Le président américain a annoncé une prise de contact imminente entre les dirigeants des deux pays, une première en plus de trois décennies. Si Israël confirme le projet d'échange entre Benyamin Netanyahou et Michel Aoun, les autorités libanaises affirment ne pas avoir été informées officiellement.
Annonce de pourparlers historiques
Donald Trump annonce un premier échange entre les dirigeants israéliens et libanais depuis 1991, prévu pour les 16 ou 17 avril.
Démentis libanais
Beyrouth affirme n'avoir reçu aucune information officielle concernant une rencontre avec la partie israélienne.
Pression militaire maintenue
Malgré les tentatives diplomatiques à Washington, Israël poursuit l'extension d'une zone tampon au sud du Liban et continue ses frappes contre le Hezbollah.
Bilan humanitaire lourd
Près de 2 200 personnes ont perdu la vie en six semaines au Liban, sur fond de destructions massives d'infrastructures.
Le président des États-Unis, Donald Trump, a annoncé sur sa plateforme Truth Social que les dirigeants d'Israël et du Liban s'entretiendront pour la première fois depuis environ 34 ans. Cette rencontre est prévue pour le jeudi 16 ou le vendredi 17 avril 2026. M. Trump a précisé que l'objectif de ce contact est de « créer un espace de respiration entre Israël et le Liban », sans toutefois spécifier l'identité de tous les participants, le lieu ou le format de l'échange. La ministre israélienne de l'Innovation, Gila Gamliel, a confirmé que le Premier ministre Benyamin Netanyahou s'entretiendra avec le président libanais Michel Aoun. Cependant, un responsable du gouvernement libanais a déclaré aux agences de presse AFP et Al Jazeera que Beyrouth n'a « connaissance d'aucun contact prévu avec la partie israélienne » et n'en a « pas été informé par les canaux officiels ». Ni M. Netanyahou ni le Premier ministre libanais Nawaf Salam n'avaient réagi publiquement à cette annonce jeudi matin.
Les discussions de Washington rompent des décennies de silence L'annonce de M. Trump fait suite aux premiers pourparlers diplomatiques directs entre Israël et le Liban depuis des décennies, tenus à Washington le mardi 14 avril 2026, lors d'une rencontre entre les ambassadeurs des deux pays. L'ambassadeur israélien Yechiel Leiter et l'ambassadrice libanaise Nada Hamadeh Moawad ont participé à une session d'environ deux heures qui, selon le Département d'État des États-Unis, n'a pas débouché sur un accord immédiat. Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a qualifié ces discussions de « chance historique ». L'ambassadeur Leiter a évoqué un « échange merveilleux », affirmant que le gouvernement libanais avait clairement indiqué qu'il « ne souhaitait plus être occupé par le Hezbollah ». L'ambassadrice Moawad a décrit les discussions comme « constructives » tout en appelant à un cessez-le-feu, au retour des personnes déplacées et à des mesures pour répondre à la crise humanitaire, selon le Guardian. Les deux parties ont ensuite accepté le principe de poursuivre des négociations directes, bien que le contenu de celles-ci demeure très contesté.
„Le gouvernement libanais a clairement fait savoir qu'il ne souhaitait plus être occupé par le Hezbollah” — Yechiel Leiter via AP
Les derniers pourparlers directs entre les dirigeants d'Israël et du Liban remontent à la conférence de Madrid en 1991, selon NOS. Des négociations bilatérales de paix s'étaient poursuivies jusqu'en 1993, avant de laisser place à des consultations indirectes. L'escalade actuelle fait suite au lancement de l'opération « Epic Fury » le 28 février 2026, date à laquelle Israël et les États-Unis ont entamé des frappes militaires contre l'Iran. Le Hezbollah, soutenu par Téhéran, a par la suite repris ses attaques contre Israël, entraînant des frappes israéliennes massives sur le Liban. Un cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran a été annoncé le 8 avril 2026, mais Israël a maintenu que cet accord ne couvrait pas le Liban et a poursuivi ses opérations militaires dans le pays.
