Sécurité · Wrocław
Tusk accuse des politiciens de droite après une agression brutale contre un couple ukrainien à Wrocław
L'attaque contre Anastazja, 20 ans, et Maksym, 21 ans, le 26 juillet a été filmée et largement partagée ; deux suspects sont en détention, l'un d'eux a déjà été inculpé.
Texte IA fondé sur les articles de wiadomosci.radiozet.pl, FAKT24.pl, NIEZALEZNA.PL et d’autres médias. Modifié . Comment il est fait
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En bref
Anastazja, 20 ans, et Maksym, 21 ans, ont été battus dans une rue de Wrocław après une dispute à la caisse d'un magasin ; une vidéo de l'agression est devenue virale.
Tomasz M., 27 ans, a été inculpé pour agression à caractère nationaliste et encourt jusqu'à 5 ans de prison ; Adam C., 45 ans, un ancien détenu, a été arrêté alors qu'il tentait de fuir.
Le Premier ministre Donald Tusk a déclaré que les hooligans étaient enhardis par le patronage politique et a appelé le président Karol Nawrocki à cesser de louer les bagarres de rue.
Andrij Sybiha a exigé une enquête complète et a exhorté les politiciens polonais à cesser d'inciter à l'hostilité qui mène à la violence concrète.
- 26 juilletTrois hommes attaquent un couple ukrainien rue Okulickiego après une dispute à la caisse d'un magasin ; une vidéo apparaît en ligne.
- 27 juilletLa police arrête deux suspects ; Adam C. est arrêté sur l'autoroute A4 alors qu'il tente de fuir la ville.
- 28 juillet matinTomasz M., 27 ans, est inculpé pour agression à caractère nationaliste et encourt jusqu'à cinq ans de prison.
- 28 juillet midiLe Premier ministre Tusk s'adresse aux médias, accuse les politiciens de droite de permettre la violence et exhorte le président Nawrocki à briser son silence.
Attaque rue Okulickiego
Le dimanche 26 juillet, une Ukrainienne de 20 ans et son compagnon de 21 ans ont été agressés par trois hommes rue Okulickiego à Wrocław. L'agression a commencé après une altercation dans un magasin voisin où, selon le frère de la femme, les trois hommes ont forcé le passage à la caisse et ont pris ombrage de son accent de l'Est. Des images postées sur les réseaux sociaux montraient les agresseurs donnant des coups de pied et de poing à l'homme et frappant la femme alors qu'elle tentait de le protéger. Les deux victimes ont été transportées à l'hôpital ; la femme a subi une blessure à l'oreille visible dans les vidéos en ligne.
Enquête et arrestations
Lundi soir, la police avait arrêté deux suspects. Marcin Kierwiński, le ministre de l'Intérieur, a annoncé les arrestations sur X, écrivant que « la violence brutale ne restera jamais impunie ». L'un des hommes, Adam C., 45 ans (surnommé « Cycu »), un criminel condamné et boxeur à mains nues ayant purgé une peine de 10 ans, a été arrêté par des agents antiterroristes sur l'autoroute A4 alors qu'il tentait de fuir la ville. Le second, Tomasz M., 27 ans, un hooligan lié au MMA, a également été placé en garde à vue. Un troisième agresseur est toujours recherché. Mardi matin, le plus jeune suspect a été inculpé pour coups et blessures, violence à caractère nationaliste et insulte, qualifiés de délit de hooliganisme ; il encourt jusqu'à cinq ans de prison. Les procureurs ont déclaré qu'ils demanderaient une détention provisoire, invoquant le risque de falsification de preuves et la tentative de fuite d'un suspect.
La charge politique de Tusk
S'exprimant avant une réunion du cabinet mardi, le Premier ministre Donald Tusk a imputé la violence à un climat de tolérance politique, déclarant que « les bandits, les hooligans, cette pathologie violente a gagné en courage et en audace parce qu'elle a aussi gagné un patronage politique ». Il a noté que l'un des détenus s'était vanté sur les réseaux sociaux d'être un « défenseur des frontières ».
