Des manifestants à Ceuta attaquent une voiture transportant une députée locale et des militants des droits humains
La police a tiré des coups de semonce et escorté la députée de Ceuta Ya ! Julia Villegas après que des dizaines de manifestants ont attaqué son véhicule avec des pierres et des œufs lors d'une protestation contre l'arrivée d'activistes au port de Ceuta.
Confrontation au port et attaque de véhicule
Environ 50 manifestants se sont rassemblés à la sortie du port de Ceuta le dimanche soir 20 septembre 2026, à partir de 18 h 45. La foule s'est mobilisée via les réseaux sociaux pour intercepter les membres du collectif basé à Pampelune Negu Gorriak, également connu sous le nom de Derecho a Techo, qui avaient annoncé leur arrivée par ferry. Les manifestants ont scandé des slogans rejetant le groupe basque, en criant des slogans anti-ETA et en accusant les activistes entrants de perturber la coexistence locale. Peu après 19 h 00, les manifestants ont confronté un véhicule gris conduit par la députée de l'Assemblée de Ceuta Julia Villegas, accompagnée de l'avocate des droits humains de l'ONU Sofía Acevedo et de l'activiste de la Flottille de Gaza Rafael Borrego. Prenant Borrego pour un membre du groupe activiste, les manifestants ont bloqué la voiture, jeté des œufs et des pierres, secoué le châssis et causé des dommages substantiels à la carrosserie.
Villegas a expliqué le déroulement des événements lors de l'incident :
J'allais chercher Rafael, qui s'était approché de la manifestation ; il est ici depuis plusieurs jours avec la travailleuse de l'ONU Sofia Acevedo. Les manifestants ont commencé à le harceler, en lui disant qu'il était l'un des partisans pro-ETA, et quand il est venu à la voiture pour les fuir, ils ont commencé à nous jeter des œufs et des pierres ; ils l'ont détruite.
- Plusieurs centaines de manifestants marchent vers le poste-frontière d'El Tarajal exigeant une protection frontalière plus stricte.
- Environ 50 manifestants se rassemblent à la sortie des véhicules du port de Ceuta pour intercepter les activistes arrivant.
- Des manifestants attaquent un véhicule transportant la députée de Ceuta Ya! Julia Villegas et des observateurs des droits humains.
- Les manifestants encerclent la voiture, provoquant des charges policières et des coups de semonce en l'air.
Intervention policière et interpellations
Les unités de la Police nationale, y compris des membres des Unités d'intervention policière (UIP) et des Unités de prévention et de réaction (UPR), sont intervenues au port pour protéger les occupants et dégager un passage pour le véhicule. Les agents ont escorté la voiture endommagée loin de la foule et ont guidé Villegas, Borrego et Acevedo vers un commissariat local pour déposer une plainte officielle. Alors que l'hostilité s'intensifiait après 20 h 15, les policiers anti-émeutes ont déployé des fumigènes, chargé les manifestants et tiré des coups de semonce en l'air pour disperser le rassemblement. Les manifestants ont redirigé leurs cris vers les agents, leur disant d'aller au campement de migrants à la plage d'El Trampolín plutôt que de surveiller le port. La police a interpellé entre un et deux manifestants lors des affrontements et les a retenus pour identification formelle.
Mission des activistes et tensions régionales
La protestation a suivi une annonce de Negu Gorriak indiquant que ses membres se rendaient de Pampelune avec de l'aide humanitaire pour les migrants marocains après des entrées enregistrées en juillet. Dans un communiqué de presse, le collectif a déclaré que son objectif était d'agir comme bouclier humain contre la violence subie par les réfugiés à Ceuta et de documenter les actions des forces de sécurité. Les résidents locaux au port se sont opposés à l'arrivée du groupe, arguant que l'aide aux migrants devait rester exclusivement sous l'autorité municipale et nationale. La confrontation au port a suivi une manifestation distincte tenue plus tôt dans la journée à midi, lorsque plusieurs centaines de personnes ont marché vers le poste-frontière d'El Tarajal pour exiger un renforcement des contrôles aux frontières et affirmer le statut espagnol de la ville autonome. Le leader de Ceuta Ya !, Mohamed Mustafa, a confirmé l'agression sur les réseaux sociaux, vérifiant que le parti avait déposé une plainte concernant l'incident.


