Lors d'une allocution de 19 minutes depuis la Maison-Blanche le 1er avril 2026, Donald Trump a défendu l'offensive américano-israélienne contre Téhéran. Le président américain a menacé l'Iran de frappes massives sur ses infrastructures électriques si aucun accord diplomatique n'est conclu d'ici deux à trois semaines.

Ultimatum de trois semaines

Donald Trump menace de détruire le réseau électrique iranien si aucun accord n'est trouvé d'ici 14 à 21 jours.

Indépendance énergétique via le Venezuela

Le président affirme que les États-Unis ne dépendent plus du détroit d'Ormuz grâce à la production vénézuélienne sous occupation militaire.

Neutralisation du programme nucléaire

Les autorités américaines affirment avoir détruit les installations nucléaires iraniennes au point de les rendre inaccessibles pour des mois.

Le président des États-Unis, Donald Trump, a prononcé une allocution télévisée de 19 minutes depuis la Maison-Blanche le 1er avril 2026, défendant l'intervention militaire américano-israélienne en cours contre l'Iran. Il a menacé de frapper le pays « extrêmement fort » d'ici deux à trois semaines en l'absence d'accord diplomatique. M. Trump a affirmé que la marine iranienne a été détruite, que son armée de l'air est en ruines et que la majorité des dirigeants du régime sont morts, tout en assurant que les forces américaines sont sur le point d'atteindre leurs objectifs militaires. Ce discours, prononcé dans un contexte de prix mondiaux du pétrole élevés et de baisse de sa cote de popularité, n'a fourni aucun calendrier concret pour la fin des hostilités. Tout en se disant ouvert aux négociations, le président a renouvelé ses menaces d'escalade, envoyant ce que les analystes qualifient de messages contradictoires tant à ses alliés qu'à ses adversaires.

Menace de retour à l'âge de pierre et ultimatum sur les centralesL'avertissement le plus vif de Donald Trump est intervenu à la fin de son intervention, ciblant les infrastructures iraniennes en cas d'échec des pourparlers.

„Nous allons les frapper extrêmement fort dans les deux ou trois prochaines semaines. Nous les renvoyons à l'âge de pierre, là où est leur place.” — Donald Trump via Neue Zürcher Zeitung

Il a spécifiquement prévenu que si aucun accord n'était conclu dans ce délai, les États-Unis frapperaient les centrales électriques iraniennes.

„S'il n'y a pas d'accord pendant cette période, nous frapperons chaque centrale électrique très durement, et probablement de manière simultanée.” — Donald Trump via Neue Zürcher Zeitung

Plus tôt dans la semaine, selon Die Welt, M. Trump avait également menacé de viser les usines de dessalement fournissant l'eau potable, une menace qu'il n'a pas réitérée mercredi. Le quotidien allemand note que le président avait initialement estimé que la guerre durerait de quatre à six semaines ; ce nouveau délai de deux à trois semaines prolongerait donc le conflit au-delà de ses projections initiales. L'organe de presse observe par ailleurs que Donald Trump a déjà fixé des ultimatums de deux semaines dans d'autres conflits, notamment pour le processus de paix russo-ukrainien, sans donner de suite. M. Trump a également décrit la direction iranienne actuelle comme un « groupe moins radical et bien plus raisonnable », suggérant que l'élimination des anciens dirigeants avait modifié le cadre des négociations, bien que Washington n'ait pas formellement identifié les nouveaux chefs de l'Iran.

Le blocage d'Ormuz minimisé, les alliés européens mis au défiDonald Trump a abordé la fermeture du détroit d'Ormuz en affirmant que les États-Unis ne dépendent plus de cette route pour leurs besoins énergétiques. Il a mis en avant une indépendance énergétique américaine renforcée par une coopération avec le Venezuela. Il a exhorté les pays européens et asiatiques dépendant du pétrole du Golfe à prendre eux-mêmes la responsabilité de la réouverture et de la sécurité de la voie navigable.

