
Andy Burnham exclut un référendum sur l'unité irlandaise lors de sa première visite officielle à Belfast
Le Premier ministre britannique Andy Burnham a rencontré les dirigeants du Stormont à Belfast, rejetant les appels à un référendum sur l'unité irlandaise tout en abordant le déficit budgétaire de 1,6 milliard de livres sterling en Irlande du Nord.
Position constitutionnelle à Belfast
Le Premier ministre britannique Andy Burnham s'est rendu en Irlande du Nord jeudi, marquant son premier déplacement officiel dans la région cinq semaines après son entrée au 10 Downing Street. S'exprimant devant la presse à Belfast, Burnham a déclaré qu'un référendum sur l'unité irlandaise était totalement exclu. Il a fait valoir que le Royaume-Uni avait passé une décennie à gérer les divisions causées par le référendum sur l'indépendance de l'Écosse et le vote de sortie de l'Union européenne. Selon lui, les débats constitutionnels détournent les dirigeants politiques des difficultés intérieures immédiates, notamment la pression du coût de la vie pour les ménages et les services publics locaux sous tension. Burnham a appelé les représentants locaux à se concentrer sur une coopération pratique plutôt que sur des disputes constitutionnelles tournées vers le passé.
Je suis ici, comme je l'ai dit plus tôt, pour écouter, et j'adopterai une approche collaborative, mais certains sujets seront exclus, et c'est un sujet qui sera exclu.
Opposition des dirigeants du Stormont
Les déclarations de Burnham ont immédiatement suscité l'opposition de la Première ministre Michelle O'Neill du Sinn Féin. O'Neill a fait valoir que le droit à un référendum frontalier est inscrit au cœur de l'accord du Vendredi saint de 1998, qui a reçu une approbation démocratique dans toute l'île d'Irlande. Selon les termes de l'accord de 1998, le secrétaire d'État à l'Irlande du Nord a l'obligation légale de convoquer un référendum si une majorité semble susceptible de favoriser l'unification irlandaise, parallèlement à un vote requis en République d'Irlande. Le secrétaire d'État à l'Irlande du Nord, Chris Bryant, avait auparavant indiqué qu'un référendum frontalier n'était pas en tête de ses priorités. O'Neill a insisté sur le fait que le Premier ministre britannique n'a ni l'autorité ni le droit légal d'écarter les dispositions établies par l'accord de paix.
Ce que je lui ai dit, c'est que l'accord du Vendredi saint a été démocratiquement sanctionné et soutenu dans toute cette île, que le Premier ministre et le gouvernement britanniques ont des responsabilités qui en découlent, que notre droit à un référendum est au cœur de l'accord du Vendredi saint, et qu'Andy Burnham, en tant que Premier ministre ou autre, n'a ni l'autorité ni le droit de l'écarter.
Impasse budgétaire et discussions locales
Les différends financiers ont occupé le devant de la scène lors des réunions politiques de Burnham à Belfast. L'exécutif du Stormont a manqué la date limite de début avril pour établir son budget annuel, laissant les ministères régionaux dans un conflit de financement prolongé avec le Trésor britannique. Les ministres nord-irlandais ont évoqué un déficit financier estimé à 1,6 milliard de livres sterling (environ 1,9 milliard d'euros) dans les départements régionaux, appelant Londres à modifier la formule de financement existante. Alors que le Trésor britannique s'était précédemment engagé dans un programme de travail pour examiner les pressions financières, les dirigeants locaux cherchaient des engagements concrets. Burnham a commencé sa visite au Oh Yeah Music Centre dans le Cathedral Quarter pour s'entretenir avec des jeunes avant de tenir des réunions séparées avec O'Neill, la vice-Première ministre Emma Little-Pengelly, et des délégations du Sinn Féin, du Parti unioniste démocrate, de l'Alliance, du Parti unioniste d'Ulster et du Parti social-démocrate et travailliste.
Tournée de dévolution élargie et sommet d'automne
L'étape à Belfast a conclu une tournée estivale plus large dans les administrations dévolues, qui comprenait des visites antérieures au Pays de Galles et en Écosse. Jeudi matin, Burnham s'est rendu chez Tata Steel à Port Talbot, rencontrant le directeur général T. V. Narendran pour discuter de la production d'acier vert et indiquant une ouverture à de futures discussions sur les pouvoirs de police gallois. Au cours de sa première semaine au pouvoir, Burnham s'est rendu en Écosse pour les Jeux du Commonwealth, où il a rencontré le Premier ministre John Swinney et a rejeté les appels à un second référendum sur l'indépendance de l'Écosse. Swinney a ensuite critiqué le calendrier de la tournée pour avoir contourné l'Écosse pendant l'itinéraire d'août, tandis que le Premier ministre gallois Rhun ap Iorwerth n'est pas apparu au programme de la visite à Port Talbot. Pour maintenir le dialogue intergouvernemental, Burnham a annoncé qu'il convoquerait les premiers ministres d'Écosse, du Pays de Galles et d'Irlande du Nord pour un sommet dédié en octobre 2026.
- Burnham se rend en Écosse pour les Jeux du Commonwealth et rencontre le Premier ministre John Swinney
- L'exécutif du Stormont manque la date limite légale pour se mettre d'accord sur son budget annuel
- Burnham visite Tata Steel à Port Talbot, au Pays de Galles, et annonce un sommet des dirigeants britanniques en octobre
- Burnham visite le Oh Yeah Music Centre et tient des discussions budgétaires avec les chefs de parti à Belfast
- Sommet intergouvernemental prévu impliquant les dirigeants de l'Écosse, du Pays de Galles et de l'Irlande du Nord


