Affaires · Washington, D.C., St. Louis et Leverkusen

La Cour suprême des États-Unis donne raison à Bayer sur le Roundup, éliminant les actions en justice pour défaut d'avertissement dans les tribunaux d'État

Une décision 7-2 de la Cour suprême des États-Unis a bloqué les poursuites judiciaires au niveau des États concernant l'absence d'avertissement sur le cancer du désherbant Roundup, offrant à Bayer une victoire qui pourrait faire échouer des dizaines de milliers de réclamations en cours.

Texte IA fondé sur les articles de Wirtschafts Woche, Deutsche Welle, Frankfurter Allgemeine et d’autres médias. Modifié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Washington, D.C., St. Louis, Leverkusen · États-Unis, Allemagne
Comment on en est arrivé là
  1. décembre 2025Étude de sécurité de 2000 rétractée par une revue réglementaire
  2. février 2026Bayer annonce un accord national proposé de 7,25 milliards de dollars
  3. 25 juinLa Cour suprême des États-Unis statue 7-2 en faveur de Bayer, primant sur les actions pour défaut d'avertissement des États

Ce que la Cour suprême a décidé

Le 25 juin, la Cour suprême des États-Unis a statué 7-2 que les réglementations fédérales sur les pesticides priment sur les actions en justice fondées sur le droit des États concernant l'absence d'avertissement sur le cancer sur les étiquettes du Roundup. L'opinion majoritaire, rédigée par le juge Brett Kavanaugh, a déclaré que la loi fédérale sur les insecticides, fongicides et rodenticides « exige l'uniformité et prime expressément sur les exigences d'étiquetage des États ». La décision a annulé une indemnité de 1,25 million de dollars accordée par un jury du Missouri à John Durnell, un jardinier qui a développé un lymphome non hodgkinien et qui affirmait que Bayer aurait dû avertir des risques de cancer.

« La loi fédérale exige l'uniformité et prime expressément sur les exigences d'étiquetage des États. »

Brett Kavanaugh, juge de la Cour suprême des États-Unis

L'Agence de protection de l'environnement (EPA) avait précédemment déterminé que le glyphosate, ingrédient actif du Roundup, ne nécessitait pas d'avertissement de cancer et avait indiqué aux producteurs en 2019 que l'ajouter serait « faux et trompeur ». Bayer ne pouvait donc pas se conformer à la fois aux exigences des États et aux règles fédérales.

Ce que la décision signifie pour les plaignants

Environ 65 000 poursuites liées au Roundup sont encore en cours devant les tribunaux des États et fédéraux américains, selon Bayer et les documents déposés. La décision de la Cour suprême supprime les actions pour défaut d'avertissement, qui étaient au cœur de la plupart des poursuites. Les plaignants peuvent encore poursuivre d'autres théories juridiques, notamment la négligence marketing ou les défauts de conception, mais ces voies sont généralement plus difficiles à prouver. Bayer a déclaré qu'il soutiendrait que cette décision sape également ces réclamations restantes.

Bilan financier et proposition d'accord

Depuis le rachat de Monsanto en 2018, Bayer a versé environ 11 milliards de dollars pour régler environ 100 000 affaires Roundup. L'entreprise a mis de côté plus de 8 milliards de dollars pour les litiges non résolus. En février 2026, Bayer a annoncé un accord national de 7,25 milliards de dollars qui couvrirait les réclamations futures et certaines non concernées par la décision de la Cour suprême. Une décision sur la finalisation de cet accord est attendue pour la mi-juillet.

Coûts et accord liés au Roundup pour Bayermilliards USD
Déjà payé
11 milliards USD
Provisionné pour les affaires en cours
8 milliards USD
Accord proposé
7.25 milliards USD

Données tirées du texte de l’article

Bayer a salué la décision. Un communiqué de l'entreprise a déclaré que la décision « devrait contribuer de manière significative à mettre fin au contentieux Roundup après près d'une décennie de batailles juridiques ».

Réaction du marché

L'action Bayer a bondi de près de 18,7 % à la bourse de Francfort après la décision, marquant un net renversement par rapport aux pressions antérieures qui avaient effacé plus des deux tiers de la valeur de l'action depuis l'acquisition de Monsanto. Le PDG Bill Anderson s'était engagé à réduire considérablement le risque juridique d'ici la fin de 2026.

« La décision devrait contribuer de manière significative à mettre fin au contentieux Roundup après près d'une décennie de batailles juridiques. »

déclaration de Bayer

Contexte : une décennie de litiges

Le contentieux remonte à une classification de 2015 du CIRC de l'Organisation mondiale de la santé qui a jugé le glyphosate « probablement cancérogène ». Bayer a toujours nié tout lien avec le cancer, citant des approbations réglementaires d'agences dont l'EPA. Une étude de 2000 souvent utilisée pour étayer les affirmations de sécurité de Monsanto a été formellement rétractée fin 2025. L'affaire Durnell, jugée dans le Missouri en 2023, est devenue le véhicule de l'appel de Bayer devant la Cour suprême après que l'administration Trump a soutenu la position de l'entreprise selon laquelle les juges des États ne pouvaient pas outrepasser les règles fédérales d'étiquetage.

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Sources et contexte

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