Les quatre membres d'équipage de la mission Artemis II s'apprêtent à amerrir au large de San Diego ce vendredi 10 avril 2026. Ce voyage de dix jours autour de la Lune marque le retour de l'humanité vers notre satellite naturel après plus d'un demi-siècle d'absence depuis le programme Apollo.

Retour historique sur Terre

L'équipage d'Artemis II termine la première mission lunaire habitée depuis 1972, avec un record de distance battu.

Défis techniques de la rentrée

La capsule Orion a subi des températures extrêmes de 2 760 °C, testant un bouclier thermique dont la trajectoire a été modifiée.

Émotion et hommages

Le commandant Reid Wiseman a honoré la mémoire de son épouse décédée en nommant un cratère lunaire à son nom.

Les quatre astronautes de la mission Artemis II de la NASA se dirigeaient vers la Terre ce vendredi 10 avril 2026, préparant un amerrissage dans l'océan Pacifique, au large de San Diego. Cet événement clôture le premier voyage habité vers la Lune depuis plus de cinquante ans. Le commandant Reid Wiseman, le pilote Victor Glover et la spécialiste de mission Christina Koch, tous trois de la NASA, ainsi que le spécialiste de mission Jeremy Hansen, de l'Agence spatiale canadienne, se trouvaient à bord de la capsule Orion nommée Integrity. L'amerrissage était prévu peu après 20 heures, heure de l'Est (00h00 GMT). L'équipage avait décollé de Cape Canaveral, en Floride, le 1er avril 2026, propulsé par la fusée Space Launch System de la NASA, avant de passer dix jours à voyager autour de la face cachée de la Lune. Cette mission représentait le premier vol habité au-delà de l'orbite terrestre basse depuis Apollo 17 fin 1972. L'équipage s'est aventuré plus loin de la Terre que tout autre humain dans l'histoire, battant le record de distance d'environ 400 000 kilomètres établi par la mission Apollo 13 en 1970. Victor Glover est entré dans l'histoire comme le premier astronaute noir à participer à une mission lunaire, Christina Koch comme la première femme, et Jeremy Hansen comme le premier citoyen non américain à voyager au-delà de l'orbite terrestre basse vers les environs de la Lune. Une rentrée atmosphérique ardente pour tester le bouclier thermiqueLes dernières heures de la mission ont soumis la capsule Orion à des contraintes physiques extrêmes, le vaisseau pénétrant dans l'atmosphère terrestre à environ 40 000 km/h, soit près de Mach 32. Les températures sur l'extérieur de la capsule devaient atteindre près de 2 760 degrés Celsius, générant une accumulation de plasma autour de la coque pendant la descente. Une interruption des communications radio de six minutes était prévue lors de la phase la plus intense de la rentrée, après quoi la capsule devait déployer ses parachutes pour ralentir sa chute vers la mer. La trajectoire de rentrée a été délibérément modifiée par rapport à celle utilisée lors du vol d'essai non habité Artemis I en 2022, au cours duquel des fragments du bouclier thermique plus importants que prévu s'étaient détachés. Les ingénieurs de la NASA ont ajusté le couloir de descente pour minimiser le temps passé par la capsule aux températures les plus extrêmes, bien que la conception du bouclier soit restée identique pour cette mission. Amit Kshatriya, administrateur adjoint de la NASA, s'est adressé à la presse la veille de l'amerrissage. „Nous avons une grande confiance dans le système, le bouclier thermique, les parachutes et les dispositifs de récupération que nous avons préparés. L'ingénierie le confirme. Tous nos tests au sol le confirment. Nos analyses le confirment. Et demain, l'équipage confiera sa vie à cette certitude.” — Amit Kshatriya via Bloomberg La NASA a également révélé des fuites sur des soupapes du module de service la veille du retour, précisant que cet équipement nécessiterait probablement une nouvelle conception pour les futures missions. Un cratère nommé Carroll : l'instant d'émotion de la missionAu-delà des enjeux techniques, la mission a été marquée par un moment personnel que le commandant Reid Wiseman a qualifié de point culminant émotionnel. Son coéquipier Jeremy Hansen a demandé au centre de contrôle de Houston de nommer un cratère lunaire en hommage à Carroll Wiseman, la défunte épouse du commandant, infirmière pédiatrique décédée d'un cancer en 2020. Hansen a décrit l'équipage d'Artemis II comme une « famille d'astronautes soudée » ayant « perdu un être cher » en la personne de Carroll. „Je pense que lorsque Jeremy a épelé le nom de Carroll... c'est là que j'ai été submergé par l'émotion et j'ai vu que Christina pleurait. Ce fut le moment fort de la mission pour moi.” — Reid Wiseman via Financial Times L'équipage a également été le premier à observer la face cachée de la Lune à l'œil nu, a assisté à une éclipse solaire de 53 minutes et a documenté des scènes lunaires inédites pour l'œil humain. Selon le New York Times, le voyage des astronautes a même conduit le président américain Donald Trump à demander s'il pouvait obtenir leurs autographes. La mission a bénéficié d'un large soutien de l'opinion publique mondiale, d'après les sondages rapportés par Reuters. Artemis II : un prélude à l'alunissage prévu cette décennieLa mission Artemis II a servi de répétition générale pour une tentative prévue plus tard au cours de cette décennie de déposer des astronautes sur la surface lunaire, une première depuis Apollo 17 en décembre 1972. L'objectif ultime du programme Artemis est d'établir une présence humaine durable sur la Lune afin de préparer l'exploration habitée de Mars. La mission s'est déroulée dans un contexte de tensions géopolitiques, notamment l'implication militaire américaine au Moyen-Orient, rappelant les parallèles historiques avec le programme Apollo durant la guerre froide. Pour de nombreux observateurs, cette mission a réaffirmé les capacités de la science et de la technologie dans un climat de méfiance envers les grandes institutions. Le lancement lui-même avait été reporté à plusieurs reprises — de février à mars, puis à avril — avant que l'équipage ne décolle finalement le 1er avril 2026. 53 (ans) — temps écoulé depuis la dernière mission lunaire habitée, Apollo 17 en 1972La dernière mission habitée sur la Lune, Apollo 17, a eu lieu en décembre 1972. La mission Apollo 13 en 1970, bien qu'elle n'ait pu se poser sur la Lune en raison d'une explosion à bord, a établi un record de distance humaine d'environ 400 000 kilomètres lors de sa trajectoire de retour d'urgence. Le premier vol du programme Artemis, Artemis I, a envoyé une capsule Orion non habitée autour de la Lune en 2022, révélant une dégradation inattendue du bouclier thermique. Artemis II est la première mission habitée du programme et la première à transporter des humains au-delà de l'orbite terrestre basse depuis 1972.Mission Artemis II — Événements clés: — ; — ; —

Mentioned People

  • Reid Wiseman — amerykański lotnik morski i astronauta NASA; dowódca misji przelotu wokół Księżyca Artemis II w 2026 roku
  • Victor Glover — amerykański oficer marynarki, pilot testowy i astronauta NASA; pilot misji Artemis II
  • Christina Koch — amerykańska inżynier i astronautka NASA; specjalistka misji Artemis II
  • Jeremy Hansen — pułkownik Królewskich Kanadyjskich Sił Powietrznych i astronauta CSA; specjalista misji Artemis II
  • Donald Trump — 47. prezydent Stanów Zjednoczonych

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