travailleur.
La mesure vise à augmenter la couverture des 39,9 % actuels (10,5 millions d'inscrits) et devrait générer environ 100 000 adhésions supplémentaires par an, selon la Cour des comptes italienne.
Qui est couvert, et qui ne l'est pas
La réforme s'applique à tous les nouveaux contrats de travail du secteur privé à partir du 1er juillet, y compris les travailleurs qui avaient déjà une position de retraite et changent d'emploi après cette date. Sont exclus les travailleurs domestiques, les fonctionnaires (qui restent sous le régime public séparé) et les contrats de moins de 60 jours. Les personnes ayant entièrement racheté leur position de retraite ne sont pas non plus soumises à l'adhésion automatique. Les travailleurs déjà employés avant le 1er juillet ne sont pas automatiquement transférés, mais les employeurs doivent les informer des conventions collectives et des choix antérieurs lorsqu'ils commencent un nouvel emploi.
Goulots d'étranglement dans la mise en œuvre et allégement transitoire
L'autorité de régulation Covip n'a publié les directives d'information aux employeurs que le 19 juin et les lignes directrices sur les parcours d'investissement en fonction de l'âge le 23 juin. En conséquence, la plupart des fonds de pension n'étaient pas prêts pour le démarrage du 1er juillet. Covip a donc accordé une période transitoire de 12 mois pour que les fonds adaptent leurs parcours d'investissement, avec une échéance au 30 juin 2027. De nouvelles options de rente flexibles, rentes temporaires, paiements échelonnés et versements combinés capital puis rente, ont été introduites, mais les instructions détaillées de Covip sont arrivées le 25 juin, avec un régime transitoire jusqu'au 31 décembre 2026. L'ensemble du système entre donc dans une phase de mise en œuvre progressive plutôt qu'un lancement immédiat.
- Début de l'adhésion automatique à la retraite pour les nouveaux embauchés du secteur privé ; fenêtre de 60 jours pour se désengager.
- La portabilité des cotisations employeur vers les fonds ouverts et les PIP devient effective.
- Fin de la période transitoire pour les nouvelles options de rente flexibles.
- Date limite pour l'adaptation des fonds de pension aux parcours d'investissement en fonction de l'âge.
La question de la portabilité et l'opposition syndicale
À partir du 31 octobre 2026, la portabilité des cotisations employeur doit entrer en vigueur, permettant aux travailleurs qui quittent un fonds conventionnel pour un fonds ouvert ou un plan d'épargne retraite individuel (PIP) d'emporter la part de l'employeur avec eux. Un avis commun récent entre les associations d'employeurs et les syndicats sape effectivement cette mesure, en traitant la cotisation employeur comme faisant partie de la rémunération globale uniquement au sein du fonds sectoriel. Parallèlement, la pression monte sur le gouvernement pour reporter la date du 1er juillet afin de permettre des ajustements supplémentaires.

