
Le pape Léon XIV opéré pour un adénocarcinome pulmonaire, la tumeur du poumon la plus fréquente
Les chirurgiens ont retiré un lobe du poumon droit du pape Léon XIV au Policlinico Gemelli de Rome le 13 octobre. Un examen réalisé pendant l'opération a confirmé un adénocarcinome, que le pape a décrit comme étant à un stade très précoce.
L'opération
Les chirurgiens du Policlinico Gemelli, à Rome, ont retiré un lobe du poumon droit du pape Léon XIV le 13 octobre, et le Vatican a qualifié l'opération de réussie. Le pape a 71 ans. Repubblica et Rai indiquent que la partie retirée était le lobe inférieur, tandis qu'Adnkronos rapporte seulement qu'un lobe a été enlevé. Les récits diffèrent aussi sur la durée de l'intervention : il Giornale l'estime à environ trois heures, alors que Repubblica avance 90 minutes. Rai a relevé que le bulletin officiel décrivait une technique vidéo-assistée, qui évite la large incision thoracique d'une thoracotomie classique. Le pape est ensuite retourné dans son appartement du dixième étage de l'hôpital, où il devrait passer plusieurs jours avant de reprendre sa routine.
Diagnostic et stade
Un examen rapide des tissus réalisé pendant l'opération a confirmé le diagnostic que les médecins suspectaient à partir des examens antérieurs. Le bulletin médical du Vatican indique ce résultat en ces termes :
L'examen histologique extemporané a confirmé le diagnostic d'adénocarcinome pulmonaire, comme le laissaient suspecter les examens préopératoires.
L'adénocarcinome est la forme la plus fréquente de cancer du poumon non à petites cellules, représentant environ 60 % des cas selon l'association AIRC citée par les médias italiens. Il tend à se développer dans les parties externes du poumon et se rencontre le plus souvent chez les non-fumeurs, chez les femmes et chez les personnes de moins de 45 à 50 ans. Le pape a décrit la lésion comme un nodule « à un stade très précoce et bien localisé », et Rai a rapporté que le taux de survie à cinq ans pour un adénocarcinome de stade I dépasse 80 %, même si d'autres examens sont nécessaires pour juger de son cas. Des sources vaticanes ont indiqué que les médecins n'ont pas évoqué de chimiothérapie avec le pape.
- Retrait du lobe inférieur du poumon droit au Policlinico Gemelli
- Un examen histologique rapide confirme l'adénocarcinome, selon le bulletin médical du Vatican
- Le pape retourne dans son appartement du dixième étage, avec des examens en attente sur les tissus et les ganglions lymphatiques
Décisions thérapeutiques à venir
Les ganglions lymphatiques retirés pendant l'opération seront examinés, et le tissu tumoral fera l'objet de tests moléculaires. Repubblica indique que les médecins chercheront des cibles pour lesquelles des médicaments ciblés existent, notamment EGFR, ALK, ROS1, KRAS, BRAF, MET et RET, et mesureront l'expression de PD-L1 pour déterminer si l'immunothérapie est adaptée. Selon le stade et ces résultats, les oncologues pourront proposer des médicaments ciblés ou une immunothérapie, avec ou sans chimiothérapie, et dans certains cas une radiothérapie après l'opération. Il Giornale note que si les ganglions étaient atteints, un traitement postopératoire serait nécessaire, alors que des résultats clairs pourraient signifier que la chirurgie seule a suffi. Aucune décision thérapeutique n'a été annoncée.
Convalescence et prochaines étapes
Le bulletin publié après l'opération décrit la période à venir en termes mesurés. Il indique :
les prochaines 24 à 48 heures seront désormais les plus délicates pour établir l'évolution
Le même bulletin indique que les premiers éléments allaient dans le sens d'une opération réussie et d'une convalescence rapide. D'autres examens détermineront l'évolution postopératoire, et l'équipe médicale n'a pas encore fixé de plan de traitement.