„Nous n'importons pas de pétrole par le détroit d'Ormuz, nous n'en avons pas besoin. Les pays qui le reçoivent d'Ormuz devraient se rendre dans le détroit et s'en charger eux-mêmes.” — Donald Trump via ANSA

Les Gardiens de la révolution iraniens ont directement contredit cette version dans une déclaration diffusée par la télévision d'État iranienne, affirmant que le détroit reste sous leur contrôle.

„La situation dans le détroit d'Ormuz est fermement et totalement sous le contrôle de nos forces navales.” — Iranian Revolutionary Guards via ANSA

Des analystes cités par Reuters avertissent que l'Iran conserve un levier de négociation majeur tant qu'il contrôle ce détroit stratégique. La Neue Zürcher Zeitung souligne que ni les alliés européens ni les alliés asiatiques des États-Unis ne semblent disposer des capacités militaires indépendantes pour prendre le contrôle de la zone, car la marine des Gardiens de la révolution dispose toujours de missiles de longue portée et de drones. Les alliés occidentaux, qui n'avaient pas été consultés avant le début des hostilités, refusent pour l'instant de rejoindre le conflit.

La menace nucléaire jugée contenue, félicitations pour Artemis IIM. Trump a débuté son allocution en félicitant la NASA pour le lancement de la mission Artemis II, intervenu le jour même, avant de revenir sur la guerre. Concernant le programme nucléaire de Téhéran, il a affirmé que la menace d'un Iran doté de l'arme atomique avait été neutralisée.

„Les installations nucléaires que nous avons détruites avec les bombardiers B-2 ont été frappées si fort qu'il faudrait des mois pour s'approcher de la poussière nucléaire.” — Donald Trump via Neue Zürcher Zeitung

Il a ajouté que les États-Unis maintenaient une surveillance satellite sur les sites et répondraient par des frappes de missiles à tout mouvement suspect. M. Trump a également évoqué l'occupation militaire de fait du Venezuela, lui attribuant la garantie de l'indépendance énergétique et décrivant les deux pays comme opérant désormais en tant que « partenaires de coentreprise » pour la production d'hydrocarbures. La presse européenne a accueilli ce discours avec scepticisme : Watson.ch a noté que le président n'a fait que répéter des arguments avancés depuis le début de la guerre le 28 février, tandis que Die Welt a souligné les contradictions internes d'un discours déclarant le pays « pratiquement inoffensif » tout en menaçant de bombardements sans précédent. Reuters rapporte que cette prise de parole a peu de chances de rassurer les marchés financiers, rappelant que ce conflit constitue la plus grande opération militaire américaine depuis l'invasion de l'Irak en 2003 et qu'il bénéficie d'un soutien public limité aux États-Unis.

L'opération Epic Fury, campagne militaire américano-israélienne contre l'Iran, a débuté le 28 février 2026. Ali Khamenei, Guide suprême de l'Iran depuis 1989, a été tué lors des premières frappes. Son fils Mojtaba Khamenei a été nommé Guide suprême le 9 mars 2026. Le conflit représente l'engagement militaire américain le plus important depuis 2003 selon Reuters. La fermeture du détroit d'Ormuz par l'Iran a provoqué ce que Reuters qualifie de pire choc énergétique mondial de l'histoire.

Événements clés : Opération Epic Fury: — ; — ; — ; —

Mentioned People

  • Donald Trump — 47. prezydent Stanów Zjednoczonych
  • Reid Wiseman — astronauta NASA biorący udział w misji Artemis II
  • Victor Glover — astronauta NASA biorący udział w misji Artemis II
  • Christina Koch — astronautka NASA biorąca udział w misji Artemis II
  • Jeremy Hansen — astronauta Kanadyjskiej Agencji Kosmicznej biorący udział w misji Artemis II

Sources: 64 articles