
George Clooney qualifie l'administration américaine de kakistocratie à l'ouverture du Festival de Venise
S'exprimant avant de recevoir un Lion d'or pour l'ensemble de sa carrière à la 83e Mostra de Venise, George Clooney a soutenu que les États-Unis surmonteront les difficultés politiques actuelles grâce aux prochaines élections.
Propos tenus à l'ouverture de la Mostra de Venise
Lors d'une conférence de presse précédant la soirée d'ouverture de la 83e Mostra internationale d'art cinématographique de Venise mercredi, l'acteur et réalisateur George Clooney a abordé le paysage politique des États-Unis. S'exprimant avant de recevoir le Lion d'or pour l'ensemble de sa carrière lors de la cérémonie d'ouverture du festival, l'acteur de 65 ans a qualifié l'administration fédérale du président Donald Trump de kakistocratie, qu'il a définie comme un gouvernement dirigé par les individus les moins qualifiés. Le terme a des racines dans le grec ancien, formé de kakos, signifiant mauvais, et kratos, signifiant pouvoir ou règle. Cette étiquette est apparue dans des discours politiques antérieurs, notamment dans une déclaration de 2018 de l'ancien directeur de la CIA John Brennan concernant l'administration Trump, ainsi que dans des recherches en management d'Isabelle Barth publiées en 2024. Clooney a déclaré que bien que le climat national actuel soit regrettable, il reste optimiste quant à la résilience du pays.
Je pense que nous vivons peut-être dans une kakistocratie en ce moment, mais nous nous en sortirons.
Parallèles historiques et calendrier électoral
Clooney a évoqué les crises nationales précédentes pour contextualiser le climat politique actuel, établissant des comparaisons spécifiques avec les événements de 1968. Il a noté qu'il était assez âgé pour se souvenir de cette période aux États-Unis, lorsque les villes à travers le pays ont connu une violence généralisée et des troubles civils après les assassinats de Martin Luther King et Robert Kennedy, tandis que des chars militaires entouraient le Capitole. Abordant la gouvernance actuelle, Clooney a exprimé son mécontentement face au discours public et à la conduite des dirigeants, citant un message en ligne du secrétaire à la Défense des États-Unis Pete Hegseth qui contenait des remarques désobligeantes à l'égard du personnel militaire canadien. Clooney a souligné que les prochaines élections offrent une correction institutionnelle, qualifiant les élections de mi-mandat de novembre de système vital de freins et contrepoids avant le cycle présidentiel de 2028.
Les élections de mi-mandat ont lieu en novembre, ce sera certainement un moment pour faire le point, et avec un peu de chance, en 2028 nous reviendrons à une certaine normalité.
- La 83e Mostra de Venise s'ouvre alors que George Clooney reçoit le Lion d'or pour l'ensemble de sa carrière
- Conclusion prévue de la 83e Mostra internationale d'art cinématographique de Venise
- Élections de mi-mandat américaines citées par Clooney comme contrepoids institutionnel
- Élection présidentielle américaine citée par Clooney comme possible retour à la normalité
Débat climatique et programmation du cinéma indépendant
Lors de la conférence de presse, Clooney a également parlé du changement climatique, critiquant les dirigeants politiques qui traitent le consensus scientifique et la dégradation de l'environnement comme une farce. Il a affirmé que les administrations méprisantes envers la science ne resteraient pas au pouvoir indéfiniment, exprimant sa confiance que les futurs dirigeants donneraient la priorité à la protection de l'environnement. Ces déclarations ont eu lieu alors que la 83e Mostra de Venise commençait sa programmation du 2 septembre au 12 septembre 2026. Les grands studios hollywoodiens ont largement évité le festival cette année, faisant de Clooney et de l'acteur britannique Robert Pattinson de rares représentants de haut niveau des studios sur le Lido. La programmation du festival s'est concentrée sur les productions indépendantes, les œuvres biographiques sur des figures comme Elon Musk, Rupert Murdoch et les frères Gallagher, ainsi que des documentaires du Moyen-Orient comme « Road to Jericho » d'Amos Gitai et « Naza » des réalisateurs oscarisés Yuval Abraham et Rachel Szor.

