Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a annoncé mardi la destruction programmée des habitations dans les villages frontaliers libanais. Cette mesure vise à empêcher le retour de quelque 600 000 déplacés tant que la sécurité du nord d'Israël ne sera pas rétablie. L'offensive terrestre, lancée le 2 mars 2026, a déjà provoqué le déplacement de 1,2 million de personnes.
Projet de destruction frontalière
Israël prévoit de raser tous les villages libanais proches de la frontière, citant les modèles de Rafah et Beit Hanoun.
Interdiction de retour pour 600 000 civils
Le gouvernement israélien entend bloquer le retour des déplacés au sud du Liban jusqu'à nouvel ordre.
Extension de la zone tampon
Le contrôle sécuritaire israélien doit s'étendre jusqu'au fleuve Litani, couvrant ainsi 10 % du territoire libanais.
Risques de crimes de guerre
Human Rights Watch avertit que ces déplacements forcés et destructions pourraient constituer des violations majeures du droit international.
Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a annoncé mardi qu'Israël détruirait toutes les habitations des villages libanais situés près de la frontière et interdirait le retour d'environ 600 000 résidents déplacés dans le sud du Liban jusqu'à ce que la sécurité du nord d'Israël soit garantie. M. Katz a précisé que les forces israéliennes maintiendraient un contrôle sécuritaire sur l'ensemble de la zone allant jusqu'au fleuve Litani, situé à environ 30 km au nord de la frontière israélienne, une fois le conflit avec le Hezbollah terminé. Cette annonce intervient alors que les forces israéliennes poursuivent une offensive terrestre lancée le 2 mars 2026, à la suite de la décision du Hezbollah de viser Israël en soutien à l'Iran après la mort du Guide suprême iranien, Ali Khamenei. Selon le ministère libanais de la Santé, le bilan comprend 124 enfants et 52 soignants, ainsi que plus de 3 600 blessés. Plus de 1,2 million de personnes ont été déplacées à travers le Liban depuis le début de l'offensive.
Katz invoque le modèle de Rafah pour les démolitions M. Katz a explicitement inscrit la destruction prévue des villages frontaliers dans le cadre des opérations israéliennes dans la bande de Gaza, établissant un parallèle direct avec deux zones déjà réduites en ruines.
„Toutes les maisons des villages proches de la frontière libanaise seront détruites, selon le modèle utilisé à Rafah et Beit Hanoun à Gaza, afin d'éliminer définitivement les menaces pesant sur les résidents du nord près de la frontière.” — Israel Katz via Reuters
Les combattants de la force Radwan qui s'étaient infiltrés dans le sud du Liban seraient éliminés et toutes les armes de la zone occupée détruites, a déclaré M. Katz. Le porte-parole militaire israélien, le lieutenant-colonel Nadav Shoshani, a affirmé que le Hezbollah avait lancé près de 5 000 drones, roquettes et missiles sur Israël au cours du conflit. Des sources ont indiqué à l'agence Reuters que plus de 400 combattants du Hezbollah avaient été tués, tandis que l'armée israélienne a fait état de 10 soldats tués dans les combats. Israël a également mené une nouvelle vague de frappes aériennes sur la banlieue sud de Beyrouth ce mardi. M. Katz a ajouté que l' armée israélienne établirait une zone de sécurité à l'intérieur du Liban pour servir de ligne de défense contre les missiles antichars, et conserverait le contrôle de tous les ponts restants sur le Litani.
„Nous sommes déterminés à séparer le Liban de l'arène iranienne, à arracher les dents du serpent et à écarter la menace du Hezbollah.” — Israel Katz via Financial Times
Human Rights Watch met en garde contre de potentiels crimes de guerre L'organisation Human Rights Watch (HRW) a averti que les actions annoncées pourraient constituer un déplacement forcé et une destruction injustifiée, deux actes classés comme crimes de guerre selon le droit international humanitaire. L'organisation a écrit à M. Katz pour exprimer sa vive inquiétude face aux récentes déclarations des autorités israéliennes qui porteraient atteinte au respect du droit international humanitaire. HRW a spécifiquement cité les propos tenus par M. Katz le 16 mars, menaçant d'empêcher le retour des populations ayant fui la région au sud du fleuve Litani.
