Le président américain Donald Trump a vivement critiqué mardi les alliés européens ayant refusé de participer à l'opération « Epic Fury » menée avec Israël contre l'Iran. Face aux pénuries de carburant, il a enjoint les pays concernés, dont le Royaume-Uni et la France, à s'approvisionner auprès des États-Unis ou à intervenir directement dans le détroit d'Ormuz.
Critiques de Trump
Le président américain a publiquement dénoncé le refus du Royaume-Uni et de la France de soutenir l'opération militaire contre l'Iran.
Choc pétrolier
Les prix du Brent ont atteint 118 dollars pour les contrats à terme suite au blocus du détroit d'Ormuz par Téhéran.
Rupture diplomatique
Plusieurs pays européens, dont l'Espagne et l'Italie, ont limité l'accès à leur espace aérien ou à leurs bases pour les opérations américaines.
Plan de paix
Washington aurait transmis une proposition en 15 points à l'Iran via le Pakistan pour mettre fin aux hostilités.
Le président des États-Unis, Donald Trump, a publiquement réprimandé mardi les alliés européens ayant décliné toute participation à l'opération « Epic Fury », la campagne militaire conjointe américano-israélienne contre l'Iran. S'adressant aux nations confrontées à des pénuries de kérosène, il leur a conseillé soit d'acheter du pétrole américain, soit de mener leurs propres saisies dans le détroit d'Hormuz. Sur sa plateforme Truth Social, Donald Trump a nommément désigné le Royaume-Uni pour son refus de s'associer à ce qu'il a qualifié de « décapitation de l'Iran ». Il a averti que Washington ne défendrait plus les intérêts des alliés ne s'étant pas tenus aux côtés des États-Unis durant cette campagne. Cette déclaration intervient alors que le baril de Brent européen s'échangeait à environ 107 dollars mardi après-midi — les contrats à terme pour mai grimpant à 118 dollars — tandis que le WTI américain avoisinait les 103 dollars. L'Iran a de fait fermé le détroit d'Ormuz en réponse aux frappes du 28 février, provoquant une hausse brutale des prix de l'énergie et limitant la disponibilité du carburant d'aviation en Europe. Les messages de Trump sur Truth Social visent Londres et ParisLa première publication de Donald Trump visait l'ensemble des pays incapables d'obtenir du kérosène en raison du blocus iranien, citant le Royaume-Uni comme exemple principal.„À tous ces pays qui ne peuvent pas obtenir de carburant pour avion à cause du détroit d'Ormuz, comme la Grande-Bretagne par exemple, qui a refusé de participer à la décapitation de l'Iran, j'ai une suggestion : Premièrement, achetez aux États-Unis, nous en avons beaucoup ; et deuxièmement, faites preuve d'un courage tardif, allez dans le détroit, et PRENEZ-LE, tout simplement.” — Donald Trump via Business InsiderQuelques minutes plus tard, un second message a ciblé spécifiquement la France, accusant Paris d'avoir interdit le survol de son territoire aux avions militaires américains transportant des armes pour Israël.„La France n'a pas autorisé les avions à destination d'Israël, chargés d'équipements militaires, à survoler son territoire. La France s'est montrée TRÈS PEU COOPÉRATIVE concernant le « Boucher de l'Iran », qui a été éliminé avec succès ! Les États-Unis ne l'OUBLIERONT PAS !!!” — Donald Trump via wiadomosci.radiozet.plReuters a confirmé mardi que la France avait effectivement refusé des droits de survol. L'agence a également établi que l'Italie avait décliné la semaine dernière une demande d'atterrissage d'avions militaires américains à la base de Sigonella en Sicile, au motif que Washington n'avait pas sollicité d'accord préalable auprès de Rome. L'Espagne a par ailleurs confirmé avoir informé Washington, dès le début du conflit, de la fermeture de son espace aérien et de l'indisponibilité des bases de Rota et de Moron pour toute action contre l'Iran, jugée illégale par Madrid. Hegseth laisse entendre un retrait américain de la mission à OrmuzLe secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a complété les propos présidentiels lors d'un point presse, affirmant que « le monde devrait