
America à 250 ans : 77% pensent que les pères fondateurs seraient déçus alors que Trump organise un meeting MAGA face aux rebuffades de la Cour suprême
Pour le 250e anniversaire de la Déclaration d'indépendance, les États-Unis traversent une crise de confiance : 77% des citoyens estiment que les pères fondateurs seraient déçus, et le président Trump organise un meeting politique de grande envergure pour s'approprier le récit patriotique.
Une célébration sous tension
Le président Trump a marqué le 250e anniversaire de la Déclaration d'indépendance par ce que son administration a qualifié de meeting politique « ENORME », faisant de cette journée une tribune personnelle pour son programme Make America Great Again. L'événement, organisé quatre mois avant les élections de mi-mandat et en pleine guerre non résolue avec l'Iran, a mêlé les célébrations du 4 juillet à l'iconographie MAGA, une initiative que les critiques ont qualifiée de détournement d'une fête nationale à des fins partisanes.
Nous nous trouvons dans une situation où la Constitution elle-même a échoué, où ses institutions fondamentales ne fonctionnent pas très bien et où ces institutions ignorent ou ne respectent pas leurs obligations constitutionnelles.
Les garde-fous institutionnels
Alors même que le meeting se déroulait, la Cour suprême a infligé deux revers à la Maison-Blanche cette semaine. La Cour, pourtant dominée par les conservateurs, a refusé de laisser Trump supprimer le droit du sol par décret et a statué que le dépouillement des bulletins de vote par correspondance pouvait se poursuivre après la fermeture des bureaux de vote, préservant ainsi les mécanismes électoraux. Par ailleurs, le Sénat a porté un coup à la stratégie moyen-orientale du président lorsque quatre élus républicains ont fait défection pour refuser à l'exécutif des pouvoirs de guerre unilatéraux, signe que la discipline de parti a ses limites.
Crise de confiance
Trois sondages récents dressent le tableau d'un profond pessimisme national. Une enquête Gallup révèle que 77% des Américains estiment que les pères fondateurs seraient déçus de l'état actuel du pays, le niveau le plus élevé jamais enregistré, contre 71% en 2013 et seulement 42% en 2001. Seuls 19% se disent satisfaits. Une étude du Pew Research Center datant de mai ajoute que près de deux Américains sur trois pensent que les plus beaux jours de la nation sont déjà derrière elle.
- 2001
- 42 %
- 2013
- 71 %
- 2026
- 77 %
Jack N. Rakove, professeur émérite à Stanford et lauréat du prix Pulitzer, décrit le moment comme une crise constitutionnelle dans laquelle les institutions fondamentales ignorent leurs obligations. La cote de popularité globale de Trump oscille sous la barre des 40%, même s'il conserve plus de 80% de soutien chez ses électeurs les plus fidèles.
Un nom venu de 1776
Le nom même d'« États-Unis d'Amérique » pourrait avoir une origine espagnole. Des recherches historiques citées par le Conseil hispanique suggèrent que Luís de Unzaga, gouverneur espagnol de la Louisiane, a adressé en 1776 une lettre au général Charles Lee en l'appelant « General de los Estados Unidos Americanos », première utilisation documentée du nom moderne du pays par une puissance européenne.