Le Hezbollah rejette les discussions, Netanyahou étend la zone tampon Le Hezbollah n'était pas représenté lors des discussions de Washington, bien que sa branche politique détienne des sièges au gouvernement libanais. Wafiq Safa, un haut responsable du mouvement, a déclaré que le groupe ne se sentirait pas lié par les résultats des négociations. Le Hezbollah exige un retour au cadre de cessez-le-feu de 2024, médié indirectement par les États-Unis, la France et la mission de l'ONU, la FINUL. Parallèlement, M. Netanyahou a affirmé lors d'une allocution télévisée que les objectifs d'Israël dans les négociations sont le désarmement du Hezbollah et la « paix par la force ». Il a également ordonné à l'armée israélienne d'étendre davantage la zone tampon de sécurité dans le sud du Liban. Les soldats israéliens situés au sud du fleuve Litani ont reçu l'ordre d'engager tout combattant du Hezbollah présent dans la zone. Le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, a averti que le sud de Beyrouth « subirait des destructions similaires à celles de Gaza », tandis que le ministre de la Défense, Israël Katz, a soutenu qu'il ne « pouvait y avoir ni maisons ni colonies » dans le sud du Liban. Selon les médias israéliens, le gouvernement n'a pas l'intention d'interrompre les attaques malgré les demandes du Liban, bien qu'Israël ait réduit ses frappes sur Beyrouth sous la pression américaine.
Près de 2 200 morts au Liban, un espoir de trêve fragile Le bilan humanitaire au Liban s'est lourdement aggravé depuis l'intensification du conflit après les frappes du 28 février contre l'Iran. Les autorités libanaises rapportent que près de 2 200 (personnes) — tuées au Liban en six semaines de conflit ont péri, tandis que de larges pans du sud du Liban sont en ruines. L'armée israélienne a déclaré avoir mené 200 attaques sur le Liban pour la seule journée du mercredi 15 avril, selon NOS. Mercredi encore, quatre travailleurs humanitaires ont été tués lors de frappes israéliennes, rapporte Al Jazeera. Des responsables libanais ont confié au Financial Times qu'une annonce de cessez-le-feu était attendue « sous peu », et un haut responsable de l'administration Trump a indiqué au même journal que le président américain « saluerait » une fin des hostilités. L'Iran et le Pakistan, qui a agi comme médiateur, ont insisté pour que le Liban soit inclus dans le cadre de cessez-le-feu conclu entre Téhéran et Washington le 8 avril, une position rejetée par Israël et les États-Unis. Le cadre des Accords d'Abraham a également été cité par un diplomate américain de haut rang, cité par Israel Hayom, comme un objectif à long terme — le Liban pouvant potentiellement rejoindre le processus de normalisation — bien qu'aucun responsable libanais n'ait soutenu cet objectif.
Événements clés de la diplomatie israélo-libanaise en 2026: — ; — ; — ; —
Mentioned People
- Donald Trump — 47. prezydent Stanów Zjednoczonych
- Benjamin Netanyahu — Premier Izraela od 2022 roku
- Michel Aoun — 13. prezydent Libanu w latach 2016–2022
- Marco Rubio — 72. sekretarz stanu USA i pełniący obowiązki doradcy ds. bezpieczeństwa narodowego
- Yechiel Leiter — Ambasador Izraela w Stanach Zjednoczonych
- Wafiq Safa — Urzędnik Hezbollahu
Sources: 11 articles
- Trump kündigt Spitzengespräch zwischen Israel und Libanon an (Deutsche Welle)
- ترامب يؤكد أن رئيس وزراء إسرائيل والرئيس اللبناني سيجريان محادثات مباشرة الخميس (France 24)
- Trump kondigt topoverleg aan tussen Israël en Libanon (NOS)
- Trump duyurdu: İsrail ile Lübnan liderleri buluşuyor (Deutsche Welle)
- Beiroet: geen ontmoeting van leiders Israël en Libanon (NOS)
- Libanon 'niet op de hoogte' van door Trump geannonceerd onderhoud met Israël (NRC)
- USA/ Trump: Przywódcy Izraela i Libanu przeprowadzą rozmowy (Nasz Dziennik)
- Guerre au Moyen-Orient - Le Liban "n'est pas au courant" d'un prochain contact avec Israël (La Libre.be)
- Trump kündigt Spitzentreffen zwischen Israel und Libanon an (Berliner Zeitung)
- Trump: Heute hochrangige Israel-Libanon-Gespräche (newsORF.at)