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La Coupe du monde 2026 s'ouvre avec une empreinte carbone record, des barrières de visa et un bouleversement du format dans trois pays hôtes

La Coupe du monde de la FIFA 2026 débute jeudi aux États-Unis, au Mexique et au Canada, élargie à 48 équipes et 39 jours, mais elle suscite déjà de vives critiques pour son coût environnemental, ses politiques d'entrée restrictives et ses excès commerciaux.

La 23e Coupe du monde de la FIFA débute le 11 juin 2026, répartie pour la première fois sur trois pays hôtes. Le tournoi est passé à 48 équipes et durera 39 jours, une ampleur qui a déclenché un débat intense avant même qu'un ballon n'ait été frappé.

Une empreinte carbone record

L'événement devrait générer environ 9 millions de tonnes de CO₂, soit environ le double des émissions de la Coupe du monde 2022 au Qatar. Le transport représente environ 85 % de ce total, les équipes et les supporters volant entre des sites dispersés de Boston à Vancouver et de Toronto à Mexico.

La FIFA prend une direction qui augmente inévitablement l'empreinte carbone des événements. Nous nous dirigeons vers un gigantisme et un volume de déplacements de spectateurs et d'équipes qui est le contraire de ce que nous devrions faire pour maintenir un climat vivable sur la planète.

Cette estimation exclut ce que RFI appelle les « coûts cachés » du tournoi : les marchandises, la surconsommation liée à la publicité et l'écosystème de parrainage qui entoure la compétition.

Barrières de visa et de billetterie

Les supporters sont confrontés à ce que le directeur général de Football Supporters Europe, Ronan Evain, décrit comme un « saut dans l'inconnu ». Des prix de billets élevés, des visas coûteux et des frais d'hébergement ont rendu le tournoi inaccessible pour beaucoup. Evain note que « la moitié de la planète ne peut pas entrer aux États-Unis pour des raisons financières ou de sécurité ».

C'est une Coupe du monde sans règles, sans précédent et inimaginable. La FIFA a largement perdu le contrôle de son tournoi. Elle n'est actuellement pas en mesure de savoir comment les choses vont se dérouler.

Il cite un incident récent où la FIFA a interdit les bouteilles d'eau dans les stades, puis a annulé la décision dans les 36 heures après des pressions publiques et politiques, comme symbole de l'improvisation.

Contexte autoritaire

Mediapart rapporte que la posture autoritaire et discriminatoire des États-Unis de Donald Trump est déjà visible à la veille du tournoi. Un arbitre expulsé, une équipe fouillée et des joueurs interrogés sont cités comme exemples du climat entourant l'événement, avec la complicité de la FIFA.

Lukas Aubin, spécialiste de la géopolitique du sport à l'IRIS, établit un parallèle entre la « dérive fasciste » de Trump et l'utilisation du sport par les régimes autoritaires historiques, tout en notant que les boycotts modernes ont été remplacés par des messages politiques sur place. L'Iran a menacé de boycotter le tournoi en mars lors de son conflit avec les États-Unis avant de faire marche arrière.

Transformation du format et du commerce

Le tournoi introduit des pauses de refroidissement aux 23e et 68e minutes, divisant les matchs en quatre périodes d'environ vingt minutes chacune. BFMTV retrace le coût pour un supporter suivant son équipe tout au long de la compétition, qualifiant la facture d'« exorbitante » et décrivant la FIFA sous Gianni Infantino comme une « machine à cash » fonctionnant principalement pour son propre bénéfice.

Nous restons dans un modèle de gouvernance très vertical, avec un président qui fait à peu près ce qu'il veut, avec les mains très libres même vis-à-vis de son propre conseil, quitte à prendre des décisions qui n'ont aucun sens.

Les Echos note que des équipes comme la Jordanie, le Cap-Vert et Curaçao participent pour la première fois, un produit du format élargi qu'Infantino a défendu.

Déficit de responsabilité environnementale

Le Soir souligne que l'annonce de durabilité de la FIFA ne tient pas compte des droits de parrainage, de publicité et de diffusion, qui ont tous un impact carbone considérable. RFI compare le tournoi aux SUV : plus il devient gros, plus il pollue. L'estimation de 9 millions de tonnes de CO₂ est comparée à un million de tours de la Terre en voiture.

Moments clés dans la préparation de la Coupe du monde 2026
  1. L'Iran menace de boycotter la Coupe du monde en raison du conflit avec les États-Unis, puis revient sur sa décision.
  2. La FIFA interdit les bouteilles d'eau dans les stades, puis annule la décision dans les 36 heures après des pressions publiques et politiques.
  3. Mediapart rapporte un arbitre expulsé, une équipe fouillée et des joueurs interrogés à la veille du tournoi.
  4. Le match d'ouverture de la Coupe du monde de la FIFA 2026 débute à Mexico.

Expérience des supporters sous tension

Evain prévient que des questions de base restent sans réponse à quelques heures du coup d'envoi : si les drapeaux du Groenland, d'Haïti ou les symboles LGBTQ seront autorisés, ou si les casquettes MAGA et les drapeaux Trump seront admis dans les stades. Les règles fluctuantes, selon lui, sont devenues une stratégie délibérée de la FIFA plutôt qu'un échec logistique.

Mexico · Vancouver · Boston

8 sources

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