Donald Trump a annoncé lundi une suspension de cinq jours des frappes militaires prévues contre des centrales et des infrastructures énergétiques iraniennes. La décision a provoqué un net rebond sur les marchés financiers mondiaux et une baisse marquée du pétrole, alors que Téhéran a aussitôt nié tout contact direct avec Washington. L’annonce intervient après un ultimatum de 48 heures fixé samedi 21 mars sur le détroit d’Hormuz.

Trump suspend les frappes prévues contre l’Iran

Le président des États-Unis a annoncé un report de cinq jours des frappes militaires envisagées contre des centrales électriques et des infrastructures énergétiques iraniennes.

Les marchés mondiaux réagissent immédiatement

Le DAX allemand a gagné environ 800 points et le Brent a reculé de 114 à 104 dollars le baril en une journée.

Téhéran conteste la version de Washington

L’Iran a démenti l’existence de négociations directes et parlé seulement d’initiatives régionales destinées à réduire les tensions.

Le risque géopolitique reste jugé élevé

Des traders et analystes estiment que la pause n’équivaut pas à un cessez-le-feu et que la situation reste incertaine au Moyen-Orient.

Le conflit dure depuis environ trois semaines

Selon les éléments cités, la campagne Operation Epic Fury a commencé le 28 février 2026 et se poursuit à la fin mars 2026.

Le président des États-Unis, Donald Trump, a annoncé lundi une suspension de cinq jours des frappes militaires prévues contre des centrales électriques iraniennes et des infrastructures énergétiques, déclenchant un large rebond sur les marchés financiers mondiaux et une forte baisse des cours du pétrole brut. M. Trump a indiqué que ce report faisait suite à des « discussions productives » avec l’Iran menées pendant le week-end, mais le gouvernement iranien a aussitôt démenti l’existence de négociations directes. L’annonce est intervenue après que Donald Trump avait lancé, samedi 21 mars, un ultimatum de 48 heures exigeant de Téhéran la réouverture complète du détroit d’Hormuz à toute la navigation. Les versions divergentes de Washington et de Téhéran ont entretenu la prudence des opérateurs, même si les marchés ont progressé, un intervenant cité par le service d’information financière suisse SWI swissinfo.ch décrivant l’annonce comme agissant « comme un baume » pour les investisseurs, tout en estimant qu’il s’agissait probablement seulement d’un « sédatif temporaire ».

Le DAX bondit de 800 points tandis que le pétrole recule de 114 dollars Les marchés financiers mondiaux ont vivement réagi à l’annonce de Donald Trump en milieu de journée, les indices européens enregistrant de solides gains avant que l’enthousiasme ne s’atténue quelque peu à la clôture. Le DAX allemand a gagné environ 800 points pour terminer à 22 782 points, en hausse de 1,8 %. Le SMI suisse a fini en hausse de 0,6 % à 12 389 points, après avoir oscillé entre 12 053 et 12 527 points au cours de la séance. Le CAC français a lui aussi clôturé nettement dans le vert, selon SWI swissinfo.ch. En Suisse, les valeurs sensibles à la conjoncture ont mené la hausse, avec Richemont en progression de 5,1 %, Amrize de 3,3 % et Geberit de 1,9 %. Les prix du pétrole ont nettement reculé : le Brent, qui avait atteint jusqu’à 114 dollars le baril en début de séance, est tombé à 104 dollars le baril lundi soir. 10 (USD per barrel) — Baisse du prix du Brent après l’annonce de Trump

2026-03-23T09:00: 114, 2026-03-23T20:00: 104

L’Iran nie des discussions ; les opérateurs jugent le risque toujours élevé Le gouvernement iranien a rejeté la présentation faite par Donald Trump des échanges du week-end comme des négociations directes, affirmant qu’il ne s’agissait que « d’initiatives de pays de la région pour réduire les tensions ». Donald Trump a ensuite déclaré, dans des entretiens télévisés, que les discussions avaient eu lieu la veille au soir. Robert Halver, responsable de l’analyse des marchés de capitaux chez Baader Bank, a livré une lecture de la situation pour les investisseurs, selon Handelsblatt. Des opérateurs cités par SWI swissinfo.ch ont appelé à la prudence face à cet apaisement, estimant que les risques géopolitiques n’avaient pas disparu et que les dégâts au Moyen-Orient étaient déjà importants. Certains traders ont qualifié le revirement de Donald Trump de « Taco », acronyme de « Trump always chickens out », traduisant leur scepticisme sur la durée de la pause. Les investisseurs redoutaient récemment que les prix du pétrole ne s’installent au-dessus de 120 dollars le baril, un niveau dont des analystes ont averti qu’il aurait des conséquences durables sur l’inflation et la croissance économique. Le moral des consommateurs dans la zone euro s’était déjà dégradé plus que prévu en mars dans ce contexte, selon SWI swissinfo.ch.

Trois semaines de conflit maintiennent les marchés sous tension La campagne militaire américano-israélienne contre l’Iran, baptisée Operation Epic Fury, a commencé le 28 février 2026, lorsque les premières frappes ont tué Ali Khamenei, qui occupait le poste de guide suprême de l’Iran depuis 1989. Mojtaba Khamenei, son fils, a été nommé guide suprême le 9 mars 2026. Selon les reportages cités dans les articles sources, le conflit dure depuis environ trois semaines à la fin du mois de mars 2026. La suspension de cinq jours ne constitue pas un cessez-le-feu et laisse entière la trajectoire générale du conflit. L’ultimatum initial de 48 heures, lancé samedi 21 mars, menaçait de détruire les centrales électriques iraniennes si Téhéran ne rouvrait pas le détroit d’Hormuz. Le prolongement de ce délai de cinq jours marque un net changement de ton, alors même que la posture militaire de fond reste inchangée. Les marchés ont reflété cette incertitude : si la réaction initiale a été très positive, les gains se sont modérés à la clôture à mesure que les participants pesaient les signaux contradictoires de Washington et de Téhéran. La situation, selon un opérateur, demeure « confuse » et le sentiment « nerveux », la solidité de tout progrès diplomatique n’ayant pas encore été confirmée par l’une ou l’autre des parties.

Mentioned People

  • Donald Trump — 47. prezydent Stanów Zjednoczonych
  • Robert Halver — szef analizy rynku kapitałowego w Baader Bank

Sources: 2 articles