Lors d'une allocution télévisée le 2 avril 2026, le président Donald Trump a affirmé que l'opération militaire américaine contre l'Iran touchait à sa fin. Il a précisé qu'environ deux à trois semaines de frappes intensives seront encore nécessaires pour atteindre les objectifs fixés au début du conflit le 28 février dernier.

Fin d'opération imminente

Le président Trump prévoit la fin des opérations militaires majeures contre l'Iran d'ici deux à trois semaines.

Paralysie du détroit d'Ormuz

Le transit maritime reste bloqué, les États-Unis refusant d'assumer la responsabilité de la réouverture de cette voie stratégique.

Coalition internationale en attente

Une coalition de 35 pays, menée par le Royaume-Uni, conditionne toute intervention à l'établissement d'un cessez-le-feu préalable.

Le président Donald Trump a déclaré, lors d'une allocution nationale le 2 avril 2026, que l'opération militaire américaine contre l'Iran, l'opération Epic Fury, approchait de son terme et nécessiterait encore deux à trois semaines de frappes intensives. M. Trump a affirmé que les forces navales et aériennes iraniennes ont été détruites et que les sites nucléaires du pays ont été anéantis. „Ce soir, la marine iranienne n'existe plus. La marine et l'armée de l'air de Téhéran ont disparu. L'Iran est décimé, nous sommes en train de le démanteler.” — Donald Trump via ANSA M. Trump a présenté cette campagne comme une correction des erreurs commises par les administrations précédentes, déclarant que les États-Unis étaient sur le point de mettre fin à la menace iranienne. L'allocution, prononcée à 3 heures du matin, heure italienne, a été décrite par un responsable de la Maison-Blanche cité par le journal The Hill comme une occasion de souligner les succès militaires, précisant que tous les objectifs fixés avaient été atteints, et dans certains cas dépassés. M. Trump a ouvert son discours en félicitant la NASA pour le lancement de la mission Artemis II avant d'aborder le sujet de la guerre. Paralysie d'Ormuz et recomposition de la géopolitique de l'énergieLe détroit d'Ormuz est pratiquement à l'arrêt pour le transport maritime depuis le début de la guerre le 28 février 2026, entraînant des perturbations majeures de l'approvisionnement en pétrole pour les nations dépendantes des importations. Donald Trump a rejeté toute responsabilité américaine dans la sécurisation de cette voie d'eau, arguant que les États-Unis n'importent pas de pétrole via le détroit et n'ont donc aucune obligation primaire de le rouvrir. „Achetez du pétrole aux États-Unis. Nous en avons en abondance. Nous en avons énormément.” — Donald Trump via ZEIT ONLINE Il a exhorté les pays souffrant actuellement de pénuries de pétrole à assumer eux-mêmes la tâche de sécuriser le détroit, tout en indiquant que Washington apporterait son aide si elle était sollicitée. M. Trump a également déclaré qu'une fois la guerre terminée, le détroit rouvrirait naturellement, présentant la fermeture comme une conséquence temporaire des hostilités plutôt que comme un problème structurel nécessitant une intervention immédiate. Ses propos ont suscité de vives critiques dans les capitales européennes, dont les gouvernements sont parmi les plus exposés à l'interruption des flux pétroliers du Golfe. Les alliés de l'OTAN qualifiés de « lâches » tandis que Téhéran maintient sa positionDonald Trump a ouvertement exprimé sa déception à l'égard des alliés de l'OTAN, les qualifiant de lâches pour ne pas avoir contribué à la sécurisation du détroit d'Ormuz depuis le début du conflit. Les Gardiens de la révolution iraniens ont, pour leur part, rejeté toute idée d'un changement de contrôle de la voie d'eau, diffusant une déclaration via la télévision d'État réitérant leur position. „La situation dans le détroit d'Ormuz est fermement et totalement sous le contrôle de nos forces navales.” — Gardiens de la révolution iraniens via ANSA Les Gardiens ont déclaré le détroit fermé aux ennemis de l'Iran, contredisant directement l'affirmation de M. Trump selon laquelle l'armée iranienne aurait été rendue inopérante. Par ailleurs, Donald Trump a déclaré qu'il n'envisagerait un cessez-le-feu qu'à la condition que le détroit d'Ormuz soit rouvert, créant une impasse diplomatique où chaque partie conditionne son action à la capitulation de l'autre. Cette confrontation laisse la voie navigable dans un état de contrôle contesté, provoquant des conséquences croissantes sur les marchés mondiaux de l'énergie.La campagne militaire américano-israélienne contre l'Iran, l'opération Epic Fury, a débuté le 28 février 2026. Ali Khamenei, Guide suprême de l'Iran pendant plus de trois décennies, a été tué lors des premières frappes. Son fils, Mojtaba Khamenei, a été nommé Guide suprême le 9 mars 2026. Le détroit d'Ormuz a historiquement servi de point de transit pour une part importante du commerce mondial de pétrole par voie maritime, faisant de sa fermeture l'une des perturbations les plus lourdes de sens pour l'approvisionnement énergétique mondial au cours des dernières décennies. Une coalition dirigée par les Britanniques dans l'attente d'un cessez-le-feuLa Grande-Bretagne s'est placée à la tête d'une coalition de 35 pays cherchant à rouvrir le détroit d'Ormuz, mais le groupe a posé une condition stricte : un cessez-le-feu défini doit d'abord être en place. Sans cette garantie, selon les informations de La Stampa, aucun membre de la coalition n'est prêt à exposer ses forces aux risques d'une opération dans ces eaux contestées. Cette condition crée un paradoxe stratégique dans lequel les pays les plus dépendants du pétrole transitant par Ormuz — les nations européennes en particulier — se trouvent incapables d'agir sans un engagement diplomatique américain, alors que Washington a explicitement refusé de prendre la tête de l'initiative. Des analystes cités par La Stampa ont averti que même si la guerre se termine pour les États-Unis dans les semaines à venir, le conflit pourrait se poursuivre dans la région, Israël étant susceptible d'accélérer ses opérations sur le front libanais tandis que l'Iran resterait affaibli mais avec un régime intact. Les premières estimations citées dans le même rapport suggèrent que les dommages causés aux infrastructures énergétiques du Golfe pourraient prendre au moins dix ans avant d'être réparés pour retrouver les niveaux d'avant-guerre. L'utilisation répétée par Donald Trump d'un calendrier de deux à trois semaines a été caractérisée par La Stampa comme s'apparentant davantage à un espoir qu'à une prévision militaire ferme.35 (pays) — coalition dirigée par le Royaume-Uni pour rouvrir le détroit d'OrmuzOpération Epic Fury — Événements clés: — ; — ; — ; —

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Sources: 15 articles