Makarios Lazaridis, secrétaire d'État au Développement rural et député de la Nouvelle Démocratie, a présenté ses excuses jeudi suite à des révélations sur sa nomination en 2007 au ministère de l'Éducation. Bien que son diplôme universitaire n'ait pas été reconnu à l'époque, il avait été nommé conseiller spécial, un poste requérant des qualifications supérieures à celles qu'il possédait officiellement.

Reconnaissance d'irrégularité

Makarios Lazaridis admet une erreur de classification lors de sa nomination au ministère de l'Éducation en 2007.

Proposition de remboursement

Le secrétaire d'État demande à rembourser l'intégralité des salaires perçus indûment, augmentés des intérêts.

Controverse sur le diplôme

Le poste de conseiller spécial exigeait un diplôme universitaire que l'organisme DIKATSA n'avait pas validé à l'époque.

Contexte politique tendu

Le communiqué a été publié juste avant un débat parlementaire crucial sur l'État de droit en Grèce.

Makarios Lazaridis, secrétaire d'État au Développement rural et à l'Alimentation et député de la Nouvelle Démocratie pour Kavala, a publié jeudi un communiqué écrit reconnaissant une irrégularité lors de sa nomination en tant que conseiller spécial au ministère de l'Éducation en 2007. Il a présenté ses excuses pour son comportement public récent et a sollicité le remboursement intégral, assorti d'intérêts, des sommes indûment perçues. Cette déclaration intervient dans un contexte de controverse politique entourant cette nomination, effectuée alors que son diplôme universitaire n'avait pas été reconnu par l'autorité compétente de l'époque. M. Lazaridis a soutenu que cette erreur de classification s'était produite sans aucune intervention ni choix de sa part. Selon News 24/7, le communiqué a été diffusé peu avant un débat parlementaire sur l'État de droit. L'élu a affirmé n'avoir rien à craindre tout en s'engageant à ne pas laisser ce qu'il qualifie de tentative d'atteinte à sa réputation et à celle de sa famille. L'absence de reconnaissance du diplôme au cœur de l'affaireLe point central de la polémique repose sur la classification de M. Lazaridis comme « conseiller spécial » plutôt qu'en tant qu'« associé spécial » au ministère de l'Éducation en 2007, une distinction impliquant des exigences académiques différentes. Son diplôme n'avait pas été reconnu par le DIKATSA, l'organisme alors chargé d'évaluer les diplômes étrangers, après un audit des documents soumis. Selon les dispositions applicables, M. Lazaridis a précisé qu'il aurait pu être légalement embauché comme « associé spécial » sur la seule base de son diplôme d'études secondaires. Le titre de « conseiller spécial », plus élevé, requiert normalement un diplôme universitaire reconnu. M. Lazaridis a fait valoir que cette classification erronée relevait d'une décision administrative prise sans son implication. À titre de preuve de sa bonne foi, il a évoqué son affectation ultérieure au ministère de la Réforme administrative, où il avait été correctement classé en catégorie DE, correspondant aux diplômés de l'enseignement secondaire, sous l'autorité du ministre de l'époque, Kyriakos Mitsotakis, aujourd'hui Premier ministre. Excuses pour la forme et proposition de remboursementEn préambule de sa déclaration, M. Lazaridis a présenté ses excuses pour les propos tenus ces derniers jours lors de sa défense publique. „Dans un premier temps, je ressens le besoin de m'excuser car, par nécessité de me défendre, je me suis exprimé ces jours passés, à certains moments, d'une manière qui ne correspond ni à mon caractère ni à celui du mouvement auquel j'appartiens depuis mon enfance.” — Makarios Lazaridis via Kathimerini Il a ensuite abordé directement le volet financier en annonçant qu'il demandait lui-même le remboursement intégral des sommes indûment perçues, avec intérêts. „Je n'ai rien à craindre, mais je ne laisserai personne pratiquer un « assassinat » médiatique de mon caractère ou salir ma famille.” — Makarios Lazaridis via SKAI Cette offre de remboursement a été interprétée par News 24/7 comme un aveu indirect d'irrégularité, bien que M. Lazaridis décline toute responsabilité personnelle dans l'erreur de classification. Le communiqué mentionne également son épouse, Athanasia Kotsafti ; l'élu affirme n'avoir jamais caché ses liens politiques et familiaux avec une certaine Vaso Kollia, et précise que les décisions relatives à l'emploi de son épouse ont été prises de manière indépendante après son propre départ du Secrétariat général. Contexte politique : un débat sur l'État de droit au ParlementLe calendrier de cette publication, survenue quelques minutes avant un débat parlementaire sur l'État de droit, a attiré l'attention de médias grecs tels que News 24/7, qui y voient une tentative de limiter les dommages politiques pour le gouvernement et le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis. M. Lazaridis a conclu son propos en réitérant sa loyauté envers l'exécutif actuel et son groupe parlementaire, saluant l'action de M. Mitsotakis pour corriger les dysfonctionnements historiques de l'État grec. Cette affaire illustre les tensions récurrentes au sein de l'administration publique grecque entre les postes de confiance, nommés politiquement, et les qualifications académiques formelles requises. Plusieurs médias, dont Kathimerini, in.gr, SKAI, iefimerida et NewsIT, ont publié l'intégralité du communiqué jeudi matin. Aucune réponse officielle du gouvernement n'avait été signalée au moment de la publication.Les postes de « conseillers spéciaux » et d'« associés spéciaux » dans les ministères grecs sont depuis longtemps source de débats, car ces fonctions sont pourvues à la discrétion des ministres et se terminent avec leur mandat. La distinction entre ces deux titres influe sur la rémunération et le classement, en fonction des diplômes. La reconnaissance des diplômes en Grèce a été gérée par plusieurs organismes successifs, le DIKATSA étant l'autorité en vigueur durant la période concernée.

Mentioned People

  • Makarios Lazaridis — wiceminister rozwoju obszarów wiejskich i żywności oraz poseł Nowej Demokracji z Kawali
  • Kyriakos Mitsotakis — premier Grecji i lider partii Nowa Demokracja

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