Au bout d’un mois de campagne militaire américano-israélienne contre l’Iran, Donald Trump a lancé le 30 mars 2026 un ultimatum en termes très durs. Le président américain a menacé de détruire toutes les centrales électriques, les puits de pétrole et l’île de Kharg, et éventuellement les installations de dessalement, si le détroit d’Ormuz n’était pas rouvert et si un accord de paix n’était pas trouvé avant une échéance présentée comme fixée au lundi 6 avril. Dans le même temps, il dit avoir engagé des « conversations sérieuses » avec un « nouveau régime plus raisonnable » à Téhéran, une ligne de communication qui entretient la confusion sur les intentions de Washington.

Ultimatum américain avant le 6 avril

Donald Trump menace de détruire des infrastructures énergétiques iraniennes si le détroit d’Ormuz n’est pas rouvert.

Médiation pakistanaise en cours

Le Pakistan dit vouloir faciliter des discussions entre les deux parties dans les prochains jours.

Hypothèse d’une opération sur l’île de Kharg

Des médias et des analystes évoquent une possible option terrestre, malgré les réserves exprimées sur sa faisabilité.

Répercussions régionales persistantes

Le conflit continue de peser sur la Turquie, le Liban et les marchés mondiaux de l’énergie.

Au bout d’un mois de campagne militaire américano-israélienne contre l’Iran, Donald Trump a lancé le 30 mars 2026 un ultimatum en termes très durs. Le président américain a menacé de détruire toutes les centrales électriques, les puits de pétrole et l’île de Kharg, et éventuellement les installations de dessalement, si le détroit d’Ormuz n’était pas rouvert et si un accord de paix n’était pas trouvé avant une échéance présentée comme fixée au lundi 6 avril. Sur son réseau Truth Social, Donald Trump a formulé cette menace tout en affirmant que Washington mène des « conversations sérieuses avec un nouveau régime plus raisonnable » en Iran. Cette double posture — menace militaire maximale associée à un discours optimiste sur une diplomatie imminente — traduit, selon des analystes et plusieurs sources, une stratégie américaine profondément contradictoire qui laisse alliés, marchés et adversaires peiner à lire les intentions de Washington. Le gouvernement iranien a démenti sans ambiguïté l’existence de négociations directes avec les États-Unis et a qualifié de « très excessives » les conditions transmises par des intermédiaires.

Le Pakistan se pose en médiateur, Mohammad Bagher Ghalibaf cité comme interlocuteur clé Donald Trump a identifié Mohammad Bagher Ghalibaf, le président du Parlement iranien, comme l’interlocuteur clé côté iranien dans ce qu’il a présenté comme des discussions productives. Ishaq Dar, vice-Premier ministre et ministre des affaires étrangères du Pakistan, a confirmé que son pays accueillerait des discussions « dans les prochains jours », estimant que le Pakistan « se sent honoré de faciliter des conversations utiles entre les deux parties en vue d’un accord global et durable ». L’Iran a toutefois maintenu qu’aucun canal diplomatique n’était ouvert avec Washington et a présenté l’effort de médiation pakistanais comme limité à la question du blocage du détroit d’Ormuz plutôt qu’à l’ensemble des hostilités. Le secrétaire d’État Marco Rubio a dit lundi que les États-Unis atteindraient leurs objectifs « en quelques semaines » et que Washington ne permettrait pas à l’Iran d’imposer un péage au trafic maritime dans le détroit. Marco Rubio a aussi semblé contredire la présentation faite par Donald Trump d’un régime iranien changé, en déclarant à la télévision : « Nous faisons face à un régime vieux de 47 ans, qui compte en son sein beaucoup de personnes qui ne sont pas nécessairement favorables à la diplomatie et à la paix. » Les contradictions entre Donald Trump et son propre secrétaire d’État à quelques minutes d’intervalle ont souligné la confusion stratégique que, selon des analystes, Téhéran a utilisée pour se ménager des marges de manœuvre.

„Nous accueillerions toujours favorablement un scénario dans lequel l’Iran serait dirigé par des personnes ayant une vision différente de l’avenir et, si une telle occasion se présente, nous la saisirons” — Marco Rubio via eldiario.es

La campagne militaire américano-israélienne contre l’Iran, connue sous le nom d’Operation Epic Fury, a commencé le 28 février 2026 avec des frappes qui ont tué le guide suprême Ali Khamenei. Son fils Mojtaba Khamenei a été nommé guide suprême le 9 mars 2026. Le conflit a marqué une escalade majeure après des années de tensions sur le programme nucléaire iranien et l’influence régionale de Téhéran. Le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ un cinquième des approvisionnements mondiaux de pétrole, est resté bloqué depuis le début des hostilités, provoquant de fortes perturbations sur les marchés internationaux de l’énergie et les chaînes d’approvisionnement. La guerre a commencé environ un mois avant la date actuelle du 31 mars 2026.