« Nous devons mener une guerre déterminée contre cette violence, car les bandits, les hooligans, cette pathologie violente a gagné en courage et en audace parce qu'elle a aussi gagné un patronage politique. »
Tusk a contrasté la solidarité sans précédent de la Pologne avec l'Ukraine après l'invasion à grande échelle de la Russie avec la vague actuelle d'hostilité. Il a exhorté les citoyens à ne pas rester indifférents et à signaler immédiatement de telles attaques à la police. Le Premier ministre s'est ensuite adressé directement au président Karol Nawrocki, lui demandant de mettre fin à son silence parce qu'il avait auparavant loué les bagarres de rue comme des « combats nobles et masculins ». Tusk a invoqué l'organisation de boxe à mains nues GROMDA et les groupes d'extrême droite Kamraty et Ruch Obrony Granic liés à Robert Bąkiewicz. Il a également appelé le chef du PiS, Jarosław Kaczyński, à cesser d'appeler à la formation de milices, une référence aux récentes critiques de Kaczyński sur la gestion par la police des rassemblements commémoratifs.
« Je lance un appel au président pour qu'il cesse de se taire sur cette affaire. Il a loué les bagarres de rue comme des combats masculins, voire nobles. Regardez à quoi ressemble ce noble combat à mains nues lorsqu'il est pratiqué par des gens de GROMDA. »
Réactions de Varsovie et de Kyiv
Le ministre des Affaires étrangères Radosław Sikorski a commenté l'annonce de l'arrestation par Kierwiński avec un message direct posté sur X.
« Qu'ils purgent leur peine et peut-être qu'ils comprendront que la majorité des femmes et des hommes polonais ne consentent pas au chauvinisme hooligan. »
Le ministre ukrainien des Affaires étrangères Andrij Sybiha a remercié les autorités polonaises pour leur réponse rapide et a exigé une enquête complète, objective et impartiale ainsi qu'une punition équitable pour les auteurs. Il a également averti que la rhétorique incendiaire alimentait la violence de rue.
« J'appelle à nouveau certains politiciens polonais à cesser d'inciter à l'hostilité qui se transforme finalement en actes concrets de violence dans les rues. Nous avons besoin de dialogue et de respect mutuel. »
Montée du sentiment anti-ukrainien
L'agression de Wrocław s'inscrit dans une série d'incidents de crimes haineux enregistrés dans les villes polonaises. Plus tôt ce mois-ci, trois hommes ont insulté un garçon ukrainien dans un tramway à Poznań et ont attaqué un homme de 60 ans qui l'avait défendu. Le think-tank Res Futura a rapporté qu'en mai, les publications anti-ukrainiennes sur les réseaux sociaux ont grimpé en flèche tandis que les commentaires pro-immigrés ont presque disparu. Plusieurs partis d'extrême droite polonais et certaines figures au sein de Droit et Justice (PiS) ont adopté des positions de plus en plus critiques envers l'aide militaire à l'Ukraine et les avantages pour les réfugiés ukrainiens, un changement que les observateurs nationaux lient à la récente recrudescence des attaques.
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Sources et contexte
- wiadomosci.radiozet.plTusk mówił o ataku na parę z Ukrainy we Wrocławiu. Nagle zwrócił się do Nawrockiego
- FAKT24.plNagranie mrozi krew w żyłach. Donald Tusk pilnie apeluje do prezydenta
- NIEZALEZNA.PLTusk znów próbuje powiązać chuliganerię z prawicą. ''Zwracam się do prezydenta''
- TVN24Donald Tusk z apelem do prezydenta po pobiciu Ukraińców. "Proszę przestać milczeć"
- Anastazja
- Ukrainienne de 20 ans agressée à Wrocław
- Maksym
- Ukrainien de 21 ans agressé à Wrocław
- Donald Tusk
- Premier ministre de Pologne
- Karol Nawrocki
- Président de la Pologne
- Jarosław Kaczyński
- chef du parti Droit et Justice (PiS)
- Marcin Kierwiński
- Ministre polonais de l'Intérieur
- Radosław Sikorski
- Ministre polonais des Affaires étrangères
- Tomasz M.
- Suspect de 27 ans inculpé pour agression
- Adam C.
- Suspect de 45 ans et ex-détenu arrêté alors qu'il fuyait
- Lieux
- Wrocław
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