
L'État fédéral et les Länder s'accordent sur un partage des coûts à 80 % pour les lois fédérales à partir de septembre
Le chancelier Friedrich Merz et les 16 ministres-présidents des Länder se sont mis d'accord pour que l'État fédéral prenne en charge 80 % des coûts de mise en œuvre de ses propres lois dépassant un seuil de 200 millions d'euros, une réforme longtemps réclamée par les communes.
L'accord
Après des mois de conflit, les dirigeants fédéraux et des Länder ont scellé un accord le 25 juin 2026. L'État fédéral prendra en charge 80 % des coûts que les nouvelles lois fédérales imposent aux Länder et aux communes. Ce mécanisme, connu sous le nom de Veranlassungskonnexität (le principe selon lequel « qui commande paie »), entrera en vigueur le 1er septembre 2026.
L'offre de 80 % est un signal en faveur d'une solution.
Le seuil et le champ d'application
L'accord prévoit un seuil de matérialité : le partage des coûts ne s'applique que lorsqu'une seule loi fédérale entraîne des coûts de mise en œuvre supérieurs à 200 millions d'euros pour les Länder et les communes. Les Länder avaient initialement proposé un seuil plus bas, de 125 millions d'euros, et souhaitaient étendre la règle aux obligations d'origine européenne, une discussion qui se poursuivra avec Berlin.
L'État fédéral ne doit pas pouvoir se défausser en disant que l'Europe a décidé quelque chose.
- Les ministres-présidents des Länder finalisent une position commune exigeant une couverture fédérale des coûts à 80 % avec un seuil de 125 millions d'euros.
- Les dirigeants rencontrent le chancelier Friedrich Merz pour des négociations à la chancellerie fédérale à Berlin.
- Annonce de l'accord : l'État fédéral prendra en charge 80 % des coûts au-dessus d'un seuil de 200 millions d'euros à partir du 1er septembre 2026.
Pression sur les budgets communaux
Trois lois fédérales ont été particulièrement coûteuses pour les collectivités locales ces dernières années : la Bundesteilhabegesetz (loi fédérale de participation élargissant les droits des personnes handicapées), la loi sur l'aide à l'enfance et à la jeunesse, et la loi sur l'avance sur pension alimentaire. Les coûts dans les services sociaux et l'aide à la jeunesse ont, selon les mots de Schnieder, été tirés « toujours plus haut », mettant à mal les finances communales.
Réforme de l'impôt sur le revenu et demandes des Länder
Lors de la même conférence, les ministres-présidents des Länder ont exigé une implication plus précoce et plus approfondie dans la réforme prévue de l'impôt fédéral sur le revenu. La coalition noire-rouge vise à alléger la charge des bas et moyens revenus à partir de 2027. Les Länder ont rappelé à Berlin que toute réforme fiscale ne doit pas devenir un fardeau financier pour les communes ou les Länder eux-mêmes. Un précédent bonus de soulagement fédéral allant jusqu'à 1 000 euros par employé, exonéré d'impôt et de cotisations jusqu'à la mi-2027, avait déjà été bloqué au Bundesrat en raison des coûts supplémentaires qu'il aurait reportés sur les Länder.
