La cour d'appel de Paris écarte l'emprise de Vincent Bolloré sur Vivendi, rejetant les demandes des actionnaires minoritaires
La cour d'appel de Paris a statué le 8 juillet 2026 que Vincent Bolloré et sa société holding n'exercent pas de contrôle sur Vivendi, écartant la perspective d'une offre publique d'achat obligatoire que les analystes estimaient entre 6 et 9 milliards d'euros.
La décision
La cour d'appel de Paris a rejeté mercredi toutes les demandes du fonds d'actionnaires minoritaires CIAM, estimant que Vincent Bolloré et Bolloré SE ne contrôlaient pas Vivendi lors de sa scission en 2024. La cour a jugé que le contrôle n'était pas établi, contrairement aux assertions de CIAM.
l'ensemble des demandes formées par CIAM
Contexte du litige
L'affaire découle de la scission de Vivendi en quatre entités distinctes à la fin de l'année 2024. CIAM, un fonds activiste, soutenait que la famille Bolloré contrôlait de fait le conglomérat malgré une participation de seulement 29,9%, juste en dessous du seuil de 30% qui déclenche une offre publique d'achat obligatoire en droit français. Une précédente cour d'appel avait ordonné à Bolloré de lancer une OPA que les analystes estimaient entre 6 et 9 milliards d'euros, mais la Cour de cassation a annulé cette décision en novembre 2025 et renvoyé l'affaire pour réexamen.
Réaction du marché
Les actions Vivendi ont chuté de 10% à 09h00 GMT le jour du jugement, la décision ayant écarté la perspective immédiate d'un rachat en espèces pour les actionnaires minoritaires. L'ordre d'OPA précédent était perçu comme une aubaine potentielle pour les investisseurs.
Signification de la décision
Cette décision est une victoire juridique pour Vincent Bolloré, qui combat CIAM sur la structure de son empire médiatique et de divertissement. Pour l'instant, elle élimine la menace d'un versement forcé de plusieurs milliards d'euros. Ce long litige pourrait ne pas être terminé, CIAM pouvant potentiellement faire appel.
- Vivendi finalise sa scission en quatre entités.
- La Cour de cassation annule l'ordre d'OPA précédent et renvoie l'affaire en appel.
- La cour d'appel de Paris statue que Bolloré ne contrôle pas Vivendi, rejetant les demandes de CIAM.

