
Le PNL tiendra un nouveau congrès en août-septembre après la suspension des décisions de juin par le Tribunal de Bucarest
Le Parti national libéral (PNL) convoquera un nouveau congrès en août ou septembre après que le Tribunal de Bucarest a provisoirement suspendu les modifications statutaires et l'élection de la direction approuvées lors de son congrès du 21 juin.
Le tribunal suspend les décisions du congrès de juin
Le Tribunal de Bucarest a suspendu les décisions adoptées lors du congrès extraordinaire du PNL du 21 juin 2026, où le parti avait modifié ses statuts et élu une nouvelle direction. Les décisions étant provisoirement suspendues, le PNL continuera de fonctionner sous les statuts adoptés en juillet 2025. La direction du parti a tenu une réunion informelle le jeudi 9 juillet et a ensuite déclaré qu'à son avis, les décisions du congrès respectaient pleinement l'esprit et la lettre de la loi.
Un nouveau congrès prévu pour août-septembre
Daniel Fenechiu, le chef des sénateurs du PNL, a déclaré dans un entretien à RFI le 10 juillet que le parti peut « aller de l'avant » et convoquera un nouveau Conseil national et un nouveau Congrès. Il a affirmé disposer déjà de la majorité nécessaire au Bureau politique national pour ce faire.
Il y a la majorité nécessaire dans l'instance décisionnelle qu'est le Bureau politique national et, certainement dans un avenir proche, un autre Conseil national et un autre Congrès seront organisés, un autre Statut sera adopté, qui aura probablement les mêmes dispositions que celui-ci, mais qui ne sera pas aussi facilement vulnérable par des recours judiciaires.
Fenechiu a estimé que le nouveau congrès pourrait avoir lieu en août ou septembre, mais qu'il pourrait être organisé plus tôt si les circonstances l'exigeaient. Il a ajouté que le tenir une seconde fois éviterait les pressions et permettrait au parti d'avancer.
Mon estimation est que ce sera quelque part en août ou septembre. C'est mon estimation, mais il pourrait, si les choses exigent de l'urgence, être organisé encore plus tôt.
- Le congrès extraordinaire adopte de nouveaux statuts et élit une nouvelle direction.
- Le Tribunal de Bucarest suspend les décisions du congrès.
- Daniel Fenechiu annonce les plans pour un nouveau congrès.
- Date prévue pour le nouveau congrès du PNL et l'adoption des statuts.
Le parti n'attendra pas la décision judiciaire définitive
Une affaire au fond et un appel en Roumanie peuvent durer entre huit et dix mois, et peuvent s'étendre sur 1,5 à 2 ans ou plus, a déclaré Fenechiu. Il a estimé qu'il serait peu pratique d'attendre un jugement définitif. La voie pragmatique pour le parti, a-t-il expliqué, est de prendre des décisions au sein de ses instances statutaires pendant que le processus judiciaire suit son cours.
Je pense que la solution pragmatique sera de prendre des décisions dans notre instance statutaire et de laisser la partie judiciaire suivre son cours, d'essayer de démontrer en justice que ceux qui contestent les décisions n'ont aucun fondement juridique et que les tribunaux qui ont rendu les ordonnances de suspension ont, à notre avis, mal appliqué la loi.
Le PNL soutiendra devant les tribunaux que les contestataires manquent de base légale et que la suspension constitue une application erronée de la loi.
Négociations gouvernementales parallèles
Lors du même entretien, Fenechiu a également abordé le contexte politique plus large. Il a noté que le chef du PNL, Ilie Bolojan, avait évoqué la possibilité d'un gouvernement d'armistice, avec des discussions prévues dans un format réunissant les quatre chefs de partis pro-européens qui formaient la coalition initiale. Le PNL, a-t-il dit, est ouvert à toute solution permettant à la Roumanie de gouverner et d'adopter des mesures urgentes. La semaine prochaine, une session parlementaire pourrait tenter d'adopter les six dernières lois requises pour le Plan national de relance et de résilience (PNRR), débloquant ainsi près de 5 milliards d'euros de fonds européens.
Prochaines étapes et orientation du parti
À l'issue de la réunion informelle, le PNL a annoncé qu'il analyserait les solutions pour maintenir l'orientation du parti conformément au vote massif de ses membres lors du congrès de juin. Avec la majorité nécessaire acquise au Bureau politique national, la direction s'active pour convoquer les nouvelles instances statutaires. Le message public du parti est que la suspension judiciaire ne modifie pas sa trajectoire.

