L'ex-Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki a officialisé mercredi la création de l'association Rozwój Plus, ralliant près de quarante figures du parti Droit et Justice. Cette initiative a suscité une réaction immédiate de Jarosław Kaczyński, qui menace d'exclure les adhérents des futures listes électorales.
Création de l'association Rozwój Plus
Mateusz Morawiecki lance une structure regroupant près de 40 personnalités de Droit et Justice (PiS).
Menaces de Jarosław Kaczyński
Le chef du PiS menace d'exclure des listes électorales les membres rejoignant cette initiative jugée séparatiste.
Tensions internes au PiS
La direction du parti cède à l'inquiétude face à une possible partition au profit de la coalition de Donald Tusk.
L'ancien Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki a confirmé mercredi soir la fondation de l'association Rozwój Plus, attirant près de 40 responsables politiques liés au parti Droit et Justice, dont les anciens ministres Michał Dworczyk, Janusz Cieszyński, Marcin Horała, Piotr Müller, ainsi que l'ancien président du groupe parlementaire Ryszard Terlecki. Cette démarche a provoqué une réaction vive de la direction du PiS. Le porte-parole du parti, Rafał Bochenek, a déclaré que les associations composées de parlementaires et de membres du parti sont préjudiciables et servent les intérêts du Premier ministre Donald Tusk. Selon les informations de Patryk Michalski, Jarosław Kaczyński a réuni ses proches collaborateurs pour annoncer que les élus du PiS rejoignant l'association de M. Morawiecki ne figureraient pas sur les prochaines listes électorales. L'objectif affiché de l'association, selon Mateusz Morawiecki, est de créer un espace de dialogue et d'échange d'expériences pour soutenir le développement socio-économique de la Pologne. M. Kaczyński a convoqué les parlementaires du PiS par SMS mercredi soir, selon Wirtualna Polska, et une conférence de direction a été programmée jeudi à 13 h 00 au siège du parti, rue Nowogrodzka à Varsovie.
La direction du PiS voit dans cette initiative un cadeau pour Tusk Le porte-parole du PiS, Rafał Bochenek, a publié un communiqué condamnant sans ambiguïté cette initiative, y voyant une menace pour l'unité du parti dans une période charnière. „Nous ne nions à personne le droit de créer des associations, mais elles ne peuvent se fonder sur des parlementaires ou des membres du parti. Une association créée selon une telle formule serait certainement nuisible à l'ensemble de notre camp, menant à sa désintégration. Une telle initiative s'inscrirait dans les plans et les intrigues de M. Tusk et de son entourage, car ce sont eux qui veulent nous diviser. L'heure est aujourd'hui à l'union des patriotes polonais autour de notre candidat au poste de Premier ministre, Przemysław Czarnek” — Rafał Bochenek via Fakt. L'ancien ministre de l'Éducation Przemysław Czarnek a relayé ces critiques, affirmant que « ce n'est pas le moment pour l'égoïsme et le factionnalisme » et prévenant que quiconque « cherche des ennemis à droite » et « place son intérêt au-dessus de celui de la Pologne » ne bénéficierait pas de son soutien. Le directeur des publications de Télévision Republika, Jarosław Olechowski, a rapporté sur la plateforme X que des « députés du PiS terrifiés » l'avaient contacté pour expliquer qu'ils avaient rejoint l'association avant les menaces de M. Kaczyński. M. Olechowski a également noté que l'accélération du lancement de Rozwój Plus coïncidait avec des informations de presse selon lesquelles le parquet envisagerait des poursuites contre M. Morawiecki concernant l'agence RARS. Krzysztof Szczucki, dont le nom apparaît sur la liste des membres, est actuellement suspendu du PiS.
