
Un tribunal allemand condamne un homme de 22 ans à près de 11 ans de prison pour un coup de couteau mortel dans une discothèque à Trittau
Le tribunal régional de Lübeck a reconnu un homme de 22 ans coupable d'homicide involontaire pour une attaque au couteau qui a tué un jeune de 21 ans lors d'une bagarre de 28 secondes dans une discothèque du Schleswig-Holstein en avril 2025.
Les faits
Aux premières heures du 13 avril 2025, une altercation a éclaté entre deux groupes dans une discothèque de Trittau, dans l'arrondissement de Stormarn (Schleswig-Holstein). La confrontation, que la présidente du tribunal a décrite comme n'ayant duré que 28 secondes, a impliqué des coups de poing, des verres et des bouteilles lancés. Pendant la mêlée, le prévenu a sorti un couteau à un seul tranchant qu'il avait emprunté à un ami plus tôt et a frappé un homme de 21 ans entre les côtes avec force. La victime a subi une blessure au poumon et est morte sur place.
Quiconque poignarde quelqu'un dans le haut du corps de cette manière et avec cette force accepte volontairement sa mort.
Mobile et fuite
Le prévenu s'était rendu de Hambourg à la discothèque pour faire la fête avec des amis. Il a reçu un appel téléphonique de sa petite amie signalant du harcèlement, et le tribunal a identifié la vengeance comme mobile après qu'elle a été projetée au sol lors de la bagarre. La juge Brunkow a noté qu'il n'y avait aucune menace concrète contre le prévenu lui-même. Après le coup de couteau, le groupe a agi calmement : ils ont attendu que tout le monde ait payé, ont organisé un trajet avec des connaissances et ont fait sortir le couteau de la discothèque en le dissimulant dans une veste qu'ils ont drapée sur une amie qui ne se doutait de rien.
C'est plutôt exactement ce qui se produit quand on porte un couteau.
Le verdict
Le 10 juin 2026, le tribunal régional de Lübeck a condamné le jeune de 22 ans à dix ans et neuf mois de prison pour homicide involontaire. La peine a dépassé la demande du parquet, qui était de neuf ans et huit mois, mais est inférieure aux 12 ans requis par la partie civile. La défense avait plaidé l'acquittement, arguant que l'identité de l'auteur n'était pas prouvée, mais la chambre a estimé que les images de vidéosurveillance de la discothèque et les preuves médico-légales excluaient tout autre suspect.
Critique du tribunal
La juge Brunkow a vivement critiqué les autres membres du groupe du prévenu, qui ont présenté des pertes de mémoire et ont menti devant le tribunal pour l'exonérer. Elle a également noté que le prévenu n'avait montré aucun remords et que son récit était peu plausible au vu des témoignages, des enregistrements vidéo et des constatations médico-légales. Le verdict n'est pas encore définitif et peut faire l'objet d'un appel.


