Sécurité · Milan et Corsico
Cinq agents de la police locale de Milan arrêtés pour arrestation illégale, détournement et faux
Une commissaire et quatre agents de la police locale de Milan ont été arrêtés à l'aube du 6 août et conduits à la prison de San Vittore, accusés d'avoir mis en scène une arrestation pour drogue, d'avoir empoché l'argent saisi et d'avoir falsifié les procès-verbaux pour couvrir leur forfait.
Texte IA fondé sur les articles de il Giornale.it, Fanpage, lastampa.it et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
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En bref
La commissaire Ilenja Sabato et les agents Mattia Rignanese, Denni Di Leo, Vincenzo Compagnone et Rosario Piscopo ont été arrêtés à l'aube du 6 août et conduits à la prison de San Vittore.
Le groupe aurait mis en scène un achat de drogue à Corsico le 16 juillet, transporté le suspect à Milan pour simuler le lieu de l'arrestation, et conservé les 1 400 à 1 450 euros saisis sur lui.
L'ordonnance de 16 pages du juge Elio Sparacino indique que les agents ont fabriqué des actes qui ont conduit à la détention provisoire de l'homme ; seuls l'avocat de la défense et le parquet ont dénoncé l'illégitimité.
Fanpage rapporte que le même groupe pourrait avoir falsifié des procès-verbaux dans deux autres arrestations, dont une le 1er août ; un jugement du tribunal de Milan du 4 mai avait déjà signalé des divergences dans un rapport de Sabato.
Le commandant Gianluca Mirabelli a déclaré que l'enquête avait duré 15 jours et que cinq individus ne compromettraient pas l'intégrité de plus de 3 300 agents de la force.
- 1 aoûtLe même groupe aurait procédé à une deuxième arrestation falsifiée à Milan (selon des documents judiciaires)
- 6 aoûtCinq agents arrêtés à l'aube par leurs collègues, conduits à la prison de San Vittore
- 7 aoûtInterrogatoires de garantie devant le juge Sparacino prévus dans l'après-midi
Les arrestations
À l'aube du 6 août 2026, les agents de l'unité Radiomobile de la police locale de Milan ont arrêté cinq de leurs collègues : la commissaire Ilenja Sabato, la plus haut gradée d'entre eux, et les agents Mattia Rignanese, Denni Di Leo, Vincenzo Compagnone et Rosario Piscopo. Les cinq ont été conduits à la prison de San Vittore à Milan. Les charges, à des degrés divers pour chacun, sont le peculato (détournement de fonds), le falso ideologico (faux idéologique) et l'arresto illegale (arrestation illégale). L'enquête a été coordonnée par le procureur Giovanni Tarzia et déléguée à l'unité Radiomobile de la même police locale, ce qui en fait une opération interne. Le juge Elio Sparacino a signé l'ordonnance de placement en détention de 16 pages. Il Giornale a noté que l'un des arrêtés avait déjà été poursuivi pour agression sur une personne transgenre.
L'origine de l'affaire
L'enquête a été déclenchée par la plainte d'un avocat représentant un homme arrêté par les cinq agents le 16 juillet 2026. L'homme, décrit par certaines sources comme un présumé trafiquant de drogue, a signalé que l'argent qu'il avait sur lui au moment de l'arrestation avait disparu. Le montant est rapporté à 1 400 euros par l'ANSA et à 1 450 euros par Il Giornale et La Stampa. Le commandant Gianluca Mirabelli a déclaré que l'enquête avait duré 15 jours entre le signalement initial et les arrestations.
L'opération mise en scène
Selon l'ordonnance de 16 pages du juge Sparacino, l'opération a commencé à Corsico, en dehors de la juridiction des agents. Une femme sans lien avec la police a été utilisée pour simuler l'achat d'environ 500 grammes de haschich. Après avoir interpellé l'homme, les agents l'ont transporté non pas à Corsico mais à Milan, via Ludovico il Moro, où ils ont « artificiellement reconstitué » la scène de l'arrestation pour la faire paraître comme s'étant déroulée sur leur territoire. Les caméras de surveillance à Corsico et à une station-service de la via Ludovico il Moro ont capté la séquence réelle des événements, contredisant le récit des agents. Le juge a écrit que les agents avaient fabriqué une série d'actes pour faire paraître l'arrestation légale, sur la base desquels l'homme a été placé en détention provisoire. Seul le travail de l'avocat de la défense et du parquet a démontré l'illégitimité « en peu de temps ». Sabato est en outre accusée de faux et de calomnie pour avoir attribué à l'homme arrêté une résistance qui n'a jamais eu lieu.
D'autres affaires sous examen
Fanpage, citant des documents judiciaires, rapporte que le même groupe pourrait avoir falsifié des procès-verbaux dans au moins deux autres arrestations. L'une aurait eu lieu le 1er août à 19 h 00 à Milan, où Sabato, Compagnone et Di Leo ont écrit avoir été témoins d'une vente de drogue à 18 h 10, mais les images des caméras et la déclaration du prétendu acheteur contredisaient leur récit. Un jugement du tribunal de Milan daté du 4 mai avait déjà relevé « une nette divergence » entre un rapport d'arrestation rédigé par Sabato et un autre agent nommé Ravagnese et ce que montraient réellement les images de surveillance. Ces affaires supplémentaires ne font pas partie de l'ordonnance de placement en détention mais ont été citées par le juge comme preuve d'un risque de récidive.
Réactions
Le commandant Mirabelli a évoqué l'affaire sur Radiolombardia, la qualifiant d'affaire douloureuse qui montre que le Corps sait réagir.
« Du signalement reçu, il n'a fallu que quinze jours pour reconstituer, sous la conduite de l'Autorité judiciaire, une affaire sans nul doute douloureuse, mais qui démontre comment le Corps sait réagir et résister à des comportements pour lesquels il n'existe aucune justification. »
Il a ajouté que cinq individus ne compromettraient pas l'honorabilité de plus de 3 300 femmes et hommes qui servent chaque jour avec dignité et rigueur. Les interrogatoires de garantie devant le juge Sparacino sont prévus pour l'après-midi du 7 août.
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Sources et contexte
- il Giornale.itMirabelli: "Cinque ghisa non compromettono l'onorabilità di 3.300''
- FanpageLa trappola della finta acquirente e i verbali falsificati: come avrebbero agito i 5 agenti arrestati a Milano
- FanpageAgenti della polizia locale arrestati a Milano: ci sarebbero altri due casi in cui avrebbero falsificato i verbali
- il Giornale.itTerremoto nella Polizia locale di Milano: arrestati cinque agenti. Tra loro l'imputato per aggressione a una trans
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