
Souche Andes du hantavirus détectée chez un touriste franco-argentin isolé en Espagne après un transit par la France
Un touriste franco-argentin, ayant transité par la France en juillet, a été testé positif au variant Andes du hantavirus et a été isolé avec sa famille en Espagne, ont annoncé les autorités françaises le 6 août.
Nouveau cas détecté en Europe
Un touriste franco-argentin, ayant voyagé en France durant la deuxième quinzaine de juillet, a été testé positif au variant Andes du hantavirus, a annoncé le ministère français de la Santé le jeudi 6 août. Le patient, qui ne présentait que des symptômes légers et est désormais asymptomatique, a été isolé avec sa famille en Espagne. Les autorités françaises retracent toutes les étapes du parcours de la personne et coordonnent les actions au niveau européen, a indiqué le ministère. Le Centre national de référence français a confirmé la variété Andes, présente en Amérique du Sud.
La souche Andes est la seule parmi les 140 types de hantavirus connus à pouvoir se transmettre d'homme à homme, par contact étroit et prolongé. Les hantavirus sont principalement transmis par les rongeurs infectés, par inhalation de poussière contaminée par leur urine ou leurs excréments. La maladie est rare mais grave, et peut être mortelle. Après une période d'incubation d'une à six semaines, l'infection débute généralement par des symptômes pseudo-grippaux, notamment fièvre, courbatures et fatigue. Les formes sévères peuvent évoluer vers des lésions rénales ou une détresse respiratoire sévère. Le variant Andes est mortel dans 30 à 50 % des cas. Chez l'humain, certains hantavirus provoquent une fièvre hémorragique avec syndrome rénal, principalement en Europe et en Asie, tandis que d'autres provoquent un syndrome cardiopulmonaire, principalement sur le continent américain et de manière plus sévère.
Comité d'experts et recherche des contacts
Le ministère français de la Santé a réuni un panel d'experts scientifiques jeudi après-midi pour déterminer les mesures de réponse et de gestion à mettre en œuvre. Toutes les étapes du parcours du patient sont retracées, et le ministère a indiqué que « toutes les mesures » sont prises pour reconstituer l'itinéraire. Le ministère a précisé que de plus amples informations seraient communiquées en cours de soirée.
Aucun lien n'a été établi entre ce cas et l'épidémie de hantavirus sur le navire de croisière MV Hondius, qui a quitté l'Argentine en mai 2026. Les autorités n'ont ni confirmé ni exclu un lien.
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Épidémie du MV Hondius
En mai 2026, plusieurs passagers à bord du MV Hondius, qui avait quitté l'Argentine, ont développé des formes graves de la maladie à hantavirus. L'enquête a confirmé une infection par le virus Andes. Les passagers ont été surveillés dans plusieurs pays pour identifier d'éventuels cas secondaires, et l'épidémie a été contenue et déclarée terminée par l'Organisation mondiale de la santé.
Le nombre de personnes touchées sur le MV Hondius diffère selon les sources. SudOuest rapporte huit personnes touchées au total : six cas confirmés en laboratoire et deux considérés comme probables, avec trois patients décédés. Les médias allemands ZEIT ONLINE et N-tv rapportent qu'au moins 13 personnes ont été infectées et trois sont mortes.
Une rescapée française sort de réanimation
La seule Française infectée par le hantavirus lors de l'épidémie du MV Hondius est sortie de réanimation le jeudi 6 août, après près de trois mois passés en unité de soins intensifs dans un hôpital parisien. La retraitée a été rapatriée en mai dans un état grave, accompagnée de quatre autres ressortissants français qui n'ont jamais développé la maladie. Elle a été transférée dans un centre de convalescence, a indiqué le ministère de la Santé à l'AFP.


