
Les autorités italiennes scellent le célèbre lieu de mariage « Château des Cérémonies » après une confiscation définitive
Une force multi-agences a commencé à évacuer le Grand Hotel La Sonrisa vendredi, suite à une décision de justice définitive qui a transféré la propriété du lieu, célèbre à la télévision, à la commune de Sant'Antonio Abate.
## L'opération Le matin du 24 juillet 2026, une force conjointe de la police municipale, des Carabiniers et de la police d'État a commencé à exécuter une ordonnance de saisie préventive et d'expulsion au Grand Hotel La Sonrisa à Sant'Antonio Abate, près de Naples. Connu du public sous le nom de « Castello delle Cerimonie » (Château des Cérémonies), le lieu est devenu célèbre grâce à l'émission télévisée Real Time. Les autorités ont apposé des avis de saisie aux entrées, scellé les bureaux et les locaux commerciaux, et ont commencé le processus d'expulsion définitive des occupants restants.
Nous remercions la police et la magistrature pour leur intervention rapide, qui certifie davantage la justesse des actes et des décisions des services municipaux. Notre devoir était d'exécuter une sentence définitive.
Le parcours juridique vers la confiscation
L'opération marque l'aboutissement d'une affaire juridique complexe. La structure a été définitivement confisquée suite à un arrêt de la cour d'appel du 14 juin 2022, devenu définitif le 15 octobre 2024 lorsque la Cour de cassation a confirmé la condamnation pour lotissement illégal. En avril 2025, le bien a été officiellement transféré au patrimoine inaliénable de la commune.
Malgré la révocation de la licence hôtelière et de restauration (confirmée par le tribunal administratif régional de Campanie et le Conseil d'État) et une ordonnance municipale accordant 60 jours pour quitter volontairement les lieux, les locaux n'ont jamais été restitués. Le délai a expiré le 11 juillet 2026. Le parquet de Torre Annunziata, dirigé par Nunzio Fragliasso, a alors enquêté sur l'occupation continue comme un crime d'invasion de terrains ou de bâtiments en vertu des articles 633 et 639 bis du code pénal.
Le raisonnement juridique
Le juge d'instruction (GIP) a accepté l'argument du parquet, appliquant une orientation récente de la Cour de cassation. La décision établit que l'occupation non autorisée du bien d'autrui constitue un crime indépendamment de l'usage de la violence ou de la clandestinité, même lorsque l'occupant est l'ancien propriétaire. L'ordonnance de saisie est susceptible d'appel devant le tribunal de la révision.
Les occupants restants
Malgré l'expulsion en cours, des membres de la famille Polese restent dans les lieux. Selon les informations, ils vivaient habituellement à l'intérieur du château. Parallèlement à l'enquête pénale, trois sociétés (La Sonrisa spa, Ipol spa et Pol.Fra) ont contesté l'ordonnance d'expulsion municipale devant le tribunal administratif régional de Campanie, mais aucune date d'audience n'a encore été fixée.
Les travailleurs et l'avenir
La saisie a également mis en lumière la question non résolue des anciens employés du lieu. La propriété n'avait engagé aucune procédure de crise d'entreprise, et ces dernières semaines, de nombreux travailleurs ont manifesté devant la préfecture de Naples pour exiger une table de discussion institutionnelle. Le maire a déclaré que l'administration « prend progressivement toutes les mesures nécessaires pour prendre possession de l'ensemble du complexe immobilier », qui appartient désormais à la commune. L'utilisation future du site reste à déterminer.
- Le tribunal de Torre Annunziata ordonne la confiscation pour lotissement illégal.
- La cour d'appel de Naples confirme la peine de confiscation.
- La Cour de cassation rend la décision définitive.
- Le bien est officiellement transféré à la commune de Sant'Antonio Abate.
- Le délai pour quitter volontairement les lieux expire.
- Début de l'opération de police pour saisir et expulser le complexe.


