
Les États-Unis, pays hôte, affrontent la Belgique en huitièmes de finale de la Coupe du monde sans Balogun
Les États-Unis, portés par une phase de groupes presque parfaite, affrontent une Belgique encore euphorique après son retournement de situation spectaculaire contre le Sénégal lundi en huitièmes de finale.
La dynamique américaine face à la résilience belge
Les États-Unis abordent ce huitième de finale à domicile avec confiance après avoir terminé en tête du Groupe D. Les victoires contre le Paraguay (4-1) et l’Australie (2-0), ainsi qu’une défaite avec une équipe remaniée face à la Turquie, ont précédé un succès 2-0 contre la Bosnie-Herzégovine au tour précédent. Ce match a toutefois coûté à l’équipe l’attaquant Folarin Balogun, expulsé. L’attaquant de Monaco, déjà auteur de trois buts, est suspendu ; Ricardo Pepi devrait mener l’attaque.
Le parcours de la Belgique a été moins tranquille. Une victoire 3-2 contre le Sénégal mercredi, obtenue grâce à une avalanche de buts tardifs, a donné un coup de fouet à l’équipe. Dodi Lukebakio a qualifié cela de « boost » et a rappelé la victoire 5-2 en amical contre les États-Unis en mars comme point de repère, tout en précisant que les Américains ont progressé depuis.
C’est une équipe qui a progressé depuis cet amical. Ce sera sans aucun doute un adversaire difficile à maîtriser. Mais ce match contre le Sénégal nous a donné un boost supplémentaire. Nous abordons cette rencontre avec plus de confiance.
L’absence de Balogun et les avantages tactiques
Axel Witsel, qui n’a pas encore joué une minute dans le tournoi, a révélé avoir conseillé à l’entraîneur Rudi Garcia de presser plus haut pendant le match contre le Sénégal. Le milieu de terrain vétéran considère la suspension de Balogun comme « un point positif pour nous » et a noté que la défense à trois des États-Unis n’est pas la plus rapide, suggérant que la Belgique peut les mettre en difficulté dans la profondeur.
Ils vont mettre beaucoup d’intensité, ils vont sûrement venir nous presser haut. Nous pouvons vraiment les mettre en difficulté dans la profondeur, derrière leur défense. Ils ne sont pas les plus rapides derrière.
Un public hostile comme carburant
Maxim De Cuyper s’attend à ce que le stade soit entièrement contre la Belgique, mais estime que l’expérience du groupe dans les grandes ambiances européennes les aidera. Il a qualifié le match de « 50/50 » et a déclaré que l’équipe a déjà discuté des tireurs de penalty, le joueur de 25 ans s’étant porté volontaire.
Avoir tout le stade contre vous peut aussi vous donner un boost. Si vous parvenez à les faire taire, cela procure une excellente sensation pour la suite. Le plus important est de savoir que nous pouvons les mettre en difficulté.
Écho de 2014
Il s’agit d’une répétition du huitième de finale de 2014, que la Belgique avait remporté 2-1 après prolongation. Witsel, qui avait joué ce jour-là, l’a qualifié de « match fou » qui l’a laissé « carbonisé ». Il s’attend à la même intensité, même si le cadre aux États-Unis sera différent. La Belgique cherche à éviter un autre départ lent et à imposer ses principes plutôt que de s’adapter entièrement au 3-4-3 américain.


