Biedronka et Smyk retirent des accessoires d'Halloween imitant des armes après des attaques au couteau dans des écoles en Pologne
Biedronka et Smyk ont retiré des accessoires d'Halloween imitant des couteaux, des hachoirs et des faucilles, liant cette décision à une série d'attaques au couteau dans des écoles polonaises, dont l'une a tué une employée d'établissement scolaire.
Les enseignes retirent des accessoires d'Halloween
Biedronka et Smyk ont retiré des accessoires d'Halloween imitant des outils dangereux ou comportant des éléments macabres, rapporte Polskie Radio RDC le 12 octobre. Les produits concernés incluent des couteaux en plastique, des faucilles et des hachoirs, des masques sinistres et des costumes évoquant des vêtements ensanglantés. Smyk a retiré les articles de ses magasins physiques et de sa boutique en ligne, tandis que Biedronka a retiré une sélection de produits susceptibles d'« évoquer des associations non souhaitées ». Smyk a également indiqué que son offre saisonnière se concentrerait désormais sur des thèmes plus doux, inspirés des contes de fées. RDC avait interrogé plusieurs grandes chaînes, dont Dealz, pour savoir si elles retireraient des articles similaires, mais les sources ne confirment pas de décision de la part de Dealz.
Le service de presse de Smyk a expliqué la décision en ces termes.
Dans un esprit de pleine responsabilité sociale et par respect pour les émotions des parents et des enfants, le conseil d'administration a décidé de retirer de la vente tous les accessoires d'Halloween comportant des motifs imitant des outils dangereux et des éléments macabres, tant dans le réseau de magasins physiques que dans la boutique en ligne.
Des attaques au couteau à l'origine de la décision
Les enseignes ont invoqué une série d'attaques au couteau dans des écoles polonaises, la plupart en Mazovie. Le premier incident s'est produit le 7 octobre au Zespół Szkół Zawodowych nr 4 d'Ostrołęka, où un suspect de 19 ans a blessé plusieurs personnes. Super Express fait état de neuf blessés. Le 8 octobre, un ancien élève de 15 ans a attaqué une école primaire à Leszczydół-Nowiny, un village du district de Wyszków, et a blessé trois personnes. L'une d'elles, une femme de 37 ans employée de l'établissement, est morte des suites de ses blessures.
Super Express a également rapporté une attaque le 10 octobre dans un établissement post-secondaire de la rue Mińska à Varsovie, où une étudiante de 21 ans a attaqué trois jeunes femmes avec un couteau. L'une des victimes a dû être hospitalisée. Polsat News a rapporté que d'autres interpellations d'adolescents ont suivi l'attaque de Wyszków.
- Un suspect de 19 ans blesse plusieurs personnes dans une école d'Ostrołęka, neuf selon Super Express
- Un ancien élève de 15 ans blesse trois personnes dans une école primaire de Leszczydół-Nowiny, dont une employée de l'établissement de 37 ans qui décède
- Une étudiante de 21 ans attaque trois jeunes femmes avec un couteau dans un établissement post-secondaire de Varsovie
- Biedronka et Smyk retirent des accessoires d'Halloween imitant des outils dangereux
Les déclarations des enseignes
Biedronka a déclaré à RDC que, par souci du bien-être des enfants et des jeunes, elle retirait des produits susceptibles d'« évoquer des associations non souhaitées ». Dans son communiqué, l'entreprise indique vouloir que ses gammes saisonnières promeuvent des émotions positives et une distraction joyeuse et partagée. Smyk a affirmé que le bien-être des enfants et de leurs familles est une priorité pour l'entreprise. Les deux enseignes ont jugé ces produits d'Halloween inappropriés dans les circonstances actuelles, leur offre étant destinée aux familles.
Pourquoi les enseignes ont agi
Super Express présente ces retraits comme une réponse directe à l'accumulation de violences en Mazovie plutôt qu'à un incident isolé. Selon le journal, les enseignes ont estimé qu'il était inapproprié de proposer des gadgets valorisant la violence alors que les attaques étaient encore récentes. Les sources ne précisent pas quand les produits ont été retirés des rayons ni si d'autres distributeurs ont emboîté le pas. Les trois incidents cités dans les articles se sont tous produits à quelques jours d'intervalle, entre le 7 et le 10 octobre.