„Utiliser le refus de retour des civils comme monnaie d'échange constitue un déplacement forcé, interdit par les lois de la guerre et susceptible de constituer un crime de guerre.” — Human Rights Watch via Notícias ao Minuto
Le porte-parole militaire israélien, le major Doron Spielman, a déclaré lors d'un entretien dimanche que chaque habitation dans les zones chiites du sud du Liban servait de centre de commandement, une description qui a suscité de nouvelles critiques de la part des organisations de défense des droits. L'armée libanaise s'est retirée de ses positions dans les villes à majorité chrétienne de Rmeish et Ain Ebl mardi alors que les troupes israéliennes progressaient, malgré les protestations des habitants. Le ministre libanais des déplacés a mis en garde contre une crise de déplacement de longue durée dans un contexte de manque de financement, selon Reuters.
Un conflit ancré dans la guerre régionale déclenchée le 28 février Israël a précédemment occupé une zone similaire du sud du Liban pendant 18 ans après son invasion en 1982, avant de se retirer en 2000. Le conflit actuel est la deuxième confrontation majeure entre Israël et le Hezbollah depuis 2024. Lors de la guerre de 2024, les troupes israéliennes n'avaient pas atteint la ville de Bayada, située à environ 8 km de Tyr, jusqu'à deux jours avant la fin des combats. Le Hezbollah a été fondé par les Gardiens de la révolution iraniens en 1982 pour exporter la Révolution islamique et combattre les forces israéliennes ayant envahi le pays cette année-là.
L'offensive actuelle a débuté le 2 mars 2026, lorsque le Hezbollah a lancé des roquettes sur Israël en représailles à la mort d'Ali Khamenei, décédé le 28 février lors des premières frappes de la campagne militaire américano-israélienne contre l'Iran. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a ordonné dimanche à l'armée d'étendre la zone tampon au Liban, sans toutefois en préciser l'ampleur. Des analystes cités par le Financial Times estiment que l'offensive actuelle progresse plus rapidement et plus profondément que l'incursion de 2024. Les troupes israéliennes ont atteint Bayada, à seulement 8 km de Tyr, et progressent vers les villes du district de Nabatieh, dont la capture offrirait aux forces israéliennes une position dominante surplombant la zone du Litani. L'armée israélienne a émis des ordres d'évacuation couvrant près de 15 % du territoire libanais. Des sources proches de la planification ont indiqué au Financial Times que la guerre contre le Hezbollah pourrait durer plus longtemps que le conflit américano-israélien avec l'Iran.
Chronologie du conflit Israël-Liban: — ; — ; — ; — ; —
Mentioned People
- Israel Katz — izraelski polityk, poseł Knesetu z ramienia Likudu, obecnie pełniący funkcję ministra obrony i członka gabinetu bezpieczeństwa Izraela
- Ali Khamenei — drugi najwyższy przywódca Iranu w latach 1989–2026, do czasu zabójstwa podczas wojny w 2026 roku
- Doron Spielman — major w Siłach Obronnych Izraela (IDF)
Sources: 9 articles
- Israel anuncia que demolerá "todas las viviendas" en las localidades libanesas fronterizas "siguiendo el modelo de Gaza" (EL PAÍS)
- Israel asegura que controlará el sur del Líbano "hasta el río Litani", y que "todas las viviendas en las aldeas cercanas a la frontera" serán demolidas (La Razón)
- Katz asegura que las aldeas libanesas fronterizas "serán demolidas" siguiendo el modelo de Gaza (LaVanguardia)
- Smotrich asegura que el río Litani será la "nueva frontera de... (europa press)