Une invasion terrestre de l’île de Kharg évoquée comme option militaire La présence militaire américaine au Moyen-Orient est passée à plus de , avec, selon des informations, de nouveaux renforts encore en route, ce qui fait réapparaître l’hypothèse d’une opération terrestre que Donald Trump avait écartée un peu plus d’une semaine plus tôt. Le président américain a dit au Financial Times qu’il envisageait la prise de l’île de Kharg, qu’il a décrite comme une cible facile : « Je pense qu’ils n’ont aucune défense. Nous pourrions la conquérir très facilement. » Des analystes et des reportages de plusieurs médias ont contesté cette appréciation, soulignant que l’Iran se prépare depuis longtemps à une telle offensive et qu’il détiendrait, selon eux, d’importantes réserves de drones et de missiles dans la zone. Selon LaSexta, des experts militaires mettent en avant les 17 et 18 avril — dates de la prochaine nouvelle lune — comme potentiellement décisifs, car l’obscurité complète sur le détroit d’Ormuz offrirait des conditions optimales pour une opération américaine clandestine. Le Wall Street Journal a par ailleurs rapporté que Donald Trump a aussi évoqué avec ses conseillers la possibilité de se retirer d’Iran même si le détroit d’Ormuz reste bloqué, laissant potentiellement aux alliés européens et du Golfe le soin de conduire l’effort de réouverture. Une telle option marquerait un net recul par rapport aux objectifs affichés par Donald Trump et transférerait à ses partenaires le poids de la résolution de la crise énergétique. L’analyste iranien Daniel Bashandeh, cité par 20minutos, a estimé que le véritable objectif de Donald Trump s’était réduit à la gestion du blocage d’Ormuz comme crise, jugeant plus probable un cessez-le-feu centré sur le détroit qu’un accord de paix global.

„Si, pour une raison quelconque, un accord n’est pas conclu bientôt, ce qui est probable, et si le détroit d’Ormuz n’est pas rouvert immédiatement, nous mettrons un terme à notre « séjour » bien-aimé en Iran en détruisant complètement toutes ses centrales électriques, ses puits de pétrole et l’île de Kharg” — Donald Trump via 20minutos

Le NATO intercepte un quatrième missile iranien, le bilan au Liban atteint 1 247 morts Le conflit a continué de provoquer des répercussions régionales, avec le NATO qui a abattu un missile iranien lancé en direction de la Turquie, quatrième interception de ce type depuis le début de la guerre. L’offensive israélienne en cours dans le sud du Liban a fait 1 247 morts en cinq semaines, dont 124 enfants, selon El País. Trois Casques bleus des Nations unies ont également été tués dans des tirs au cours du week-end, ce qui a accru la pression internationale sur la conduite des opérations sur le front libanais. Le tableau stratégique plus large, selon l’analyste Hamidreza Azizi de l’Institut allemand pour les affaires internationales et la sécurité, a évolué à l’intérieur même de l’Iran : là où les premières phases de la guerre se concentraient sur la survie du régime, le discours iranien actuel met de plus en plus l’accent sur l’obtention de résultats stratégiques et sur la recomposition de l’équilibre régional à long terme. Nate Swanson, ancien directeur du Conseil de sécurité nationale pour l’Iran, en poste de 2022 à 2025 puis nommé ensuite négociateur sur l’Iran par l’administration Trump, a été cité par eldiario.es comme estimant que les États-Unis ont laissé passer une fenêtre potentielle ouverte après la mort d’Ali Khamenei. Les signaux contradictoires venus de Washington — menace de destruction totale d’un côté, annonce d’une paix imminente de l’autre — ont entretenu la volatilité des marchés financiers mondiaux et, selon La Razón, donné de l’oxygène politique à l’Iran en montrant que la plus puissante alliance militaire du monde n’a pas de sortie de crise clairement définie.

Étapes clés du conflit entre les États-Unis et l’Iran: — ; — ; — ; — ; —

Mentioned People

  • Donald Trump — 47. prezydent Stanów Zjednoczonych
  • JD Vance — 50. wiceprezydent Stanów Zjednoczonych
  • Marco Rubio — 72. sekretarz stanu Stanów Zjednoczonych i pełniący obowiązki doradcy ds. bezpieczeństwa narodowego
  • Mohammad Bagher Ghalibaf — przewodniczący parlamentu Iranu od 2020 roku

Sources: 21 articles