Les villes de Hesse doublent leurs budgets d’arrosage des parcs alors que le changement climatique allonge les périodes de sécheresse
La facture d’arrosage des jeunes arbres de Francfort est passée de 187 000 € à 447 000 € en cinq ans, et Kassel affirme ne plus pouvoir arroser suffisamment pour éviter les dégâts.
Les villes allemandes de Francfort et de Kassel peinent à maintenir leurs parcs verts alors que les étés plus chauds et plus secs accroissent les besoins en arrosage. Les deux villes ont dû augmenter fortement leurs dépenses et leurs effectifs, et à Kassel, la ville affirme qu’elle ne peut toujours pas arroser assez pour éviter les dégâts.
Francfort triple son budget d’arrosage
À Francfort, seuls les jeunes arbres sont arrosés, environ 8 000 arbres sur 1 600 hectares. Chacun reçoit environ 200 litres par cycle d’arrosage. La fréquence dépend de la météo. Christian Dienst, du service des espaces verts de la ville, indique que les arbres « ne survivraient pas sans eau ».
Sans eau, les arbres ne survivraient pas.
Le coût a plus que doublé en cinq ans : 187 000 € en 2021, 361 000 € en 2022, et 447 000 € en 2025. Dienst attribue cela au changement climatique et au fait que les jeunes arbres sont désormais arrosés jusqu’à leur cinquième année, alors qu’auparavant seules les deux premières années nécessitaient une irrigation.
- 2021
- 187000 €
- 2022
- 361000 €
- 2025
- 447000 €
Kassel double ses effectifs et reste en deçà des besoins
Kassel, au nord du Land, connaît des difficultés similaires. La saison d’arrosage s’est étendue d’avril jusqu’à octobre, et le nombre d’employés ainsi que de véhicules d’arrosage a dû doubler. Un porte-parole de la ville a déclaré qu’il faudrait arroser bien davantage, mais que le manque de personnel et de moyens financiers rend cela impossible.
Il faudrait en réalité arroser beaucoup plus, mais cela n’est pas possible en raison d’un manque de personnel et de moyens financiers.
La ville prévoit désormais des dégâts sur la végétation et la perte d’arbres, car un arrosage insuffisant rend les parcs vulnérables à la chaleur et à la sécheresse.


