Les États-Unis et l'Iran ont conclu mardi 7 avril une trêve de quinze jours, sous l'égide de la médiation pakistanaise. Cet accord prévoit la réouverture immédiate du détroit d'Ormuz, point de passage stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Accord de trêve de 14 jours

Les États-Unis et l'Iran cessent les hostilités pour deux semaines sous médiation pakistanaise.

Réouverture du détroit d'Ormuz

Le passage maritime stratégique rouvre sous supervision iranienne, permettant le départ des navires bloqués.

Taxes de transit envisagées

Téhéran pourrait imposer des frais allant jusqu'à 2 millions de dollars par navire pour financer sa reconstruction.

Désaccord sur le Liban et le nucléaire

Israël maintient ses frappes contre le Hezbollah et Washington refuse toujours l'enrichissement d'uranium par l'Iran.

Les États-Unis et l'Iran ont convenu mardi 7 avril d'un cessez-le-feu de deux semaines, prenant effet immédiatement. Washington conditionne la suspension de ses opérations militaires à la réouverture complète du détroit d'Ormuz. L'accord, négocié par le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, a été annoncé par Donald Trump sur Truth Social. Ce dernier a précisé que les forces américaines suspendraient leurs attaques pendant deux semaines, sous réserve que Téhéran accepte une « OUVERTURE COMPLÈTE, IMMÉDIATE et SÉCURISÉE du détroit d'Ormuz ». Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a confirmé que Téhéran garantirait la sécurité du passage sous la supervision des forces armées iraniennes. M. Trump a qualifié la proposition en dix points de l'Iran de « base de travail » pour les négociations, tout en admettant que les deux parties restaient « très éloignées d'un accord final concernant une paix à long terme avec l'Iran et au Moyen-Orient ». Quelques heures après l'annonce, le vraquier battant pavillon grec NJ Earth et le Daytona Beach, sous pavillon libérien et appartenant à la société athénienne Volusia Shipping SA, ont été parmi les premiers navires à franchir le détroit.

La campagne militaire américano-israélienne contre l'Iran, baptisée Opération Epic Fury, a débuté le 28 février 2026 par des frappes coordonnées ayant coûté la vie au Guide suprême Ali Khamenei dès le premier jour. Son fils, Mojtaba Khamenei, a été nommé pour lui succéder le 9 mars 2026. Le conflit a entraîné la fermeture quasi totale du détroit d'Ormuz, par lequel transitait auparavant 20 % de la production mondiale d'énergie, provoquant des turbulences sur les marchés mondiaux et bloquant des centaines de navires dans le golfe Persique.

Divergences majeures sur l'enrichissement nucléaire et les missiles Malgré l'annonce de la trêve, Reuters et plusieurs sources font état de désaccords profonds entre la proposition iranienne et le plan américain en 15 points transmis précédemment via Islamabad. Le projet iranien exige le maintien du droit à l'enrichissement d'uranium, une condition que M. Trump avait pourtant formellement exclue. Le plan américain, selon des sources israéliennes, réclame l'évacuation des stocks d'uranium hautement enrichi, l'arrêt de toute activité d'enrichissement, la limitation du programme de missiles balistiques et la fin du financement des alliés régionaux de Téhéran. La proposition iranienne ne mentionne aucunement les capacités balistiques, un sujet sur lequel Washington et Jérusalem se montrent intransigeants. Un responsable pakistanais a reconnu que Téhéran pourrait obtenir gain de cause sur plusieurs demandes — notamment des fonds pour la reconstruction, des réparations et la levée de sanctions — mais ne devrait pas s'attendre à un accord sur l'enrichissement d'uranium. Des responsables américains et iraniens doivent se rencontrer jeudi pour entamer des discussions sur un règlement à long terme. 10 (points) — Proposition de paix iranienne transmise via le Pakistan

Cadres de négociation : États-Unis contre Iran: Enrichissement d'uranium (before: Plan US en 15 points : arrêt requis, after: Plan iranien en 10 points : droit à l'enrichissement revendiqué); Programme de missiles (before: Plan US en 15 points : limitation des missiles balistiques, after: Plan iranien en 10 points : aucune mention des missiles); Détroit d'Ormuz (before: Position US : libre passage, absence de péages, after: Position iranienne : passage sous supervision iranienne, péages éventuels)

L'Iran envisage des taxes de transit, Israël poursuit son action au Liban Les conditions régissant le détroit d'Ormuz demeurent incertaines, l'Iran cherchant à imposer des droits de passage aux navires dans le cadre d'un accord pérenne. Selon des informations de To Vima, l'Iran et l'Oman pourraient instaurer une taxe s'élevant jusqu'à 2 (millions USD par navire) — taxe de transit maximale que l'Iran souhaiterait imposer par navire afin de financer la reconstruction. Un rapport du Daily Mail évoque une somme d'un million de dollars par bâtiment, sans préciser si cette mesure serait temporaire ou définitive. Ce changement marquerait une rupture avec le statut international du détroit, transformant Téhéran en gestionnaire d'un corridor énergétique mondial. Le sénateur démocrate Chris Murphy a déclaré sur CNN que si l'accord confie le contrôle du détroit à l'Iran, cela constituerait un « développement catastrophique pour le monde ». Par ailleurs, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a précisé que l'offensive contre le Hezbollah au Liban se poursuivrait, contredisant les déclarations de Shehbaz Sharif affirmant que la trêve couvrait « tout, y compris le Liban ». Des attaques sporadiques ont été signalées dans le Golfe peu après l'annonce, soulevant des doutes sur la transmission des ordres au sein de la structure de commandement décentralisée iranienne.

Des milliers de marins en attente d'une sortie sécurisée L' OMI a indiqué mercredi travailler sur un mécanisme garantissant la sécurité du transit dans le détroit. Son secrétaire général a souligné que la priorité était l'évacuation des navires bloqués dans le Golfe « avec une garantie de sécurité de navigation ». Jakob Larsen, responsable de la sécurité pour le BIMCO, a toutefois averti que tout départ sans coordination préalable avec les États-Unis et l'Iran présenterait des risques accrus. L'OMI estime qu'environ 3 000 navires sont actuellement immobilisés dans la zone, rendant toute évacuation longue. Les cours du pétrole ont reculé et les bourses asiatiques ont progressé mercredi matin, portés par l'espoir d'une reprise partielle des flux énergétiques. Le Guardian note que l'Iran aborde ces discussions en position de force relative, ayant prouvé sa capacité à paralyser le marché mondial tout en conservant ses stocks d'uranium enrichi.

Chronologie : Cessez-le-feu US-Iran, avril 2026: — ; — ; — ; — ; —

Mentioned People

  • Donald Trump — 47. prezydent Stanów Zjednoczonych
  • Abbas Araghchi — Minister spraw zagranicznych Iranu od sierpnia 2024 roku
  • Shehbaz Sharif — Premier Pakistanu od 2024 roku
  • Benjamin Netanyahu — Premier Izraela

Sources: 77 articles