En bref
La co-coordinatrice de Movimiento Sumar et porte-parole au Congrès Verónica Barbero sera quatrième sur la liste de Frente Amplio à Madrid pour les élections du 29 novembre, une place ratifiée par l'exécutif le mercredi 21 octobre.
Emilio Delgado (Más Madrid) a déclaré que les discussions avec le PSOE étaient « en cours » afin d'optimiser les résultats, et Gabriel Rufián (ERC) a averti que rejoindre les listes du PSOE serait le contraire de cet objectif.
Frente Amplio et le PSOE ont convenu de se présenter en coalition au Sénat, sauf en Catalogne, aux îles Baléares et aux îles Canaries, et Frente Amplio affirme que les discussions ne s'étendent pas au Congrès.
Podemos ne rejoindra pas la coalition après qu'Ione Belarra a accusé Frente Amplio d'être « subordonné au PSOE », et Tesh Sidi, deuxième sur la liste madrilène, a jugé cette position contre-productive.
Ada Colau, candidate de la coalition à la présidence du gouvernement, conduira la liste de Barcelone avec Ernest Urtasun en deuxième position, rompant avec la tradition selon laquelle la candidate se présente à Madrid.
- 5 oct.Convocation des élections après le rejet des décrets sur le logement par le Congrès
- 21 oct.Frente Amplio annonce sa liste madrilène avec Barbero quatrième ; ouverture du dépôt des listes
- 26 oct.Clôture du dépôt des listes à minuit
- 29 nov.Élections générales (29N)
La liste madrilène
La liste de Frente Amplio pour les élections générales du 29 novembre à Madrid sera conduite par Emilio Delgado (Más Madrid), avec Tesh Sidi (Sumar) en deuxième position et Toni Valero (IU) en troisième. Verónica Barbero, co-coordinatrice de Movimiento Sumar et porte-parole du parti au Congrès, occupera la quatrième place, selon un communiqué du parti ratifié par l'exécutif le mercredi 21 octobre. Une source orthographie son nom Martínez, mais le communiqué du parti la nomme Barbero. Barbero avait obtenu son siège en 2023 pour Pontevedra, une circonscription plus difficile à conserver désormais que Podemos se présente séparément, si bien qu'une place sur la liste madrilène constitue une voie plus facile vers un siège. Une autre source indique que la cinquième place revient à Más Madrid et sera très probablement occupée par Eduardo Fernández Rubiño, conseiller municipal à la mairie de Madrid.
« J'assume la responsabilité de représenter toutes ces personnes qui veulent que l'Espagne reste une référence du progrès. »
Dans le communiqué, elle accuse la droite de vouloir rétablir la censure et le contrôle de la production artistique, en citant la Castille-et-León. Elle décrit aussi Frente Amplio comme divers et cohérent, et affirme qu'il incarne les meilleures traditions de la gauche.
Barcelone, Valence et les autres circonscriptions madrilènes
Ada Colau, candidate de la coalition à la présidence du gouvernement, conduira la liste de Barcelone avec le ministre de la Culture Ernest Urtasun en deuxième position, rompant avec la tradition selon laquelle le candidat à la présidence du gouvernement se présente à Madrid. À Valence, la liste unitaire de Compromís, Frente Amplio, Podemos et ERC place Àgueda Micó et Alberto Ibañez, de Compromís, en tête, la troisième place revenant à IU. María Teresa Pérez, coordinatrice régionale de Podemos, conduira la liste d'Alicante. À Madrid, Podemos est mené par Irene Montero avec Tito Morano, et la ministre de la Santé Mónica García a renoncé à sa place sur les listes de Frente Amplio. Les têtes de liste pour l'Andalousie, l'Aragon et les îles Baléares n'étaient toujours pas confirmées dans les articles.
Rufián et les discussions avec le PSOE
Dans un entretien accordé à l'émission « La Noche en 24h » de TVE la semaine du 19 octobre, Emilio Delgado a déclaré que les discussions avec le PSOE étaient « en cours » et visaient à « optimiser » et « maximiser » les résultats électoraux sur les listes du Congrès. Interrogé sur le point de savoir si ces discussions portaient sur un ajustement des candidats dans certaines provinces, il a répondu supposer que c'était le cas, tout en précisant qu'il ne lui appartenait pas d'y répondre. Mercredi, Gabriel Rufián a réagi dans un message sur X :
« Optimiser et maximiser les résultats, cela signifie leur donner une option de vote alternative. »
Rufián a ajouté que rejoindre les listes du PSOE revient exactement au contraire, et que de nombreux électeurs de gauche savent parfaitement ce qui se prépare. Frente Amplio affirme que ses discussions avec le PSOE ne portent que sur des listes de coalition pour le Sénat, pas pour le Congrès. Les deux partis ont déjà convenu de se présenter ensemble au Sénat, sauf en Catalogne, aux îles Baléares et aux îles Canaries. Rufián intégrera des candidats de Podemos comme indépendants sur la liste ERC qu'il conduit.
Podemos et la division à gauche
Podemos ne rejoindra pas la coalition et se présente sous son propre nom, après que sa secrétaire générale Ione Belarra a accusé Frente Amplio d'être « subordonné au PSOE ». Dans un entretien publié le 20 octobre, Tesh Sidi s'est dite attristée par ces propos et a accusé Podemos de critiquer à répétition des mesures progressistes que les deux groupes avaient votées, comme les décrets sur le logement dont le rejet au Congrès a entraîné la convocation des élections du 5 octobre. Elle a estimé que Podemos aurait dû faire passer avant tout le maintien de la gauche au gouvernement plutôt que le siège d'Irene Montero.
« Notre priorité n'est pas Irene, avec tout le respect que je lui dois, ni nous-mêmes d'ailleurs. »
Sidi a également jugé qu'un accord avec Rufián était « impossible », et ERC n'a pas rejoint la coalition.
Dates clés
Le dépôt des listes électorales ouvre le mercredi 21 octobre et se clôt à minuit le lundi 26 octobre, avant le scrutin du 29 novembre. Les quatre premières places madrilènes sont désormais fixées par les communiqués de la coalition, tandis que la cinquième n'est présentée que comme probable. La chronologie ci-dessous recense les étapes datées mentionnées dans les articles.