
Le procureur d’Athènes recommande l’acquittement des policiers dans le procès pour viol d’Omonia, invoquant des doutes sur le consentement
Un procureur d’Athènes a recommandé l’acquittement de trois policiers accusés d’avoir violé une jeune femme de 19 ans dans le commissariat d’Omonia en 2022, arguant que les preuves n’établissent pas au-delà de tout doute que les actes sexuels étaient non consentis.
Contexte de l’affaire
L’affaire remonte à la nuit du 11 octobre 2022, lorsque la jeune femme de 19 ans a abordé deux policiers en patrouille dans le quartier de Thiseio à Athènes pour leur signaler un problème au restaurant où elle travaillait. Selon son témoignage, les agents l’ont emmenée au commissariat d’Omonia et l’y ont violée. Les trois prévenus – deux accusés de viol en réunion et un de complicité – ont affirmé que les actes sexuels étaient consentis, qualifiant leurs actions d’erreur.
Recommandation du procureur
Le 8 juillet 2026, le procureur de la cour d’assises d’Athènes a proposé l’acquittement des trois officiers pour les accusations criminelles. Le procureur a soutenu que les preuves n’établissaient pas au-delà d’un doute raisonnable que les actes sexuels étaient non consentis, citant de graves lacunes, contradictions et incohérences dans le témoignage de la plaignante.
L’acte sexuel a été prouvé, mais il n’a pas été prouvé qu’il n’y avait pas de consentement.
Cependant, le procureur a demandé à la cour de condamner l’un des agents pour violation des lois sur la protection des données personnelles, car il avait filmé la rencontre dans les vestiaires du commissariat.
Raisonnement sur le consentement
Le procureur a détaillé pourquoi le récit de la plaignante n’établissait pas l’absence de consentement. Il a noté que son comportement ne correspondait pas à celui d’une victime effrayée par la violence : elle n’a pas dit « non », n’a montré aucun refus et n’a pas quitté la pièce même lorsqu’elle était seule, la porte étant entrouverte et déverrouillée. Elle n’a pas appelé à l’aide, alors qu’un bureau dédié aux violences domestiques se trouvait à côté.
Elle n’a pas dit « non », n’a pas montré de refus. Elle n’a pas quitté la pièce même lorsqu’elle était seule, bien que la porte soit entrouverte et déverrouillée. Elle n’a pas crié à l’aide.
Le procureur a également déclaré qu’un changement d’avis après l’acte ne retire pas rétroactivement le consentement.
Critique des policiers
Tout en recommandant l’acquittement pour les accusations pénales, le procureur a vivement critiqué la conduite des agents. Il a qualifié leurs actions d’indécentes et de répréhensibles, affirmant qu’ils avaient discrédité le service de police et commis de graves fautes disciplinaires. Même si les contacts sexuels étaient consentis, a-t-il soutenu, les agents auraient dû protéger la jeune femme et défendre la dignité du service.
Ils se sont comportés de manière indécente. Ce qu’ils ont fait est répréhensible. Ils ont exposé et discrédité le service. Même si les contacts étaient consentis, ils auraient dû protéger la fille et préserver le prestige du service.
Réaction publique et état du procès
Les déclarations du procureur ont suscité des réactions dans l’audience. Il a répondu en soulignant que le rôle de la cour est de juger la responsabilité pénale, non les mœurs, et que les aspects disciplinaires avaient déjà été traités. Le procès se poursuit, les avocats de la défense présentant actuellement leurs arguments.
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- Le procureur recommande l’acquittement pour les accusations de viol, invoquant des doutes sur le consentement


