Gouvernement · Varsovie

La police polonaise encercle l'Académie de justice après que le ministre a destitué le recteur Sopiński

La police polonaise a encerclé l'Académie de justice (AWS) à Varsovie le 11 septembre 2026 après que le ministre de la Justice Waldemar Żurek a destitué le recteur Michał Sopiński et nommé Sławomir Cudak.

Texte IA fondé sur les articles de Wprost, Nasz Dziennik, Polska Agencja Prasowa SA et d’autres médias. Modifié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Varsovie · Pologne
Comment on en est arrivé là
  1. 9 sept.Le ministre de la Justice Waldemar Żurek destitue le recteur Michał Sopiński.
  2. 10 sept.Le ministère de la Justice confirme la destitution et désigne Sławomir Cudak comme responsable.
  3. 11 sept.La police encercle le bâtiment de l'AWS alors que Sopiński et les députés de l'opposition se voient refuser l'accès.

Tensions devant le campus de Varsovie

Des policiers ont encerclé le bâtiment de l'Académie de justice (AWS) à Varsovie le 11 septembre 2026, empêchant le recteur-commandant destitué Michał Sopiński et des députés de l'opposition d'y pénétrer. Sopiński est arrivé sur place dans la soirée après que le Dr hab. Sławomir Cudak, nommé par le ministère de la Justice, soit entré dans les lieux accompagné de policiers et d'agents du Service pénitentiaire. Des parlementaires de Droit et Justice (PiS), dont le chef du parti Jarosław Kaczyński, Sebastian Kaleta et Maria Kurowska, ont tenté de mener une intervention parlementaire mais ont été refoulés à l'entrée par des agents invoquant les ordres de l'administrateur. Kaleta a interrogé la police sur place concernant le commandant des opérations et le déploiement de dizaines de policiers, arguant que le fait de bloquer des agents publics constitue un crime. Sopiński a déclaré que le blocus policier avait empêché les examens de rattrapage prévus pour les étudiants et les élections complémentaires au Sénat de l'université.

« Il s'agit de cette Académie, mais d'autre part, une raison encore plus importante est probablement de mener une répétition générale avant une tentative de prise de contrôle du Tribunal constitutionnel. »

Jarosław Kaczyński, chef du parti Droit et Justice

Litige juridique et opposition présidentielle

La confrontation fait suite à la décision du ministre de la Justice Waldemar Żurek de destituer Sopiński et d'installer Cudak, mesure confirmée par le ministère le 10 septembre 2026. Zbigniew Bogucki, chef de la Chancellerie du président de la République de Pologne, a rencontré Sopiński vendredi et a qualifié l'intervention du gouvernement d'illégale. Bogucki a souligné qu'en vertu de l'article 439, paragraphe 7 de la loi sur l'enseignement supérieur et de l'article 66a de la loi sur le service pénitentiaire, le Sénat de l'université possède la compétence exclusive pour nommer et révoquer le recteur. Il a déclaré que le ministère avait agi sans notifier correctement la décision administrative à Sopiński et avait ignoré une injonction provisoire émise par le Tribunal constitutionnel le 27 mai 2026. La chancellerie présidentielle a noté que le Cabinet avait précédemment tenté de dissoudre l'académie par voie législative en 2025, ce que le président Andrzej Duda avait opposé son veto.

« Selon le droit universellement applicable, la compétence exclusive pour nommer et révoquer le recteur de l'Académie appartient au Sénat de l'université. »

Zbigniew Bogucki, chef de la Chancellerie du président de la République de Pologne

Remaniement de la direction et plaintes pénales mutuelles

À l'intérieur de l'institution, Cudak a publié un communiqué affirmant que les activités académiques, scientifiques et administratives se poursuivaient sans interruption. Il a procédé à des changements immédiats dans la direction, en destituant les vice-recteurs Iwona Lewandowska-Pierzynka et Mariusz Kuryłowicz et en nommant Jakub Czarkowski au poste de vice-recteur au développement. Cudak a également soumis un avis formel aux procureurs signalant d'éventuelles infractions pénales commises par les deux vice-recteurs sortants. Le ministre Żurek a partagé l'annonce de l'académie sur les réseaux sociaux avec le commentaire que la prise de contrôle était complète. En réponse, Sopiński a annoncé avoir lui-même déposé une plainte auprès des procureurs concernant l'entrave illégale à ses fonctions de recteur.

Réactions politiques et demandes parlementaires

La confrontation a suscité de vives critiques de la part des hommes politiques de l'opposition et des personnalités judiciaires. Le juge Piotr Schab a déclaré à la télévision que le déploiement de la police autour d'une institution académique était une usurpation illégale contredisant la décision du Tribunal constitutionnel de mai 2026 concernant l'article 432 de la loi sur l'enseignement supérieur. Le chef du club parlementaire PiS, Mariusz Błaszczak, a annoncé que son parti demanderait une réunion conjointe urgente des commissions de la Justice et des Affaires intérieures de la Diète pour la semaine suivante. Błaszczak a exigé que le ministre de la Justice et le ministre de l'Intérieur comparaissent devant les commissions pour expliquer qui avait autorisé l'intervention policière. Pendant ce temps, le ministre Żurek a donné au Sénat de l'AWS un délai de 14 jours pour soumettre un calendrier électoral afin de choisir un recteur permanent qui servira jusqu'en 2028.

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Sources et contexte

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