La Russie a ordonné lundi 30 mars l'expulsion d'Albertus Gerhardus Janse van Rensburg, deuxième secrétaire à l'ambassade britannique à Moscou. Le FSB l'accuse d'espionnage économique et d'« activités de renseignement et de subversion » menaçant la sécurité nationale russe. Londres a rejeté ces accusations en les qualifiant de « complete nonsense ».
Expulsion décidée par le FSB
Le FSB a ordonné le départ d'Albertus Gerhardus Janse van Rensburg, accusé d'espionnage économique et d'activités de renseignement et de subversion.
Londres rejette les accusations
Le Foreign Office a parlé de « complete nonsense » et a dénoncé une campagne de harcèlement contre ses diplomates.
Avertissement aux citoyens russes
Le FSB a mis en garde contre tout contact non autorisé avec des diplomates britanniques, avec un risque de responsabilité pénale.
Tensions durables entre Moscou et Londres
L'expulsion s'inscrit dans une série de mesures de rétorsion depuis 2022, sur fond de guerre en Ukraine et de sanctions réciproques.
Russia's FSB a ordonné lundi 30 mars l'expulsion du diplomate britannique Albertus Gerhardus Janse van Rensburg, accusant ce deuxième secrétaire de 29 ans à l'ambassade britannique à Moscou d'espionnage économique et « d'activités de renseignement et de subversion » menaçant la sécurité nationale russe. L'agence a indiqué que ses officiers de contre-espionnage avaient mis au jour des indices selon lesquels Janse van Rensburg aurait tenté d'obtenir des informations sensibles sur l'économie russe lors de rencontres informelles avec des experts économiques russes. Le FSB a également affirmé que le diplomate avait fourni délibérément de fausses informations au moment de sa demande d'autorisation d'entrée en Russie. Janse van Rensburg a été sommé de quitter la Fédération de Russie dans un délai de deux semaines après la révocation de son accréditation. Selon la télévision d'État russe, il était le 16e diplomate britannique expulsé de Moscou en deux ans.
Londres qualifie les accusations de « complete nonsense » Le FCDO a rejeté les accusations russes dans des termes très clairs, un porte-parole du Foreign Office les décrivant comme « complete nonsense ». Le Royaume-Uni a accusé la Russie de mener « une campagne de harcèlement de plus en plus agressive et coordonnée contre les diplomates britanniques » et a estimé que Moscou diffusait « des accusations malveillantes et totalement infondées sur leur travail ». Le Foreign Office a ajouté que le Royaume-Uni ne tolérerait pas « l'intimidation du personnel de l'ambassade britannique et de leurs familles ». La chargée d'affaires de l'ambassade britannique à Moscou, Danae Dholakia, a été convoquée au ministère russe des affaires étrangères pour recevoir ce que Moscou a décrit comme une « protestation décisive » au sujet de l'incident. Dholakia serait sortie du ministère sans faire de commentaire. „La Russie diffuse des accusations malveillantes et totalement infondées sur leur travail” — UK Foreign Office spokesman via BBC
Le FSB met en garde les Russes contre tout contact avec des diplomates britanniques Parallèlement à l'expulsion, le FSB a publié un vaste avertissement public exhortant les citoyens russes à s'abstenir de tenir toute rencontre avec des diplomates britanniques, y compris à l'ambassade elle-même, sans autorisation préalable du ministère russe des affaires étrangères. L'agence a indiqué que tout contact non autorisé pouvait entraîner des « conséquences négatives, y compris une responsabilité pénale ». Cet avertissement devrait encore restreindre le fonctionnement déjà très réduit de l'ambassade britannique à Moscou, qui, comme d'autres missions occidentales, fonctionne avec des effectifs diminués après plusieurs vagues d'expulsions réciproques depuis 2022. La Russie a également introduit des sanctions pénales pour « la coopération confidentielle avec un État étranger » depuis le début de la guerre, une mesure qui, selon des juristes, pourrait criminaliser tout contact avec un étranger. L'organisation indépendante de défense des droits humains Memorial a indiqué que, depuis août de l'an dernier, les autorités russes avaient requalifié les poursuites visant au moins 13 personnes en vertu de ce texte en l'infraction plus grave de trahison d'État, passible d'une peine moyenne de près de 13 ans.13 (ans) — peine moyenne pour trahison d'État en Russie
L'expulsion s'inscrit dans une série de mesures de rétorsion diplomatique L'expulsion de lundi est le dernier épisode d'une longue série de mesures diplomatiques réciproques entre Moscou et Londres. Au début de 2026, la Russie a expulsé un autre diplomate britannique sur fond d'accusations d'espionnage, et Londres a répondu en retirant son accréditation à un diplomate russe. En mars 2025, la Russie a expulsé deux responsables britanniques pour espionnage, ce qui a conduit le Royaume-Uni à retirer l'accréditation d'un diplomate russe et du conjoint d'un diplomate. La télévision d'État russe a indiqué que Janse van Rensburg était le 16e diplomate britannique expulsé de Moscou en deux ans, soulignant l'ampleur de la dégradation des relations bilatérales. En novembre 2025, le Service russe de renseignement extérieur a publiquement qualifié le Royaume-Uni de principal ennemi et d'« instigateur d'une guerre mondiale », selon un article cité par le média polonais Forsal. Les relations entre les deux pays sont très tendues depuis que la Russie a lancé son invasion à grande échelle de l'Ukraine le 24 février 2022, le Royaume-Uni apportant à Kiev un soutien financier et militaire, notamment des missiles Storm Shadow — des armes dont Moscou a accusé des spécialistes britanniques d'avoir aidé à l'utilisation lors d'une frappe ukrainienne menée le 10 mars contre l'usine de microélectronique Kremniy El à Briansk.
Les expulsions diplomatiques entre la Russie et les pays occidentaux se sont fortement accélérées après l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en février 2022. Le Royaume-Uni a régulièrement soutenu l'Ukraine par des armes et des financements et a accusé les services de renseignement russes de mener des cyberattaques, des assassinats et des campagnes de sabotage dans tout le monde occidental. La Russie a, de son côté, accusé les services britanniques de mener un niveau d'activité d'espionnage inédit depuis la guerre froide. Les ambassades des États-Unis, du Royaume-Uni et des pays européens en Russie ont toutes fonctionné avec des effectifs réduits après des vagues successives d'expulsions réciproques depuis 2022. Le président russe Vladimir Poutine a déclaré dans un discours au FSB le mois dernier qu'il souhaitait que l'agence « expose plus activement et arrête l'activité des agents de renseignement étrangers et de leurs recrues ».
Expulsions diplomatiques entre le Royaume-Uni et la Russie — Historique récent: — ; — ; —
Mentioned People
- Albertus Gerhardus Janse van Rensburg — Drugi sekretarz ambasady Wielkiej Brytanii w Moskwie
- Danae Dholakia — Charge d'affaires Wielkiej Brytanii w Moskwie
Sources: 15 articles
- Russia expels a British diplomat for economic espionage (Reuters)
- روسيا تطرد دبلوماسيا بريطانيا بتهمة التجسس (France 24)
- Russia's FSB orders British diplomat's expulsion, UK rejects 'intimidation' (Al Jazeera Online)
- Moskau weist erneut britischen Diplomaten aus (newsORF.at)
- Don't speak to UK diplomats, Russians told (Financial Times News)
- Russia expels British diplomat over spying allegations (BBC)
- Russia expels British diplomat over espionage, FSB says (Reuters)
- Russia expels British diplomat from Moscow over spying claims (The Independent)
- Russia kicks out British diplomat Moscow accused of spying (Sky News)