
Les Tonga nomment la diplomate équatorienne Ivonne Baki au poste de secrétaire général de l'ONU
La diplomate équatorienne Ivonne Baki est entrée dans la course pour succéder à António Guterres au poste de secrétaire général des Nations unies, après une nomination officielle par les Tonga, portant à huit le nombre de candidats.
Les Tonga présentent Baki dans la course au secrétariat général
La diplomate équatorienne Ivonne Baki a rejoint la course pour devenir le prochain secrétaire général des Nations unies le 18 août 2026, après une nomination officielle par l'État insulaire du Pacifique des Tonga. La diplomate de 75 ans est le huitième candidat déclaré à succéder au Portugais António Guterres lorsque son deuxième mandat de cinq ans prendra fin en décembre 2026. Baki est le deuxième candidat nommé par l'Équateur, rejoignant l'ancienne ministre des Affaires étrangères et ancienne présidente de l'Assemblée générale de l'ONU, María Fernanda Espinosa. Au cours de sa carrière publique, Baki a été ministre équatorienne du Commerce extérieur et ambassadrice du pays en France, au Qatar et aux États-Unis, où elle a été la première femme à occuper ce poste à Washington. Annonçant sa candidature sur les réseaux sociaux, Baki a déclaré qu'elle se présentait pour contribuer à revitaliser l'organisation mondiale.
C'est avec une grande humilité et un grand honneur que j'annonce ma candidature officielle au poste de secrétaire général des Nations unies.
Parcours diplomatique et initiative Yasuni
Née de parents libanais, Baki a présenté son parcours, qui fait le lien entre l'Amérique latine et le Moyen-Orient, comme un élément central de sa campagne. Elle a été médiatrice entre l'Équateur et le Pérou à la suite de leur conflit frontalier de 1995, contribuant à la conclusion de l'accord de paix de 1998 entre les deux pays voisins. Baki a ensuite été la principale représentante de l'initiative Yasuni de l'Équateur, un projet environnemental qui cherchait à obtenir des contributions financières internationales en échange du non-exploitation des réserves de pétrole brut en Amazonie. Le président Rafael Correa a abandonné cette initiative en 2013, estimant qu'elle n'avait pas obtenu un financement suffisant, et a ensuite autorisé l'extraction pétrolière dans le parc national Yasuni. Dans la lettre de nomination officielle des Tonga, l'ambassadeur auprès de l'ONU, Viliami Va'inga Tone, a fait valoir que les Nations unies ont besoin d'un leadership éprouvé en cette période difficile pour l'organisation.
Les Nations unies sont à un moment critique de transition et ont besoin d'un leadership expérimenté, intègre et fédérateur pour traverser cette période.
Élargissement du champ des candidats et premier vote indicatif
L'entrée de Baki porte à huit le nombre de candidats en lice, dont cinq femmes et trois hommes. Le Conseil de sécurité des Nations unies a entamé son processus de sélection préliminaire fin juillet 2026 avec un premier vote indicatif à huis clos impliquant les sept premiers candidats. L'ancienne vice-présidente costaricienne Rebeca Grynspan est arrivée en tête de ce vote, suivie de l'ancienne ministre guyanienne des Affaires étrangères Carolyn Rodrigues-Birkett en deuxième position et du directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique, l'Argentin Rafael Grossi, en troisième. La liste des candidats comprend également l'ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, l'ancien président sénégalais Macky Sall, le diplomate ougandais Olara Otunnu et l'Équatorienne María Fernanda Espinosa. Les candidatures restent ouvertes, permettant à d'autres gouvernements de soumettre des candidats dans les semaines à venir.
- Le Conseil de sécurité tient son premier vote indicatif informel parmi sept candidats initiaux
- Les Tonga nomment officiellement Ivonne Baki comme huitième candidate
- Le Conseil de sécurité programme un deuxième vote indicatif informel sous la présidence danoise
- António Guterres termine son deuxième mandat de cinq ans
- Le nouveau secrétaire général élu commence son mandat de cinq ans
Vote au Conseil de sécurité et veto des membres permanents
Le nouveau secrétaire général héritera d'une institution confrontée à des contraintes budgétaires, à des divisions internationales et à des demandes persistantes de réduction des doublons administratifs entre les agences. Selon la procédure de l'ONU, le Conseil de sécurité, composé de 15 membres, doit recommander un candidat à l'Assemblée générale, ce qui nécessite au moins neuf votes favorables et aucun veto de la part des cinq membres permanents : la Chine, la France, la Russie, le Royaume-Uni et les États-Unis. Aucun des cinq pays dotés du droit de veto n'a annoncé de candidat préféré. Le Danemark, qui assure la présidence tournante du Conseil, a programmé le prochain vote indicatif informel pour le vendredi 21 août 2026. Les sondages informels devraient se poursuivre jusqu'en septembre et octobre 2026 avant que le Conseil ne transmette une recommandation finale, le dirigeant élu prenant ses fonctions le 1er janvier 2027.
- Femmes
- 5
- Hommes
- 3


