Gouvernement · Lisbonne
Le Portugal ordonne un audit de l'institut d'examen après qu'une caricature identique est apparue dans l'épreuve nationale et un manuel de préparation
Le ministère portugais de l'Éducation a ordonné un audit de l'institut chargé des examens, EduQA, après qu'une épreuve de portugais de 12e année a utilisé une caricature déjà parue dans un manuel de préparation commercial, suscitant des préoccupations d'équité parmi 80 000 élèves.
Texte IA fondé sur les articles de TSF Rádio Notícias, Publico, Observador et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
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En bref
L'épreuve nationale de portugais du 16 juin 2026 a utilisé la même caricature de Javad Takjoo que celle parue dans un manuel de préparation Leya publié en août 2025.
Le ministère a d'abord affirmé que l'examen était antérieur au manuel, puis a reconnu que le manuel était disponible depuis mi-2025 et que l'épreuve avait été rédigée au début de 2026.
L'IGEC auditera les procédures d'EduQA pour la fixation des examens ; le ministre Fernando Alexandre a également demandé un avis technique sur la façon dont la duplication affecte l'équité entre les élèves.
Des chefs d'établissement et des mouvements comme Missão Escola Pública exigent l'annulation de l'exercice, invoquant un avantage injuste pour les élèves ayant utilisé le livre de préparation.
Certains professeurs jugent l'incident inexcusable tandis que l'association des enseignants le qualifie de coïncidence malheureuse et défend ses pratiques d'audit.
- 16 juinEnviron 80 000 élèves passent l'examen ; la question avec la caricature identique est découverte
- 17 juinLe ministère déclare d'abord que l'examen a été rédigé avant le manuel
- 18 juinLe ministère revient sur sa chronologie, blâme un 'échec objectif' d'EduQA, ordonne un audit
Ce qui s'est passé
Le mardi 16 juin 2026, environ 80 000 élèves ont passé l'épreuve nationale de portugais de 12e année. Une question demandait un commentaire critique sur une caricature intitulée « Travail des enfants » de l'artiste iranien Javad Takjoo, montrant un enfant cousant sur un cheval de bois. La même image avait été publiée en août 2025 dans un cahier d'exercices préparatoire de l'éditeur Leya, accompagnée de la légende : « Et si ton crayon était un outil contre le travail forcé ? ». La version de l'examen ne reproduisait pas cette légende mais exigeait une tâche analytique identique. Les enseignants et les chefs d'établissement ont immédiatement qualifié la duplication d'inacceptable, avertissant d'un écart d'équité entre les élèves ayant utilisé le manuel et ceux qui ne l'avaient pas fait.
Le ministère revient sur sa chronologie
Mercredi, le ministère de l'Éducation, des Sciences et de l'Innovation a d'abord défendu l'examen, affirmant que la question avait été rédigée avant la parution du manuel Leya. Jeudi, il a rétracté cette affirmation. Un nouveau communiqué a reconnu que le livre de préparation était sorti en août 2025, alors que l'épreuve nationale n'avait été rédigée qu'au début de 2026. Le ministère a déclaré « un échec objectif de l'équipe responsable de l'examen » et a ajouté :
« L'utilisation de l'image en question aurait dû être évitée par EduQA, compte tenu de la pratique habituelle de vérification exhaustive des cahiers d'exercices mis à disposition par les éditeurs. »
Audit et examen de l'équité ordonnés
Le ministre de l'Éducation, Fernando Alexandre, a chargé l'Inspection générale de l'Éducation et des Sciences (IGEC) de mener un audit des procédures internes d'EduQA pour fixer les examens nationaux du secondaire, en particulier l'étape qui vérifie si les éléments ont déjà été publiés. Le ministère a indiqué qu'il en tirerait les conséquences une fois le rapport d'audit, qui peut inclure des mesures correctives, achevé. Simultanément, Alexandre a demandé un avis technique à EduQA lui-même sur l'impact de cet épisode sur l'équité entre les candidats, signalant des inquiétudes quant à la possibilité que la répétition affecte l'accès à l'université.
Les écoles demandent l'annulation
Plusieurs chefs d'établissement et représentants syndicaux insistent sur le fait que la question litigieuse doit être retirée de l'examen. Cristina Mota du mouvement Missão Escola Pública a soutenu que la réutilisation de la question « implique l'annulation obligatoire de cet exercice » et a suggéré que des outils d'intelligence artificielle auraient pu être utilisés à la fois par EduQA et par l'auteur du manuel. Filinto Lima, président de l'association nationale des directeurs d'école ANDAEP, a exigé une explication claire sur le fait de savoir si les examens sont vraiment rédigés un an à l'avance. Aucune décision formelle concernant l'annulation n'a été prise.
Les enseignants qualifient la situation d'« absurde et injuste »
Carlos Ceia, professeur à l'Universidade Nova, a déclaré à Lusa :
« Ce qui s'est passé est inacceptable. Il y a des élèves qui ont eu de la chance et qui, à cause de cela, connaissaient la réponse ; les autres non. »
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Sources et contexte
- TSF Rádio NotíciasExame de português: ministério volta atrás, responsabiliza EduQa e ordena auditoria
- PublicoMinistério ordena auditoria ao instituto que elabora os exames e aponta "falha objectiva" da equipa que fez prova de Português
- ObservadorMinistério da Educação pede auditoria ao EduQA após ser usada no exame de Português uma imagem igual à de um manual de preparação
- Notícias ao MinutoMinistério da Educação abre inquérito após polémica em exame de Português
- Fernando Alexandre
- ministre portugais de l'Éducation, des Sciences et de l'Innovation
- Carlos Ceia
- professeur à l'Universidade Nova, critique de la duplication de l'examen
- Cristina Mota
- membre du mouvement éducatif Missão Escola Pública
- Filinto Lima
- président de l'Association nationale des directeurs d'école (ANDAEP)
- Carmo Oliveira
- porte-parole de l'Association portugaise des professeurs de portugais (APP)
- Javad Takjoo
- caricaturiste iranien dont l'image a été utilisée dans l'examen et le manuel
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