La police française a arrêté dans la nuit de vendredi à samedi un adolescent de 17 ans, ressortissant sénégalais, qui aurait tenté d’allumer un engin explosif artisanal devant les locaux de Bank of America, rue de la Boétie, dans le 8e arrondissement de Paris. Un deuxième individu, filmant ou photographiant l’opération à l’aide d’un téléphone portable, a pris la fuite et n’avait pas été retrouvé samedi soir. Le Parquet national antiterroriste a ouvert une enquête et repris immédiatement le dossier.

Arrestation dans le 8e arrondissement

Un mineur de 17 ans a été interpellé vers 3 h 25 à 3 h 30 devant les bureaux de Bank of America, rue de la Boétie, à Paris.

Recrutement allégué via Snapchat

Le suspect dit avoir été recruté sur Snapchat et avoir reçu la promesse de 600 euros pour participer à l’attaque.

Enquête antiterroriste ouverte

Le PNAT a repris le dossier et la DGSI a été saisie avec la section antiterroriste de la police judiciaire parisienne.

Piste internationale à l’étude

Les autorités examinent un possible lien avec des menaces iraniennes contre des intérêts américains et israéliens en Europe.

La police française a arrêté dans la nuit de vendredi à samedi un adolescent de 17 ans, ressortissant sénégalais, qui aurait tenté d’allumer un engin explosif artisanal devant les bureaux de Bank of America, rue de la Boétie, dans le 8e arrondissement de Paris, déjouant ce que les autorités ont décrit comme une attaque terroriste violente. L’interpellation a eu lieu vers 3 h 25 à 3 h 30, heure locale, selon les informations de Le Parisien et de l’AFP. Une deuxième personne, qui filmait ou photographiait l’opération depuis l’autre côté de la rue à l’aide d’un téléphone portable, a pris la fuite à pied et restait recherchée samedi soir. La banque a confirmé avoir été informée de la situation et a indiqué qu’aucun de ses employés n’avait été blessé, l’incident s’étant produit alors que les locaux étaient fermés. Le Parquet national antiterroriste a immédiatement repris l’affaire et confirmé l’ouverture d’une enquête formelle.

Le suspect affirme avoir été recruté sur Snapchat pour 600 euros Au cours de son audition, le suspect placé en détention a déclaré avoir 17 ans et être de nationalité sénégalaise, même si les autorités ont précisé que son identité restait à vérifier. Il a expliqué aux enquêteurs avoir été recruté via la plateforme de réseau social Snapchat et s’être vu promettre 600 (euros) — une somme de 600 euros pour mener l’attaque. Il a aussi affirmé avoir été conduit sur place par un homme en voiture, alors que, selon les premières constatations, les deux hommes étaient arrivés à pied devant l’immeuble de la banque. Tandis que le suspect déposait l’engin près de l’entrée, son complice s’est éloigné pour filmer la scène sur un téléphone portable. Des policiers en patrouille sont intervenus au moment où le suspect tentait d’allumer le dispositif avec un briquet, empêchant la détonation. Le suspect a aussi donné une adresse en Seine-Saint-Denis, en banlieue parisienne.

L’engin contenait un bidon de carburant et une charge de poudre explosive L’engin explosif improvisé se composait d’un récipient transparent de cinq litres rempli d’un liquide non identifié, décrit par des sources comme étant vraisemblablement un hydrocarbure ou du carburant, associé à un système d’allumage. La charge explosive était composée d’environ 650 grammes de poudre, contenue dans ce qu’une source a décrit comme un pétard utilisé comme amorce, selon l’AFP. Une source citée par Rzeczpospolita a décrit le volume de liquide comme étant de quatre litres et la poudre comme pesant 750 grammes, mais la majorité des sources ont fait état de 650 grammes et de cinq litres. L’ensemble du dispositif a été sécurisé puis remis aux experts en police scientifique du laboratoire de la police parisienne pour analyse complète. La DGSI, service français de renseignement intérieur, a été saisie de l’enquête aux côtés de la section antiterroriste de la police judiciaire parisienne.

Attaque contre Bank of America à Paris — Principales étapes: — ; — ; — ; —

Les autorités examinent un possible lien avec le conflit au Moyen-Orient Le ministre français de l’Intérieur, Laurent Nuñez, qui est aussi préfet de police et responsable de haut rang du suivi des forces de sécurité, a salué l’intervention de la police dans un message publié sur le réseau social X. „Bravo à la cellule d’intervention rapide de la préfecture de police, dont l’action a permis de faire échouer une attaque terroriste violente à Paris la nuit dernière.” — Laurent Nuñez via Reuters Il a ajouté que la vigilance restait à un niveau plus élevé que jamais et que les forces de sécurité et de renseignement étaient pleinement mobilisées sous son autorité dans ce qu’il a appelé le « contexte international actuel ». Plus tôt dans la semaine, Laurent Nuñez avait déclaré que les autorités avaient renforcé la protection rapprochée des personnalités de l’opposition iranienne et accru la sécurité autour de sites liés aux intérêts des États-Unis et à la communauté juive. Selon l’AFP, les autorités examinent un possible lien avec des menaces iraniennes contre des institutions israéliennes et américaines en Europe, dans le contexte de la campagne militaire américano-israélienne en cours contre l’Iran. Plusieurs sources ont décrit l’incident comme la première attaque visant des intérêts américains en Europe depuis le début du conflit au Moyen-Orient à la fin de février 2026.

La campagne militaire américano-israélienne contre l’Iran, connue sous le nom d’opération Epic Fury, a commencé le 28 février 2026 avec des frappes qui ont tué le guide suprême iranien Ali Khamenei. Depuis, des milices soutenues par l’Iran ont mené des attaques de représailles contre des bases militaires américaines dans des pays arabes et une milice a frappé une base au Kurdistan irakien avec un drone, tuant un soldat français, selon l’AFP. Depuis le déclenchement du conflit, les autorités françaises ont multiplié les avertissements appelant à une vigilance maximale pour protéger les dissidents iraniens, les sites juifs et les cibles liées aux États-Unis ou à Israël, toutes identifiées comme des cibles potentielles d’attaques terroristes.

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