La mission Artemis II a décollé avec succès du centre spatial Kennedy le 1er avril 2026, marquant le retour d'un équipage humain vers l'orbite lunaire. À bord de la capsule Orion, quatre astronautes s'apprêtent à réaliser un survol historique prévu pour le 6 avril.

Lancement réussi d'Artemis II

La NASA a lancé avec succès la première mission habitée vers la Lune depuis 1972 avec un équipage international de quatre personnes.

Incident technique résolu

Une panne du système d'évacuation de l'urine a nécessité une intervention de l'astronaute Christina Koch dès le premier jour.

Contribution technologique européenne

Le module de service construit par Airbus en Allemagne assure la propulsion et la survie de l'équipage pendant le voyage.

La mission Artemis II, premier vol lunaire habité depuis plus de 50 ans, a été lancée le 1er avril 2026 à 18 h 35, heure locale, depuis le centre spatial John F. Kennedy à Cap Canaveral, en Floride. L'équipage, qui se dirige vers la Lune à bord de la capsule Orion, est composé du commandant Reid Wiseman, du pilote Victor Glover et des spécialistes de mission Christina Koch et Jeremy Hansen de l' Agence spatiale canadienne. M. Koch est la première femme, M. Glover le premier Afro-Américain et M. Hansen le premier Canadien à s'envoler vers l'orbite lunaire. La mission doit durer 10 jours, avec un survol de la Lune prévu le 6 avril 2026. La fusée Space Launch System a propulsé Orion en orbite. Après avoir vérifié les systèmes de bord, l'équipage a entamé la manœuvre d'injection trans-lunaire pour mettre le cap sur la Lune. Initialement prévu pour le 8 février, le lancement avait été reporté à deux reprises en raison de problèmes techniques avant que la date d'avril ne soit confirmée.

Un dysfonctionnement des sanitaires dès le premier jour La première journée de mission a été marquée par une complication imprévue lorsque la spécialiste de mission Christina Koch a signalé une défaillance du système de toilettes de la capsule Orion. Un ventilateur chargé d'évacuer l'urine s'est bloqué, rendant le dispositif d'élimination des déchets liquides inopérant, alors que la fonction pour les déchets solides continuait de fonctionner normalement. Les contrôleurs de vol à Houston ont guidé l'équipage pas à pas pour effectuer la réparation. Dans l'intervalle, un astronaute a utilisé un urinoir de secours dont le contenu a ensuite été éjecté dans l'espace. Les toilettes d'Orion sont conçues pour que chaque astronaute dispose d'un entonnoir individuel aspirant les fluides vers un réservoir ; le système est d'ailleurs assez bruyant pour nécessiter une protection auditive. Mme Koch a confirmé la résolution du problème par radio : „« Je suis heureuse d'annoncer que les toilettes sont de nouveau opérationnelles. »” — Christina Koch via rmf24.pl Cet incident a rappelé l'époque d'Apollo, où les astronautes ne disposaient pas de toilettes dédiées et utilisaient des sacs en plastique pour les déchets solides, l'urine étant également évacuée dans le vide spatial. Le programme Artemis est l'initiative de la NASA visant à ramener des humains sur la Lune pour la première fois depuis la mission Apollo 17 en 1972. La mission non habitée Artemis I s'est déroulée en novembre 2022, envoyant le vaisseau Orion en orbite lunaire. Artemis II constitue le premier vol habité du programme, servant de précurseur aux futurs débarquements. La NASA a révisé ses plans : l'alunissage devrait désormais avoir lieu lors de la mission Artemis IV, prévue pour 2028, et non lors d'Artemis III.

La technologie allemande au cœur de la mission La capsule Orion est propulsée par le Module de service européen, conçu par Airbus à Brême, en Allemagne. C'est la première fois qu'un vaisseau habité est envoyé dans l'espace lointain grâce à une unité de propulsion de fabrication européenne. Le module assure également la régulation thermique, l'alimentation électrique et le stockage des ressources pour les quatre membres d'équipage. Un petit satellite berlinois de la start-up Neurospace, nommé « Tacheles » et de la taille d'une boîte à chaussures, se trouve également à bord. Il sera placé en orbite lunaire pour collecter des données sur les radiations cosmiques et leur impact sur l'électronique pendant deux ans. Quatre détecteurs du Centre allemand pour l'aéronautique et l'astronautique sont installés dans la cabine pour mesurer les niveaux de radiation entre la Terre et la Lune, un risque majeur pour les missions de longue durée. Une antenne de 15 mètres située à Weilheim figure parmi les installations suivant la trajectoire d'Orion. „« L'Allemagne est aux avant-postes du retour de l'humanité sur la Lune. »” — Walther Pelzer via Deutsche Welle

Mission Artemis II — Événements clés: — ; — ; — ; — ; —

Des expériences biologiques et des outils du quotidien Parmi les expériences scientifiques embarquées figure le programme « astronaute sur puce », transportant des cellules d'organes humains — dont des échantillons prélevés sur les quatre membres d'équipage — sur un support de la taille d'une clé USB. Tomasz Zajkowski, astrobiologiste polonais à l'université AGH de Cracovie, a précisé sur TVN24 : „« Les cellules se trouvent dans des canaux minuscules où circulent des fluides nourriciers. Les capteurs de radiation sont répartis dans tout l'habitacle. C'est crucial car les astronautes ont quitté le bouclier magnétique terrestre pour affronter les radiations solaires intenses. »” — Tomasz Zajkowski via TVN24 La mission se distingue également par l'utilisation d'iPhones modernes à bord du vaisseau Orion CM-003 Integrity, rompant avec l'usage habituel d'équipements certifiés mais datés comme les anciens boîtiers Nikon ou les caméras GoPro. Les images de la NASA ont montré les astronautes manipulant ces téléphones en microgravité. Ces appareils pourraient capturer des clichés inédits de la face cachée de la Lune le 6 avril. Grzegorz Wrochna, directeur chez Creotech Instruments S.A. et ancien président de l'Agence spatiale polonaise, a souligné l'importance de l'événement sur TVN24 : „« Cinquante ans après, l'humanité retourne sur la Lune. Il ne s'agit plus seulement d'y poser un drapeau, mais de bâtir une base permanente pour étudier l'astre et préparer les futures missions vers Mars. »” — Grzegorz Wrochna via TVN24

Mentioned People

  • Reid Wiseman — Dowódca misji Artemis II zaplanowanej na 2026 rok
  • Victor Glover — Pilot misji Artemis II i astronauta NASA
  • Christina Koch — Specjalistka misji i astronautka NASA
  • Jeremy Hansen — Astronauta Kanadyjskiej Agencji Kosmicznej i specjalista misji
  • Tomasz Zajkowski — Astrobiolog i naukowiec z AGH w Krakowie
  • Grzegorz Wrochna — Polski fizyk i były prezes Polskiej Agencji Kosmicznej

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