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Diplomatie·-3 h

Les Émirats auraient débloqué des milliards pour l'Iran alors que les négociations de paix avancent, avant de démentir

Des sources de Reuters ont indiqué que les Émirats arabes unis avaient accepté de libérer jusqu'à 20 milliards de dollars de fonds iraniens gelés pour mettre fin aux attaques contre leur territoire, une première tranche ayant déjà été versée. Le ministère émirati des Affaires étrangères a immédiatement qualifié ces informations de fausses.

Un changement tactique après les attaques

Les Émirats arabes unis ont accepté de débloquer des milliards de dollars pour l'Iran, une décision que quatre sources ont décrite comme un changement tactique après des semaines d'attaques iraniennes contre le riche État du Golfe pendant la guerre plus large entre les États-Unis, Israël et l'Iran. Cette initiative, non rapportée auparavant, coïncide avec la phase finale des négociations entre Washington et Téhéran pour mettre fin à la guerre. Deux sources régionales ont déclaré à Reuters que les Émirats avaient accepté de libérer au total 10 milliards de dollars ; deux autres ont évoqué un montant de 20 milliards de dollars. Une source au courant de l'arrangement a indiqué qu'une première tranche de plus de 3 milliards de dollars avait déjà été rendue disponible. Reuters n'a pas pu déterminer si ces fonds appartiennent aux Émirats ou proviennent de comptes iraniens bloqués depuis longtemps dans le système bancaire émirati.

La politique étrangère des Émirats est guidée par la promotion de la désescalade et la réduction des tensions dans la région, tout en favorisant une paix et une stabilité durables.

UAE official

La dernière attaque iranienne directe contre les Émirats a eu lieu le 4 mai, lorsque des missiles et des drones ont frappé le port de Fujaïrah, dans le golfe d'Oman, vidant les hôtels de Dubaï et ébranlant la réputation de sécurité qui est au cœur de son économie.

Principaux événements autour de l'accord présumé EAU-Iran sur les fonds
  1. L'Iran attaque le port émirati de Fujaïrah avec des missiles et des drones, la dernière frappe directe contre le pays.
  2. Reuters rapporte que les Émirats ont accepté de débloquer des milliards de fonds iraniens ; une première tranche de 3 milliards de dollars déjà versée.
  3. Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif annonce l'approbation du texte de l'accord de paix américano-iranien.
  4. Le vice-président JD Vance déclare que les fonds ne seront pas libérés pour la seule signature, mais liés aux résultats.
  5. Le ministère émirati des Affaires étrangères dément le rapport de Reuters, le qualifiant de « complètement faux et infondé ».

Ce que disent les sources

Deux sources régionales ont déclaré à Reuters que les Émirats avaient accepté de libérer 10 milliards de dollars au total, dont plus de 3 milliards déjà versés. Deux autres sources ont évoqué un montant total de 20 milliards de dollars, ajoutant que cette décision avait été prise en échange de l'arrêt des attaques iraniennes. Reuters n'a pas pu déterminer si ces fonds appartiennent aux Émirats eux-mêmes ou à des recettes pétrolières iraniennes gelées depuis longtemps dans les banques émiraties. Aucune des sources n'a accepté d'être identifiée. Ce rapport a suscité des réactions immédiates : la Maison-Blanche n'a pas commenté dans l'immédiat, et les autorités iraniennes n'ont pas répondu aux demandes de commentaires.

Démenti des Émirats

Quelques heures après le rapport de Reuters, le ministère émirati des Affaires étrangères a publié un démenti catégorique. Afra al-Hameli, directrice du département de communication stratégique au sein du ministère, a écrit sur X tard vendredi soir :

Ces affirmations sont complètement fausses et infondées, et aucun fonds iranien gelé n'a été dégelé, transféré ou transité par les Émirats.

Le démenti n'a pas directement répondu aux sources de Reuters, mais a rejeté l'ensemble du récit d'un arrangement financier.

Négociations de paix et position américaine

Le vice-président JD Vance a déclaré plus tôt vendredi que les fonds gelés ne seraient pas libérés pour l'Iran simplement pour la signature d'un accord ou la participation à une réunion. Il a ajouté que l'accord potentiel est structuré de manière à garantir que les avantages économiques ne seront accordés à Téhéran que s'il respecte ses obligations. Par ailleurs, le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, un médiateur clé, a annoncé le même jour que les États-Unis et l'Iran avaient approuvé le texte final d'un accord de paix.

La paix n'a jamais été aussi proche qu'elle ne l'est maintenant.

Un responsable américain a déclaré à l'AFP que Washington était « confiant à 80–85 % » d'un résultat positif.

Implications régionales

L'arrangement rapporté signale un virage par rapport à l'animosité ouverte qui caractérisait les relations entre les Émirats et l'Iran pendant la guerre, lorsque les attaques iraniennes avaient chassé les expatriés de Dubaï et nui à la réputation de stabilité du pays. On ignore toujours si les fonds sont des actifs émiratis ou des recettes iraniennes bloquées par les sanctions américaines. Les rapports contradictoires et le démenti rapide des Émirats soulignent la sensibilité de tout canal financier entre les États du Golfe et Téhéran alors que les négociations de cessez-le-feu entrent dans leur phase finale et fragile.

Dubaï · Téhéran

3 sources

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