Les partisans défendent une ouverture vers l'électorat centriste Les alliés de M. Morawiecki ont défendu l'initiative, estimant qu'elle sert les intérêts élargis de la droite polonaise. „Co-créer des initiatives qui unissent les patriotes polonais pour le développement du pays est un honneur et un plaisir” — Marcin Horała via TVN24. L'eurodéputé Michał Dworczyk a écrit sur les réseaux sociaux qu'un « large dialogue est le seul moyen de sortir de la guerre polono-polonaise ». Le député Szymon Szynkowski vel Sęk a ajouté que battre Donald Tusk « nécessite diverses formules modernes », décrivant Rozwój Plus comme un tel espace. L'eurodéputée Beata Szydło, ancienne Première ministre, a adopté une position plus réservée sur Radio Zet, affirmant qu'elle ne croyait pas à un départ de M. Morawiecki, tout en avertissant que l'initiative « ne doit pas servir de tremplin à une rupture du regroupement ». „Toute initiative qui élargit notre soutien est un complément à notre travail programmatique et doit être créée” — Beata Szydło via Radio Zet. Mme Szydło a également évoqué la possibilité de futurs pourparlers de coalition avec le Parti paysan polonais après les élections.
L'opposition y voit une tentative de repositionnement au centre Le vice-président de la Diète Piotr Zgorzelski (PSL) a interprété la démarche de M. Morawiecki comme un repositionnement politique calculé. „C'est une remise en cause de la position omnipotente de Jarosław Kaczyński au sein de Droit et Justice. Le leader doit faire face au fait qu'il ne s'agit plus seulement d'une faction, mais peut-être d'un nouveau projet politique” — Piotr Zgorzelski via Polsat News. M. Zgorzelski a affirmé que le PiS avait abandonné le centre politique en se droitisant, un espace que M. Morawiecki tenterait désormais d'occuper. Selon lui, M. Kaczyński évitera d'exclure frontalement son ancien Premier ministre pour ne pas le transformer en martyr politique. Enfin, Newsweek Polska a rapporté que M. Morawiecki disposerait de soutiens dans les cercles MAGA aux États-Unis et de financements pour une éventuelle campagne, ce qui pourrait contraindre M. Kaczyński à la négociation. 38 (membres) — politiques ayant rejoint l'association Rozwój Plus lors de sa création
Mentioned People
- Mateusz Morawiecki — Polski polityk i menedżer; premier Polski w latach 2017–2023.
- Rafał Bochenek — Polski polityk i prawnik; poseł na Sejm oraz rzecznik prasowy Prawa i Sprawiedliwości.
- Przemysław Czarnek — Polski prawnik i polityk; poseł na Sejm i były minister edukacji i nauki.
- Piotr Zgorzelski — Polski polityk i nauczyciel; wicemarszałek Sejmu i przewodniczący klubu parlamentarnego PSL.
- Beata Szydło — Polska polityk i etnograf; posłanka do Parlamentu Europejskiego i była premier Polski.
- Michał Dworczyk — Polski polityk i historyk; poseł do Parlamentu Europejskiego i były szef Kancelarii Prezesa Rady Ministrów.
- Janusz Cieszyński — Polski menedżer i polityk; były sekretarz stanu w Kancelarii Prezesa Rady Ministrów.
- Ryszard Terlecki — Polski historyk i polityk; poseł na Sejm i były przewodniczący klubu parlamentarnego PiS.
Sources: 29 articles
- Mateusz Morawiecki założył stowarzyszenie. Czy Jarosław Kaczyński odpowie? Relacja z konferencji (Rzeczpospolita)
- Morawiecki doprowadzi do rozłamu w PiS? "Dla Tuska otwierają się nowe możliwości" (TOK FM)
- Co zrobi prezes PiS ws. stowarzyszenia Morawieckiego? Ustalenia Polsat News (polsatnews.pl)
- Waldemar Buda w nowym stowarzyszeniu Morawieckiego. To jego koniec w PiS-ie? (Dziennik Łódzki)
- Nowe stowarzyszenie Morawieckiego. Wśród członków także posłowie z Warmii i Mazur (Gazeta Olsztynka)
- Czarnek ws. Morawieckiego musiał zareagować. Nagle padło słowo "zdrada" (naTemat.pl)
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