
Philippe Brun exige sa réintégration dans la primaire de gauche et annonce une plainte pour dénonciation calomnieuse
Le député socialiste Philippe Brun a annoncé samedi une action en justice pour dénonciation calomnieuse, après que le parti l'a suspendu pour des accusations de faute, l'écartant de la primaire présidentielle d'octobre 2026.
Demande de réintégration et exclusion du parti
Le député français Philippe Brun a demandé samedi 19 septembre 2026 sa réintégration immédiate dans la primaire présidentielle de gauche. Le député de 34 ans, représentant le département de l'Eure, a été exclu de la course et suspendu du Parti socialiste mercredi 16 septembre 2026, suite à des accusations d'une ancienne collaboratrice. S'exprimant devant ses partisans lors de sa fête populaire annuelle à Léry, Brun s'est adressé directement au premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, arguant que la mesure disciplinaire n'avait aucun fondement juridique. Brun a soutenu que le bureau national du parti avait agi sur des prémisses inexactes et a exhorté tous les autres candidats déclarés à la primaire à rompre leur silence et à rejeter ce qu'il a qualifié d'exclusion arbitraire.
Il a été question d'une plainte pénale, mais cette plainte n'existe pas. Je demande à Olivier Faure de me réintégrer dans la primaire de la gauche.
Motifs des allégations citées par la direction
La suspension est née de déclarations soumises mardi soir 15 septembre 2026 par un ancien collaborateur parlementaire que Brun avait précédemment licencié pour faute grave. Les responsables du Parti socialiste ont indiqué que les accusations relèvent de trois catégories distinctes : harcèlement, violence physique et emploi familial illicite. Selon le droit parlementaire français, les parlementaires ont strictement interdiction d'employer des membres de leur famille ou des partenaires amoureux. La direction du parti a traité les accusations comme des affaires pouvant engager une responsabilité pénale et a suspendu Brun à titre provisoire mercredi. Cette décision est intervenue un jour après que Brun a annoncé publiquement mardi qu'il avait rassemblé tous les parrainages requis pour se qualifier pour le scrutin.
- Brun annonce avoir obtenu les parrainages requis pour entrer dans la primaire presidentielle de gauche.
- Un ancien collaborateur licencie soumet des allegations formelles a la direction du Parti socialiste.
- Le bureau national du Parti socialiste suspend Brun et l'exclut de la primaire.
- Brun et son equipe juridique annoncent une plainte pour denonciation calomnieuse et exigent sa reintegration immediate.
- Date prevue pour le premier debat televise de la primaire sur LCI.
- Fenetre de vote prevue pour le premier tour de la primaire presidentielle de gauche.
Réponse juridique et plainte pour dénonciation calomnieuse
Brun et son équipe de défense ont lancé samedi une contre-offensive judiciaire, annonçant leur intention de déposer une plainte pénale formelle pour dénonciation calomnieuse. Dans une déclaration publique, ses avocats ont fait valoir que les allégations sont vagues, non étayées et traitées sans aucune procédure contradictoire permettant à Brun de répondre aux accusations. Les avocats ont souligné que les instances dirigeantes du Parti socialiste avaient été informées du conflit professionnel des semaines plus tôt, s'interrogeant sur la raison pour laquelle une suspension soudaine n'a été prononcée qu'après son entrée officielle dans la course. L'équipe de défense a qualifié la décision d'effort de factions internes du parti pour marginaliser une voix divergente, avertissant que Brun engagera des poursuites en diffamation contre quiconque répétera ces accusations.
Calendrier de la primaire et débat télévisé
Brun a revendiqué le droit de participer au premier débat télévisé entre candidats à la primaire, prévu mercredi sur la chaîne d'information LCI. Le processus primaire organisé par la gauche française doit organiser son premier tour les 9 et 10 octobre 2026, avec un second tour conclusif les 16 et 17 octobre 2026. Brun a déclaré qu'il continue de détenir les parrainages politiques requis et a maintenu que son statut de député socialiste élu lui donne droit à faire campagne. Ses représentants légaux ont confirmé qu'ils utiliseront toutes les voies procédurales et contentieuses disponibles pour contester sa disqualification et assurer sa présence dans les discussions télévisées avant l'élection présidentielle de 2027.


