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Conflits·-3 h

Les États-Unis frappent le sud de l'Iran après la destruction d'un Apache par un drone Shahed, Téhéran riposte avec des missiles

Les forces américaines ont frappé des cibles dans le sud de l'Iran mardi soir après qu'un hélicoptère AH-64 Apache de l'armée américaine a été abattu par un drone iranien Shahed au-dessus du détroit d'Ormuz. Les Gardiens de la révolution iraniens ont répondu quelques heures plus tard avec des missiles et des drones visant les positions américaines dans la région.

La destruction de l'Apache

Un hélicoptère AH-64 Apache de l'armée américaine en patrouille de nuit au-dessus du détroit d'Ormuz a été touché par un drone iranien Shahed lundi 8 juin, selon un responsable américain cité par le New York Times et Axios. L'appareil s'est abîmé en mer au large des côtes d'Oman. Un drone de surface de la marine américaine a localisé et secouru les deux pilotes environ deux heures après l'incident, a confirmé le CENTCOM. Les deux membres d'équipage ont été déclarés indemnes et dans un état stable.

Je viens d'être informé par notre grande armée que la nuit dernière, les Iraniens ont abattu l'un de nos hélicoptères Apache hautement sophistiqués alors qu'il patrouillait dans le détroit d'Ormuz. Les deux pilotes sont indemnes et en sécurité.

C'est la première perte d'un hélicoptère Apache depuis le début des hostilités entre les États-Unis et l'Iran le 28 février. Téhéran a précédemment affirmé avoir abattu une trentaine de drones MQ-9 Reaper américains et, en avril, un chasseur F-15.

La riposte américaine

Mardi 9 juin, à 17 heures, heure locale (00h00 mercredi en Grèce), les forces américaines ont commencé à mener ce que le CENTCOM a décrit comme des frappes « proportionnées » en état de légitime défense contre l'Iran, agissant sur ordre du président Donald Trump. L'opération a été caractérisée comme une « réponse proportionnée à une attaque iranienne injustifiée ». Les médias iraniens ont fait état d'explosions dans la province d'Hormozgan, sur l'île de Qeshm et dans les zones côtières près du détroit d'Ormuz, d'une importance stratégique vitale, attribuant ces explosions à des frappes aériennes de chasseurs américains.

Je crois qu'il est très important de réagir. Ils ont abattu un hélicoptère et nous réagissons immédiatement. Je crois en une réaction forte. J'ai toujours cru cela toute ma vie. C'est une réaction à ce qu'ils ont fait à notre hélicoptère la nuit dernière, et je crois que la réaction doit être très forte, très puissante, et c'est exactement ce qu'elle est.

La contre-réponse iranienne

Aux premières heures de mercredi, le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a annoncé sur Telegram avoir lancé des missiles et des drones contre des cibles américaines dans la région. Le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi a publié sur les réseaux sociaux que les États-Unis avaient choisi de tester la détermination de l'Iran et a averti que les forces armées du pays ne laisseraient aucune attaque ou menace sans réponse. Il a appelé les forces étrangères à se retirer de la région pour leur propre sécurité.

Nous préférons le langage de la diplomatie, mais nous parlons aussi d'autres langues.

Mohammad Bagher Ghalibaf, le négociateur en chef iranien, a ajouté un avertissement plus sévère, déclarant que si les engagements sont violés, l'Iran se tournera vers la langue qu'il maîtrise le mieux.

Une trêve fragile sous tension

Cet échange de tirs menace de faire voler en éclats le cessez-le-feu négocié le 8 avril dans la guerre du Golfe. Quelques heures seulement avant que l'Apache ne soit abattu, Trump avait déclaré que la diplomatie américaine était dans les « dernières étapes d'un très, très bon accord » pour mettre fin aux hostilités, suggérant qu'un accord pourrait être conclu « dans deux ou trois jours ». Le 8 juin, Israël et l'Iran avaient annoncé la cessation de leurs attaques directes mutuelles, les premiers échanges de ce type depuis la trêve d'avril, bien que Téhéran ait averti de nouvelles actions en cas de provocation. Au moins 11 personnes ont été tuées à Tyr, au Liban, mardi par des frappes israéliennes, soulignant la volatilité régionale plus large.

Chronologie de l'escalade dans le détroit d'Ormuz
  1. Début de la guerre entre les États-Unis et l'Iran
  2. Un F-15E Strike Eagle américain s'écrase dans le sud-ouest de l'Iran ; les deux pilotes sont secourus
  3. Cessez-le-feu négocié dans la guerre du Golfe
  4. Israël et l'Iran cessent leurs attaques directes mutuelles ; un AH-64 Apache américain abattu par un drone Shahed iranien au-dessus du détroit d'Ormuz
  5. Le CENTCOM américain lance des frappes proportionnées sur le sud de l'Iran
  6. Le CGRI lance des missiles et des drones contre des cibles américaines dans la région

Risques d'escalade

La destruction de l'Apache est le second appareil américain confirmé perdu aux mains des forces iraniennes depuis le début de la guerre, après le crash d'un F-15E Strike Eagle dans le sud-ouest de l'Iran en avril. Les deux pilotes de cet appareil ont été secourus, l'un après une opération militaire spectaculaire. Le cycle actuel de représailles, avec les États-Unis lançant des frappes proportionnées et l'Iran ripostant immédiatement par ses propres salves de missiles et de drones, a accru l'incertitude quant aux perspectives d'un nouveau cessez-le-feu. Les observateurs internationaux craignent une escalade supplémentaire entre Washington et Téhéran.

Détroit d'Ormuz · Île de Qeshm · Mascate

8 sources

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