
Cornell lance un audit externe et une refonte des fraternités après une plainte pour agression sexuelle en 2024
Le président de l'université Cornell, Michael Kotlikoff, a annoncé qu'un cabinet d'avocats externe examinerait la réponse de l'établissement à une agression sexuelle collective présumée survenue en 2024 à la fraternité Chi Phi, alors que le parquet local rouvre une enquête pénale.
Audit externe et réaction de la direction
Le président de l'université Cornell, Michael Kotlikoff, a annoncé un audit indépendant sur la gestion par l'établissement d'un signalement d'agression sexuelle d'octobre 2024 impliquant sept membres d'une fraternité. Dans une allocution vidéo de huit minutes publiée sur le site de l'université, Michael Kotlikoff a confirmé qu'un cabinet d'avocats externe évaluerait la réponse institutionnelle à l'incident. Cette annonce intervient après un examen approfondi déclenché par la plainte au civil déposée en septembre 2026 par une ancienne étudiante, désignée dans les documents judiciaires sous le nom de Jane Doe, contre l'université, sept membres de la fraternité et d'autres personnes. La couverture de cette plainte, initialement publiée par le journal étudiant de Cornell, a porté au niveau national l'affaire surnommée les « Cornell 7 ». Michael Kotlikoff a reconnu des lacunes administratives dans la communication, indiquant que la gestion du dossier avait suscité une méfiance généralisée sur le campus d'Ithaca.
Je me félicite de l'évaluation indépendante que mènera un cabinet d'avocats externe sur la manière dont Cornell a traité l'affaire de 2024.
- Une étudiante de 20 ans aurait été agressée à la maison de la fraternité Chi Phi.
- L'étudiante signale l'agression à la police de l'université Cornell.
- Les premières investigations se closent sans poursuites pénales, tandis que Cornell interdit Chi Phi.
- Jane Doe dépose une plainte au civil contre l'université Cornell et sept membres de la fraternité.
- La gouverneure de New York, Kathy Hochul, ordonne un examen par l'État.
- Le président Michael Kotlikoff annonce un audit externe et une évaluation de la politique des fraternités.
Plainte au civil et sanctions disciplinaires internes
La plainte au civil détaille les accusations d'une étudiante de 20 ans qui affirme avoir subi une agression de sept heures à la maison de la fraternité Chi Phi. Les documents judiciaires indiquent que l'étudiante est arrivée ivre à la fraternité et avait d'abord consommé des substances avant d'être poussée à sniffer de la kétamine, ce qui l'a laissée incapable de résister. Deux semaines après les faits, l'étudiante a signalé l'agression au service de police de l'université Cornell. Cornell a ensuite mené une enquête interne, interdit le chapitre Chi Phi sur le campus, suspendu deux étudiants et imposé à cinq autres des sanctions autres qu'une suspension, notamment des devoirs écrits. La plaignante soutient que Cornell ne l'a pas protégée et a infligé des sanctions insuffisantes aux auteurs, tandis que les sept hommes nient toute faute.
- Suspensions
- 2 étudiants
- Devoirs écrits et autres sanctions
- 5 étudiants
Examen des procédures judiciaires et policières
La procédure de 2024 s'est achevée sans poursuites pénales, ce qui a suscité des critiques envers les forces de l'ordre locales et les décisions du parquet. Le procureur du comté de Tompkins, Matthew Van Houten, a déclaré que le rapport de police initial n'indiquait pas que la plaignante avait été droguée à son insu ou rendue incapable de résister. Toutefois, les documents du dossier montrent que les autorités n'ont pas mené d'entretiens de suivi avec l'étudiante ni fourni de ressources d'aide aux victimes. Après le dépôt de la plainte au civil en septembre 2026 et la divulgation d'éléments supplémentaires, Matthew Van Houten a rouvert l'enquête pénale. Jeudi, la gouverneure de New York, Kathy Hochul, est intervenue en demandant aux autorités judiciaires de l'État d'examiner l'affaire.
Évaluation de la vie étudiante et culture du campus
Parallèlement aux enquêtes judiciaires, Cornell a lancé un réexamen systématique de toutes les fraternités et sororités présentes au sein de la communauté universitaire. Michael Kotlikoff a indiqué que l'université recueillerait les contributions des étudiants, des anciens et du corps enseignant afin d'établir des protocoles de responsabilité, de transparence et de sécurité pour les organisations de la vie étudiante. Les organisations de prévention des violences sexuelles rappellent que la rentrée universitaire constitue une période à haut risque, souvent désignée comme la « zone rouge » durant les six à dix premières semaines de cours. Michael Kotlikoff a souligné que les services de soutien adaptés aux traumatismes et le respect des procédures régulières devaient guider les enquêtes institutionnelles à l'avenir, la responsabilité individuelle ne pouvant être diluée par l'appartenance à un groupe.
L'appartenance à un groupe ne peut jamais atténuer la responsabilité individuelle.

