Gouvernement · Bucarest

La tentative de formation du gouvernement du Premier ministre désigné Veștea s'effondre après le retrait du soutien de l'UDMR et du PNL

Le Premier ministre désigné Adrian Veștea a subi un double revers mardi après que l'UDMR a refusé de rejoindre son gouvernement et que son propre parti l'a déclaré hors de ses rangs, laissant sa voie vers une majorité parlementaire en lambeaux.

Texte IA fondé sur les articles de Ziare.com, Mediafax.ro, HotNews.ro et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

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En bref

Bucarest · Roumanie
Comment on en est arrivé là
  1. 4 juinDan nomme Eugen Tomac (échec)
  2. 15 juinLe PNL vote contre Veștea et exige sa démission
  3. 16 juinL'UDMR refuse de rejoindre le gouvernement ; l'ultimatum du PNL expire, Veștea reste

L'UDMR se retire

L'UDMR a décidé mardi matin de ne pas rejoindre le gouvernement dirigé par Adrian Veștea et a recommandé à ses 31 députés de voter contre lui. Le Conseil permanent du parti a estimé que la majorité proposée nécessiterait les votes de partis extrémistes, ce qu'il a qualifié d'opaque et de peu fiable.

« Dans la situation actuelle, les conditions ne sont pas réunies pour que l'UDMR participe aux négociations pour former le gouvernement dirigé par Adrian Veștea ou pour assumer un rôle dans son cabinet prévu. »

Kelemen Hunor, président de l'UDMR

La décision est intervenue malgré des offres du ministère du Développement et potentiellement de l'Agriculture, et après qu'environ 25 % des dirigeants de l'UDMR étaient favorables à une participation, selon des sources.

Le PNL déclare Veștea hors du parti

Le Parti national libéral (PNL) a voté massivement lundi soir contre le gouvernement et a exigé la démission de Veștea avant mardi 10 heures. Face à son refus, le parti a publié un communiqué indiquant que sa nomination violait les statuts du parti et qu'il s'était placé hors du PNL.

« En poursuivant cette démarche contre les décisions du Bureau politique national, Adrian Veștea se place hors du Parti national libéral. »

déclaration du PNL

La direction du PNL avait voté à 39 contre 10 contre la participation à un gouvernement soutenu par le PSD et à 41 contre 13 contre le soutien personnel à Veștea.

Une coalition minoritaire de fragments

Avec l'opposition du PNL et de l'UDMR, et l'USR également peu susceptible de soutenir un gouvernement incluant le PSD, la revendication antérieure du Premier ministre désigné de 240 voix semblait s'évaporer. Victor Ponta, dont le groupe « Roumanie unie » dispose de 15 voix, a déclaré après des entretiens avec Veștea que sans les voix du parti hongrois, le calcul ne tient pas.

« Soyons très réalistes. Si l'UDMR ne vote pas, le gouvernement ne passe pas. »

Victor Ponta, chef du groupe parlementaire « Roumanie unie »

Ponta a fait l'éloge de Veștea mais a averti que son manque d'expérience parlementaire pourrait être un « handicap majeur ».

Désert politique pour Veștea

L'analyste politique Cristian Preda a qualifié Veștea de « traître » et a suggéré que le président Nicușor Dan devrait l'envoyer au mont Athos plutôt que de tenter une autre nomination vouée à l'échec.

« Je pense que le président ferait bien de demander à Veștea d'aller au mont Athos. »

Cristian Preda, analyste politique et commentateur

Veștea, convoqué à Cotroceni pour des entretiens avec le président et le leader du PSD Sorin Grindeanu, a insisté sur le fait qu'il poursuivrait ses efforts, cherchant la majorité la plus large possible. « Notre intérêt est d'avoir une majorité aussi large que possible, de continuer à collaborer après l'installation de ce gouvernement, afin que la Roumanie puisse sortir de cette impasse », a-t-il déclaré.

Un mois de blocage et ça continue

La Roumanie est sans gouvernement fonctionnel depuis le 5 mai, date à laquelle une motion de censure a renversé le cabinet du Premier ministre Ilie Bolojan après 11 mois. Le premier candidat du président Dan, Eugen Tomac, n'a pas non plus réussi à obtenir un soutien. Ce dernier effondrement laisse le pays confronté à une incertitude prolongée.

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