
Andy Burnham nommé Premier ministre du Royaume-Uni après la démission de Keir Starmer : « Nous devons faire mieux »
L'ancien maire du Grand Manchester a pris ses fonctions après une audience formelle avec le roi Charles III, devenant le sixième Premier ministre en une décennie.
Une journée de transition au palais de Buckingham
Le matin du 20 juillet 2026, le Premier ministre sortant Keir Starmer a prononcé son dernier discours depuis Downing Street avant de se rendre au palais de Buckingham pour présenter sa démission au roi Charles III. L'audience avec le monarque a duré environ 30 minutes, après quoi le palais a confirmé que Sir Keir Starmer avait officiellement démissionné de ses fonctions de Premier ministre et de Premier Lord du Trésor. Immédiatement après, le roi a reçu le très honorable Andy Burnham, député, et l'a invité à former un nouveau gouvernement. Burnham a accepté et a été assermenté comme Premier ministre.
L'engagement de Burnham : honnêteté et renouveau
Debout devant le 10 Downing Street, le nouveau Premier ministre a prononcé son premier discours sans notes, en costume et cravate, s'éloignant du style plus décontracté souvent vu dans ses apparitions publiques précédentes. Il a directement abordé la frustration du public.
Les gens chez eux sont fatigués et désillusionnés par la politique. Je veux être honnête avec vous : nous n'avons pas été assez bons et nous devons devenir meilleurs. Et nous le ferons.
Burnham a exposé ses priorités immédiates : décentraliser davantage de pouvoirs aux régions, s'attaquer à la crise du coût de la vie, renforcer les services publics et restaurer la confiance dans la politique. Il a parlé d'un message d'espoir et d'une rupture avec le passé, reconnaissant que les politiciens doivent élever leurs standards.
Le départ de Starmer après deux ans
Keir Starmer est parti sur un ton conciliant, déclarant au public qu'il était « fier de tout ce que nous avons accompli » et que le Royaume-Uni était « plus fort et plus juste qu'il y a deux ans ». Il a ajouté qu'il partait « avec le sourire » et sans amertume. La démission a suivi une intense pression interne au parti, malgré la confortable majorité parlementaire qu'il avait obtenue pour les travaillistes aux élections générales de 2024. Le parti l'a remplacé à la tête du parti vendredi, Burnham émergeant comme successeur.
Le tourniquet britannique : le sixième Premier ministre en une décennie
La passation de pouvoir renforce une période de rotation politique chronique. Depuis le référendum sur le Brexit de 2016, le Royaume-Uni a maintenant connu six Premiers ministres : David Cameron, Theresa May, Boris Johnson, Liz Truss, Rishi Sunak, Keir Starmer et maintenant Andy Burnham. Le mandat le plus marquant a été celui de Liz Truss, qui n'a duré que 49 jours à l'automne 2022. Burnham, 56 ans, ancien maire du Grand Manchester, devient la dernière figure travailliste chargée d'inverser la baisse des cotes de popularité du parti, érodées par la montée de la droite populiste menée par Nigel Farage.
La suite
Plus tard dans la journée du 20 juillet, Burnham devrait annoncer la composition de son cabinet, ce qui sera le premier test de l'équilibre politique qu'il entend trouver au sein du Parti travailliste et dans tout le pays.
- Keir Starmer prononce son discours d'adieu devant le 10 Downing Street, déclarant que le pays est « plus fort et plus juste » qu'il y a deux ans.
- Lors d'une audience de 30 minutes, Starmer remet sa démission au roi Charles III et quitte le palais.
- Le roi Charles demande à Andy Burnham de former un nouveau gouvernement ; Burnham accepte le poste de Premier ministre.
- Debout devant Downing Street, Burnham dit à la nation que les politiciens doivent faire mieux et expose ses priorités.
- Plus tard dans la journée, Burnham doit dévoiler son cabinet, premier signe de la direction de son gouvernement.