être prêt à agir » concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, selon RMF24. Cette remarque suggère un possible changement de posture américaine, bien que sa portée exacte reste floue puisque les alliés de l'OTAN n'ont reçu aucune invitation formelle pour discuter d'une présence occidentale conjointe dans le Golfe. Selon le Wall Street Journal, Donald Trump aurait confié à ses conseillers être prêt à mettre fin au conflit avec l'Iran même si le détroit reste largement fermé, des évaluations ayant conclu qu'une mission de réouverture prolongerait les hostilités au-delà des quatre à six semaines initialement prévues. Le New York Times rapporte que les États-Unis ont transmis, via le Pakistan, un 15 (points) — plan de paix en quinze points à l'Iran, exigeant notamment la réouverture du détroit, l'arrêt du soutien aux milices régionales et la fin de l'enrichissement d'uranium sur les sites de Natanz et Fordow. Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaeil Baqaei, a qualifié lundi ces exigences de « largement excessives, irréalistes et sans fondement », selon polsatnews.pl.Pétrole Brent (comptant) : 107, Pétrole WTI (comptant) : 103, Pétrole Brent (contrats à terme mai) : 118L’opération « Epic Fury », campagne militaire conjointe américano-israélienne contre l'Iran, a débuté le 28 février 2026. Le Guide suprême iranien, Ali Khamenei, a été tué lors des premières frappes, son décès ayant été confirmé par Téhéran le 1er mars 2026. En représailles, l'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, par lequel transitent habituellement 20 % des flux mondiaux de pétrole. Mi-mars, Donald Trump a appelé la communauté internationale à lever le blocage. Le 19 mars, six pays (France, Royaume-Uni, Allemagne, Italie, Pays-Bas et Japon) se sont dits prêts à contribuer à la sécurité de la navigation, tentant de mobiliser une coalition élargie d'une trentaine d'économies, sans qu'aucune opération formelle n'aboutisse. Une coalition de six nations annoncée, mais sans action concrèteMalgré les tensions diplomatiques, le groupe des six pays s'était déclaré prêt le 19 mars à sécuriser le passage près du détroit d'Ormuz, d'après polsatnews.pl. L'agence AFP rapporte que ces nations ont tenté de bâtir une large coalition internationale pour rouvrir la voie maritime au plus vite. Toutefois, aucune consultation préalable de la part des États-Unis ou d'Israël n'avait précédé les frappes de l'opération Epic Fury. Le G7 a convenu de protéger la navigation, mais seulement après la conclusion de l'intervention américaine, d'après RMF24. Les messages de Donald Trump marquent une rupture nette entre les soutiens de la campagne et les autres, conditionnant désormais l'aide américaine à la participation des alliés. Cet épisode révèle un fossé important entre Washington et plusieurs partenaires européens sur la légalité et l'ampleur de l'offensive, l'Espagne ayant explicitement qualifié les actions militaires américaines d'illégales au regard de son droit national.
Mentioned People
- Donald Trump — 47. Prezydent Stanów Zjednoczonych
- Pete Hegseth — 29. Sekretarz Obrony Stanów Zjednoczonych
- Ali Khamenei — Były Najwyższy Przywódca Iranu, zabity w nalotach w lutym 2026 r.
Sources: 5 articles
- Mocne słowa Trumpa. Nie chce już pomagać Europie. W tle kryzys paliwowy (FAKT24.pl)
- Donald Trump krytykuje Europę. "Idźcie po swoją ropę" (Business Insider)
- Trump o kupowaniu ropy (Nasz Dziennik)
- Trump grozi sojusznikom. "USA nie będą już wam pomagać" (wiadomosci.radiozet.pl)
- "Po prostu ją przejmijcie". Apel Trumpa ws. cieśniny Ormuz (polsatnews.pl)
- "USA już wam nie pomogą". Trump zwraca się do najbliższych sojuszników (rmf24.pl)
- Trump ostro do sojuszników. "Kupujcie od nas albo weźcie sobie z cieśniny Ormuz" (Do Rzeczy)
- Koszmar Trumpa. Jest o krok od klęski (Newsweek Polska)
- USA: Rubio: prowadzimy pośrednie rozmowy z Iranem; osiągniemy cele w ciągu tygodni, nie miesięcy (wnp.pl)
- Trump jest gotowy zakończyć wojnę z Iranem. Co dalej z cieśniną Ormuz? (Polska Agencja Prasowa)