Le 31 mars 2026, un juge fédéral a ordonné l'arrêt des travaux de la nouvelle salle de bal de Donald Trump, dont le coût est estimé à 400 millions de dollars. Le magistrat a conclu que le président avait outrepassé ses pouvoirs en démolissant l'aile est sans l'aval du Congrès.

Arrêt judiciaire des travaux

Le juge Richard Leon a suspendu la construction de la salle de bal de 400 millions de dollars, dénonçant une absence d'autorisation du Congrès.

Budget en forte hausse

Le coût du projet a doublé en un an, passant de 200 à 400 millions de dollars, financé par des géants de la tech et de la défense.

Statut de la Maison-Blanche

La décision rappelle que le président est le conservateur temporaire du site et non son propriétaire, limitant son droit de démolition.

Un juge fédéral a ordonné l'interruption des travaux de construction de la salle de bal de Donald Trump à la Maison-Blanche, un projet de 400 millions de dollars, le 31 mars 2026. La justice a estimé que le président avait excédé ses prérogatives en faisant démolir l'aile est historique sans l'autorisation du Congrès. Le juge de district Richard Leon, nommé sous la présidence de George W. Bush, a fait droit à la demande d'injonction préliminaire déposée par le National Trust for Historic Preservation, qui avait porté plainte en décembre 2025. Dans un avis de 35 pages, le juge Leon a affirmé qu'aucun texte législatif ne confère au président l'autorité qu'il revendique sur les terrains de la Maison-Blanche. Cette décision suspend le chantier pendant la durée de la procédure judiciaire. Le juge a toutefois différé l'application de son ordonnance de 14 jours afin de permettre à l'administration Trump de faire appel. La justice rappelle que le président est le conservateur, non le propriétaire de la Maison-BlancheDans sa décision, le juge Leon a établi une distinction juridique nette entre le rôle du président en tant qu'occupant temporaire et toute prétention de propriété sur les lieux. „« Le président des États-Unis est le conservateur de la Maison-Blanche pour les générations futures de familles présidentielles. Il n'en est toutefois pas le propriétaire ! »” — Richard Leon via Reuters Le juge Leon a ajouté que la construction de la salle de bal devait s'arrêter jusqu'à ce que le Congrès en autorise l'achèvement, précisant que le président peut à tout moment solliciter l'autorisation expresse du pouvoir législatif, y compris pour un financement par des fonds privés. Le magistrat a décrit les jardins de la Maison-Blanche comme « un symbole emblématique de cette nation » et non comme « n'importe quel parc national », reprochant aux avocats du gouvernement, lors d'une audience le 17 mars, les explications changeantes du département de la Justice sur l'autorité présidentielle. La U.S. Commission of Fine Arts, composée exclusivement de membres nommés par Donald Trump, avait voté à l'unanimité en février pour approuver le design de la salle de bal, mais le juge Leon a jugé cette approbation administrative insuffisante pour se substituer à une loi du Congrès. Le National Trust a soutenu que ni le président ni le National Park Service, gestionnaire du site, n'avaient le pouvoir de démolir la structure historique ou d'ériger une nouvelle installation d'envergure sans autorisation législative explicite.L'aile est de la Maison-Blanche, construite à l'origine en 1902, avait été agrandie sous la présidence de Franklin Roosevelt. Donald Trump a annoncé le projet de salle de bal à l'été 2025 et a fait démolir l'aile est en octobre 2025 pour libérer l'emplacement. Le National Trust for Historic Preservation a déposé son recours en décembre 2025, alléguant que l'administration n'avait pas respecté les obligations d'évaluation environnementale et d'autorisation parlementaire. Le coût estimé du projet a doublé, passant de 200 à 400 millions de dollars, tandis que la capacité d'accueil prévue est passée de 650 à environ 1 000 personnes. Un coût doublé à 400 millions de dollars, financé par des entreprisesDonald Trump a affirmé de manière répétée que la salle de bal ne coûterait rien aux contribuables, citant les dons privés comme unique source de financement. Le budget du projet a fortement augmenté depuis son annonce, passant d'une estimation initiale de 200 millions de dollars à 400 millions de dollars aujourd'hui, alors que la capacité prévue est passée de 650 à près de 1 000 invités. Selon le Financial Times, les donateurs incluent des entreprises des secteurs de la technologie, de la défense, du tabac et des cryptomonnaies, notamment Google, Meta, Alphabet, Reynolds American, Altria, Lockheed Martin, Tether, Coinbase, Ripple et Gemini. Donald Trump a décrit la future installation comme un décor d’or, de marbre, de stuc et de lustres somptueux, promettant qu'elle serait la plus belle salle de bal du pays. L'administration Trump soutient que le projet permettra de moderniser les infrastructures de la Maison-Blanche, de renforcer la sécurité et de réduire le recours à des structures temporaires en extérieur. Selon le quotidien NRC, les travaux de surface devaient débuter en avril.Projet de salle de bal de la Maison-Blanche — Évolution des coûts et de la capacité: Coût estimé (before: 200 millions de dollars (annonce initiale), after: 400 millions de dollars (estimation actuelle)); Capacité d'accueil prévue (before: 650 places, after: environ 1 000 places) Trump s'en prend aux défenseurs du patrimoine sur Truth SocialLe président Trump a réagi presque immédiatement sur sa plateforme Truth Social, critiquant vivement l'organisation à l'origine de la plainte. „« Une salle de bal qui coûte moins cher que le budget prévu, qui est en avance sur le calendrier, construite sans frais pour le contribuable et qui sera le plus beau bâtiment au monde en son genre. »” — Donald Trump via Le Temps Donald Trump a qualifié le National Trust de « groupe de déséquilibrés de la gauche radicale », demandant pourquoi l'organisation ne poursuivait pas plutôt Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale, pour les coûts de rénovation de son institution, ou le gouverneur de Californie, Gavin Newsom. Ce différend s'inscrit dans une série de transformations engagées par Donald Trump dans la capitale américaine depuis son retour au pouvoir en janvier 2025. Il a notamment décoré le Bureau ovale d'ornements dorés, bitumé la roseraie et rebaptisé le John F. Kennedy Center for the Performing Arts en « Trump-Kennedy Center ». Selon le Financial Times, le National Trust poursuit également la Maison-Blanche au sujet des plans de rénovation du Kennedy Center, invoquant des violations des lois environnementales et des normes de préservation historique. Le département de la Justice, qui s'est opposé à l'injonction, dispose désormais d'un délai de 14 jours pour interjeter appel avant que l'ordonnance du juge Leon ne devienne pleinement exécutoire.

Mentioned People

  • Donald Trump — 47. prezydent Stanów Zjednoczonych
  • Richard J. Leon — Sędzia senior federalnego sądu dystryktowego dla Dystryktu Kolumbii
  • Jerome Powell — Przewodniczący Rezerwy Federalnej
  • George W. Bush — 43. prezydent Stanów Zjednoczonych
  • Franklin D. Roosevelt — 32. prezydent Stanów Zjednoczonych

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